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-------- Message original --------
Bonjour !
Nous avons bien reçu votre courrier de soutien à la LPO relatif à votre intervention auprès de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie à la suite de l'opération LPO "ortolan 2007" survenue dimanche 2 septembre 2007 et dans laquelle notre président et un caméraman de TF1 ont été molestés.
Nous avons immédiatement transmis votre message à notre président, Allain BOUGRAIN-DUBOURG qui nous charge de vous remercier vivement.
Sachez que notre combat pour une protection effective du bruant ortolan n’est pas nouveau. En 1992, la LPO se battait pour que cette espèce déjà en régression soit protégée par le droit français. A l’époque, le bruant ortolan n’’était pas une espèce chassable mais pas non plus protégé… ce "vide juridique" permettait au braconnage landais, au nom des traditions, de s'exercer en relative impunité, à l'aide de matoles destinées exclusivement à la capture des alouettes des champs, engin prohibé au regard du droit français pour capturer d'autres espèces. Il s’en suivait ainsi des jugements très laxistes ou complaisants devant les tribunaux et aucune volonté affichée de l’Etat de s’opposer à son braconnage.
Suite à l'intervention de la LPO et d'’autres ONG, le Conseil d'Etat a rendu le 10 juin 1994 un arrêt condamnant implicitement l'Etat français pour non inscription du Bruant ortolan sur la liste des oiseaux protégés. En mars 1999, la LPO obtenait enfin le classement du Bruant ortolan en tant qu’espèce protégée. Mais cela fut malheureusement insuffisant.
Particulièrement réputé en gastronomie du Sud-Ouest de par sa capacité d’engraissement, cet oiseau demeure aujourd’hui largement braconné malgré sa protection (les ventes "sous le manteau" ne sont pas étrangères à cette situation). Sa consommation reste "à la mode, branchée". Pour preuve, le documentaire intitulé "A table avec les politiques" qui doit passer le 29 septembre 2007 sur FR 3 et dans lequel A. Juppé, J. Lang, F. Mitterand et Maïté font l’éloge de ce mets singulier ….
Depuis 1999, le bruant ortolan fait toujours l’objet d’une tolérance de braconnage dans les Landes que la LPO s’'acharne à démontrer … Cette année, encore, comme en 2006, la LPO en a apporté les preuves en localisant un minimum de 10 sites de tenderies (dont 4 nouvelles + 6 de 2006 non retrouvées), totalisant au moins 130 matoles et 31 appelants ; et déposant plainte à maintes reprises en gendarmerie et auprès du Procureur de Dax… On estime le prélèvement, réalisé en toute illégalité, chaque année, entre 10.000 et 30 000 individus en moyenne.
Pourtant, cette espèce est sérieusement menacée… Son statut de conservation de est jugé défavorable et en déclin constant en Europe. Le bruant ortolan a été désigné "oiseau de l'année" en 1984 par les ornithologues européens et un premier symposium international lui a été consacré en 1992 à Vienne. Celui-ci a adopté une motion exigeant l’arrêt de son braconnage en France. Sur le territoire français, les effectifs nicheurs sont réduits et l’espèce a, entre 1960 et 1990, disparu de 17 départements et a fortement régressé dans 7 autres.
Les causes de déclin ne sont pas précisément connues, mais on pense qu’elles s’expliquent par :
C'est pourquoi la LPO continue de se mobiliser avec opiniâtreté pour la protection effective et intégrale de cette espèce menacée et apprécie votre soutien et vos encouragements dans son combat. Elle demande avec vous l'arrêt immédiat de ce braconnage et l'application de la stricte réglementation française et européenne.
Recevez, Chère Madame, nos salutations sincères.
Pour la LPO,
Nicolas GENDRE
PS : Pour en savoir un peu plus sur cette espèce (notamment photos) : http://www.oiseaux.net/oiseaux/passeriformes/bruant.ortolan.html Nicolas GENDRE LPO - Service Espaces Protégés - : LPO - Corderie Royale - BP 90263 - 17305 Rochefort cedex (: 05.46.82.12.34 & Fax : 05.46.82.12.50 - Email : nicolas.gendre@lpo.fr Site web LPO : www.lpo.fr
En direct ! L'actualité ornithologique et de la LPO 17 sur : http://charente-maritime.lpo.fr/ Transmettez-moi vos observations réalisées en Charente-Maritime.
Faîtes un don en faveur de l’outarde canepetière ! Cliquez sur http://monespace.lpo.fr/mylpo4_saisierapide_don.php Nous avons besoin de
vous. Contactez nous au 05.46.82.12.41
ou
dons@lpo.fr -----Message d'origine----- De : Odette [mailto:Terrienne01@free.fr] Envoyé : lundi 3 septembre 2007 15:06 À : ministere@ecologie.gouv.fr Objet : braconnage Madame, Monsieur, Je vous prie de bien vouloir noter mon indignation à la suite de l'agression de Mr Allain Bougrain-Dubourg (et d'un cameraman) par des braconniers. Certaines régions dans ce pays sont visiblement des zones de non-droit où toutes les exactions sont permises, avec la bénédiction (ou le laxisme) des autorités. C'est FORT REGRETTABLE. Avec mes salutations. Odette Chauve 60530 Morangles |
Dans un communiqué, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a indiqué qu'elle entendait dès aujourd'hui "renforcer les contrôles" et "faire respecter la réglementation en matière d'atteinte à une espèce protégée".
| Les petits hiboux apprennent à voler de leurs propres ailes Publié le mardi 21 août 2007 à 05H22 - LA PROVENCE |
| Ils sont récupérés et soignés au parc ornithologique de Pont-de-Gau en
Camargue Le tout premier vol du hibou petit duc! Après une remise en forme au centre de soins du parc ornithologique de Pont-de-Gau, le rapace peut enfin respirer l'air de la liberté. |
| C'est le grand jour. Blottis les uns contre les autres au fond de la
cage, ces trois hiboux petits ducs vont bientôt vivre une expérience inédite.
C'est que, dans quelques instants, ces jolis "piafs bonheur", comme les appelle
amoureusement Frédéric Lamouroux, ornithologue au parc de Pont-de-Gau, aux
Saintes- Maries, et qui ressemblent à s'y méprendre à des peluches aux yeux
bleu-vert et au pelage si doux, vont prendre leur tout premier envol.
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| Bichonnés depuis une vingtaine de jours au centre de soins, l'un desdeux
sites seulement habilité dans la région à s'occuper d'eux, ces petits rapaces à
peine plus gros que la paume d'une main peuvent désormais voler de leurs propres
ailes. "Ils sont tombés du nid et des particuliers nous les ont ramenés il y a
quelques jours, explique l'ornithologue. Au centre de soins, nous avons pris en quelque sorte le relais des parents, nous les avons soignés et nourris. Désormais, ils sont aptes à pouvoir retourner dans la nature et à être autonomes." Chaque année, entre 500 et 600 oiseaux, la plupart des rapaces, arrivent ici. 45% parviennent à survivre à leurs blessures. "Nous en avons déjà récupérés 470 depuis le 1er janvier , commente Frédéric Lamouroux. En général, des hiboux, des chouettes, des buses, des milans et des faucons. Avec un pic entre mai et juin. Certains sontblessés après s'être cognés contre une vitre, d'autres ont reçu un plomb ou ont été empoisonnés." |
| Au milieu du jardin aux oiseaux du parc ornithologique, le
professionnel libère de la cage, avec une délicatesse extrême, un premier oiseau. Dans la paume de sa main, le petit hibou lâche un sifflement aigu et, comme s'il trépignait d'impatience, ouvre ses grands yeux luisants, tout en tournant sa tête à droite et à gauche. Le grand moment est proche. Un, deux... et trois! Et voilà le rapace qui s'élance dans le ciel, avant de se poser sur la branche d'un tamaris. "Celui-là a l'air très vigoureux", estime Frédéric Lamouroux. Tout en sachant pertinemment que sa survie, dans le milieu naturel, n'est jamais garantie... Par Mathieu Girandola ( mgirandola@laprovence-presse.fr |
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| Le Progrès - Lyon Jura, 31 juillet 2007 Sale temps pour le grand tétras Baptiste Peyron |
| On savait le grand tétras menacé d'extinction dans les forêts haut
jurassiennes. Les comptages qui ont eu lieu sur le massif du Risoux du16 au 19
juillet donnent des raisons supplémentaires d'inquiétude Cinq coqs, cinq
poules et deux de sexe indéterminé, c'est peu Tous les deux ans, des battues sont organisées par la Fédération départementale des chasseurs du Jura, le service départemental de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) et le groupe Tétras Jura pour calculer les paramètresdémographiques des populations de grand tétras (aussi appelé coq de bruyère) et de gélinotte des bois. |
| Cette année, sept cents hectares de forêt ont été battus. Un minimum«
pour pouvoir faire des moyennes sur les taux de reproduction », explique
Anne-Sophie Hesler, chargée de mission au groupe Tétras Jura. L'idéal étant de
couvrir mille hectares de forêt.
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| Après quatre jours de battue, la dizaine de traqueurs quotidien a trouvé
cinq coqs, cinq poules de tétras et deux grands tétras de sexe indéterminé. «
D'habitude, on compte une dizaine de poules, c'est bizarre de ne pas en avoir vu plus », s'étonne Anne-Sophie Hesler. « Mais on ne pense pas que la moitié de la population ait été prédatée », précise-t-elle aussitôt. Cinq poules, c'est peu. Trop peu, car, « ce qui est préoccupant, c'est avant tout la reproduction », ajoute-t-elle. Certes, vingt-deux gélinottes, dont une accompagnée d'une nichée de six jeunes, ont été trouvées. Mais aucune nichée de tétras n'a été comptabilisée cette année. Un mauvais résultat dû en partie aux mauvaises conditions climatiques, qui ont un impact important sur la bonne croissance des poussins. |
| « Tout va contre le tétras » Malgré les arrêtés de biotopes (la mise en place de périmètres de protection garantis par le programme européen « Life »), la population de cet hôte prestigieux de la hêtraie sapinière se réduit à une peau de chagrin. La prédation (renard, sanglier, chien errant) ainsi que les pratiques touristiques (raquette, ski de fond, VTT) qui se sont développées dans les massifs forestiers jusque-là vierges de fréquentation ont perturbé l'équilibre naturel du grand tétras. |
| Pour Michel Cretin, représentant de l'AICA (Association intercommunale
de chasse agréée) pour le groupe Tétras Jura, la cause de ces résultats
médiocres est toute trouvée : la modification du biotope par les propriétaires
forestiers. « Il faut qu'ils exploitent, il faut que ça rapporte Il y a deux ans
on avait trouvé des nichées. Cette année, aucune. Tout va contre le tétras. » Baptiste Peyron |

| > Des oiseaux migrateurs se cherchent de nouvelles escales > > > > > Les pluviers argentés sont moins nombreux aujourd'hui à séjourner à la > Pointe-au-Père. > > > > > Le comportement des oiseaux migrateurs est devenu un indicateur majeur de > l'importance des changements climatiques. À la Pointe-au-Père, à quelques > kilomètres à l'est de Rimouski, le nombre de plusieurs espèces d'oiseaux de > rivages en transit vers le Grand Nord a chuté. > > > > Par exemple, des quelque 2000 pluviers argentés qui, d'Amérique du Sud, > venaient séjourner à cet endroit il y a trentaine d'années, il n'y en a plus > qu'une vingtaine à s'y poser avant de reprendre leur périple vers > l'Arctique, selon les observations de la banque de données sur l'état des > populations d'oiseaux du Québec ( EPOQ) créée par le Rimouskois Jacques > Larivée. > > Cette source renferme des dizaines, voire des centaines de milliers > d'observations sur les oiseaux consignées depuis 1955 par des amateurs et > des ornithologues sur tout le territoire québécois. > > « D'autres oiseaux de rivage comme le martinet ramoneur, l'engoulevent > d'Amérique ont maintenant de la difficulté à se nourrir en vol à cause des > plus longues périodes de mauvais temps et de gel au printemps. Les oiseaux > qui nichent en altitude ont aussi des problèmes avec des modifications de la > structure végétale des forêts », précise Yves Aubry, biologiste au Service > canadien de la faune. > > L'intervention directe de l'homme cause aussi des dégâts. Le bécasseau > maubèche - présent aux îles Mingan -, qui vient d'être désigné en danger de > disparition, est passé de 100 000 à 20 000 individus en 10 ans à la suite de > l'exploitation de la limule de mer sur les côtes américaines. > > Selon le Fonds mondial pour la nature (FMN), de nombreux habitats pourraient > se modifier 10 fois plus vite qu'ils ne l'ont fait depuis la dernière > période glaciaire, demandant ainsi aux espèces de s'adapter ou de changer > d'aire de répartition à un rythme plus rapide qu'elles ne l'ont jamais fait > par le passé afin de supporter les contrecoups du climat. > > Selon l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, le déplacement de > la limite des aires d'hivernage des oiseaux terrestres sont aussi à prévoir > ainsi que des changements dans l'aire de répartition, la distribution et le > succès de reproduction des oiseaux de mer. > > > > > > L'équipe de Cyberpresse vous suggère : > Des oiseaux tropicaux arrivent jusqu'au Canada > > http://www.cyberpresse.ca/article/20070725/CPSOLEIL/70724203/6108/CPENVIRONN |
| > Des oiseaux tropicaux arrivent jusqu'au Canada > > > Un oiseau tropical a été retrouvé épuisé récemment sur la côte atlantique > canadienne, un phénomène qui pourrait se reproduire plus fréquemment à la > faveur des changements climatiques, selon des spécialistes. > > > > L'oiseau, un phaéton à bec rougea été découvert devant sa porte la semaine > dernière par un habitant de Three Fathom Harbour, dans la province > atlantique canadienne de Nouvelle Ecosse, a indiqué Hope Swinimer, > responsable d'un refuge pour animaux sauvages. > > Le Phaéton aethereus, appelé Paille en queue aux Antilles en raison des deux > longues plumes rectrices de sa queue, est un oiseau marin au plumage blanc > et noir et au bec rouge corail. > > L'homme qui l'a trouvé l'a nettoyé et nourri avant de l'amener au refuge. > «Il a probablement été dérouté par une tempête ou même emporté depuis les > côtes d'Amérique centrale ou du Sud», a estimé Mme Swinimer. > > «Au cours des six ou sept dernières années, nous avons vu de plus en plus > d'oiseaux inhabituels arriver jusqu'à nos rivages, dont deux pélicans, la > plupart du temps après de grosses tempêtes», note-t-elle. > > «C'est peut-être dû à des changements dans le climat, mais en tout cas cela > se produit plus fréquemment», ajoute la responsable du refuge. > > De fait, les ornithologues amateurs de l'est du Canada ont signalé au cours > des dix dernières années une augmentation des apparitions d'oiseaux rares, > un phénomène lié, selon les climatologues, au plus grand nombre d'ouragans > et de tempêtes tropicales arrivant dans l'Atlantique Nord. > > «Au cours des 12 dernières années, nous avons eu des saisons de tempêtes > tropicales très actives dans l'Atlantique Nord», relève David Philips > climatologue au ministère de l'Environnement. > > «Les gens qui aiment observer les oiseaux sont probablement les seuls à > attendre avec impatience la saison des ouragans. Ils espèrent voir un oiseau > rare dans leur jardin ou sur leur balcon», ajoute le climatologue. > > Les tempêtes tropicales naissent normalement au large des côtes africaines > et remontent vers les Caraïbes et le golfe du Mexique, mais elles perdent > souvent de leur force en arrivant dans l'Atlantique Nord. > > En règle générale, neuf à dix tempêtes tropicales touchent l'Atlantique > Nord, mais en 2005, l'année de Katrina qui a ravagé La Nouvelle-Orléans, il > y en a eu 28. > > Selon M. Philips, le nombre de tempêtes arrivant jusqu'aux côtes canadiennes > a augmenté au cours des dernières années, de même que leur intensité. > > Les scientifiques continuent à débattre de la cause du phénomène, certains > l'attribuant au réchauffement climatique, d'autres le jugeant cyclique. > > «Le sentiment général est que lorsque le monde se réchauffe et que la > température de l'océan augmente, un plus grand nombre de ces tempêtes vont > se transformer en ouragans, durer plus longtemps et remonter plus loin au > Nord», souligne toutefois M. Philips. > > «Le débat est encore ouvert, mais nous savons que nous sommes dans une > période active (d'ouragans) qui pourrait durer encore 20 ans», conclut-il. > > Le refuge de Mme Swinimer a envoyé certains de ses pensionnaires dans un > centre de Floride (sud-est des États-Unis) à bord de vols commerciaux. Mais > le phaéton à bec rouge, comme de nombreux oiseaux tropicaux arrivant au > Canada, n'a pas survécu. > > > > > > L'équipe de Cyberpresse vous suggère : > Des oiseaux migrateurs se cherchent de nouvelles escales > > > http://www.cyberpresse.ca/article/20070726/CPENVIRONNEMENT/70725021/6108/CPE NVIRONNEMENT |