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Catégorie Les oiseaux: protegeons les oiseaux, leurs vies, leurs histoires

un lien indispensable!!!

valeryschollaert.com

Pie bavarde, portrait d'une élégante


 
 
je me permets de vous faire suivre ce message de "cousin pascal"
c'est l'occasion d'aller voir son site consacré aux pigeons des villes. http://cousin.pascal1.free.fr/
Il fait un travail formidable pour lutter contre les méthodes cruelles  d'éradication de ces oiseaux couramment utilisées dans toutes les villes de france
et inciter à l'implantation de pigeonniers (ils sont installés à Paris dans chaque arrondissement
il fait partie de l'association stéphane lamart  www.associationstephanelamart.com
dont je vous recommande également le site.Cette association a des inspecteurs un peu partout en France qui font des enquêtes pour les animaux maltraités..
 
 

« Peu de gens sont assez sages pour préférer le blâme qui leur est utile à la louange qui les trahit. »
La Rochefoucauld
 
 
 
Pie bavarde, portrait d’une élégante
 
 
Outre sa beauté, nous avons parlé le mois dernier de la remarquable intelligence de la pie. Ces facultés hors norme,
qu’elle partage avec les autres corvidés, lui ont vite permis de comprendre tout l’intérêt de résider en ville…
C’est ainsi que depuis les années 50 en général, et depuis la fin des années 70 à Paris en particulier,
les populations de pies citadines augmentent régulièrement. Plus 7% par an en moyenne ! Et que trouve notre bel
oiseau de si attirant en ville ?
 
D’abord, moins de corneilles, son ennemie héréditaire. Moins puissante, la pie subit la domination - et la prédation -
  du grand oiseau noir. La corneille préfère la campagne, elle s’est donc moins implantée que la pie en zone urbaine,
  même si elle ne déteste pas coloniser la ville. Au contraire, la pie adore la ville ! Plus c’est urbanisé, plus
  elle s’implante ! Plus de nourriture ensuite. On estime que 70% du régime alimentaire des pies citadines est
  d’origine humaine, déchets ou nourrissage ! Il n’en faut pas plus à la pie pour déménager en ville, en plus il y
  fait moins froid, et on y trouve quantité d’endroits pour faire des nids. Donc elle s’y reproduit plus facilement.
 
C’est ainsi qu’au fil des ans, on a vu des groupes de pies de plus en plus importants arriver dans les parcs et les
jardins. Et on s’est habitué à voir tournoyer les beaux oiseaux noirs et blancs, notamment au début de l’été, au
moment de l’apprentissage du vol par les jeunes pies… En plus, il existe une loi biologique. Plus la biodiversité
diminue, ce qui est le cas en ville, plus certaines espèces particulièrement adaptables et tolérantes à la proximité
de l’homme, deviennent abondantes. Surtout des corvidés d’ailleurs. Il en est donc des pies comme des pigeons…
 
D’un autre côté, il faut dire que la situation à la campagne est moins rose, pour ne pas dire carrément sinistre…
Rappelons que notre magnifique oiseau a subit à la campagne entre 1989 et 2001 un effondrement de 68% de ses effectifs…
La pie paie ici son inscription en bonne place sur la liste des oiseaux nuisibles. On estime à 2 225 000 couples
reproducteurs la population des pies en France. Pour la seule saison 99-2000, les statistiques officielles font état
de 180 000 pies piégées et  220 000 tirées… Et ce chiffre est largement sous-estimé puisque tous les oiseaux tués ne
sont pas déclarés, loin de là. Si l’on estime à 500 000 le nombre de pies réellement tuées, on voit que l’on dépasse
largement 10 % de la population détruite. Or à partir de 8 % de destruction, une population est vouée à décliner puis
disparaître…
 
En France, c’est donc le piégeage et la destruction systématique qui sont les causes de la disparition des pies à la
campagne. Le drame des animaux nuisibles est une notion ancienne, héritée des 18 ème et 19 ème siècle. A cette époque,
il était de bon ton de tout classer en catégories,en particulier les animaux, répartis en espèces « utiles » ou
« nuisibles » selon leur impact supposé, plus ou moins justement d’ailleurs, sur l’agriculture. C’est ainsi que nombre
 de mammifères et d’oiseaux héritèrent de cette véritable marque au fer… Puis cette notion fut récupérée par le monde
 la chasse qui l’adapta à ses priorités - tuer le maximum d’animaux – et se chargea de la perpétuer, au prétexte que
 ces animaux tuaient des canards, des perdrix, et des faisans. En 1988, le Ministère fixa définitivement par arrêté la
  liste des nuisibles - 12 mammifères et 6 oiseaux – et l’affaire fut pliée. Libre ensuite aux préfets des
  départements de déclencher à leur guise les exterminations…
 
En France, les piégeurs sont organisés en association, agréée en 2003 au titre de la protection de l’environnement par
 le Ministère de l’écologie… On compte des centaines de piégeurs par département, avec une formation et un diplôme.
 Ils ont leur magazine, qu’ils partagent avec les chasseurs de petits gibiers, preuve s’il en est qu’il s’agit plus
 pour eux d’une activité de loisir qu’autre chose… Sur plainte des particuliers, le préfet déclenche les hostilités et
  ordonne la destruction systématique, réponse disproportionnée au moindre écart du pauvre animal… Ce qui a pour effet
   de renforcer dans l’esprit du public l’idée que si on massacre ainsi une espèce, c’est qu’elle a dû se rendre
   coupable de crimes terribles…
 
Ces rappels étaient nécessaires pour expliquer la disparition de notre bel oiseau de la campagne. Pour exemple, on a
 tué pendant la saison 2006-2007 dans le seul département du Nord, 12 000 corneilles, 6000 corbeaux, et 10 000 pies…
 En plus, les méthodes de piégeage par cage-piège sélectionnent principalement les individus reproducteurs, les plus
 précieux pour l’espèce. Or la pie ne peut pas supporter plus de 8 % de taux de destruction. Il n’en faut pas plus
 pour expliquer aujourd’hui sa disparition des campagnes…
 
Tout cela ne fait que souligner l’archaïsme, pour ne pas dire plus, de la réglementation concernant les animaux
sauvages en France. La tragédie des animaux nuisibles n’est au fond qu’une situation héritée de temps anciens
et perpétuée par le monde de la chasse qui y voit le moyen de pouvoir continuer à tuer des animaux toute l’année en
toute impunité… Et le plus rageant dans cette histoire, c’est que ce massacre à grande échelle s’effectue sans aucune
justification biologique ni étude sérieuse quant au rôle et à l’impact réels de nos pauvres nuisibles sur les autres
espèces…
 
Qu’on en juge plutôt… Entre 2003 et 2005, le Museum a conduit une étude en Seine Saint Denis sur les deux plus grands
parcs urbains où les pies semblaient proliférer de façon particulièrement importante… On a estimé précisément les
populations des 57 principales espèces de passereaux, et des 6 principales d’oiseaux d’eau.
 Puis on a retiré toutes les pies grâce à des pièges, et on les a relâchées 200 kilomètres plus loin. Et on a enfin
 recompté tous les petits oiseaux. Et quels ont été les résultats ? Eh bien il n’y avait aucune différence significative
 entre les populations d’oiseaux - sauf peut-être sur le nombre de jeunes mésanges bleues à l’envol – entre avant et
 après le retrait des pies ! Ceci s’explique par le fait que les oiseaux adaptent leur comportement et mettent en place
 des mécanismes de compensation face à la prédation, à condition que celle-ci ne dépasse pas un certain seuil. Le
 verdict est sans appel : le piégeage est inutile pour la conservation de la nature.
 
L’exemple de la pie, massacrée de façon disproportionnée, et sans aucune justification biologique comme nous venons de
le voir, ne fait qu’illustrer la tragédie que vivent les animaux classés nuisibles en France, pour le seul plaisir
finalement d’un petit groupe de personnes. Chaque année les associations scientifiques demandent le retrait de
certaines espèces, et chaque année cela est refusé, comme en 2006 pour la martre, la belette, et le putois… Face à
cette situation, il est difficile d’être optimiste pour l’avenir de ces espèces… Encore la pie a-t-elle cette chance
d’avoir réussie à se rabattre sur les villes où elle retrouve une – relative – sérénité. Au fond, la pie est bonne
fille… Bien que nous ne le méritions pas, elle nous fait l’honneur, pas toujours désintéressé il est vrai, de vivre à
nos côtés et d’accepter notre voisinage… Pour nous citadins, c’est l’occasion d’observer à notre porte la vie
quotidienne d’un remarquable oiseau qui lutte courageusement pour sa survie
__._,_.___

Posté le 21/03/2008 | 23 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

a voir absolument!!!!



http://veo-voyages.org/zambie1.html

Posté le 23/11/2007 | 51 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Une buse élit domicile chez IKEA‏


 Message de la liste de diffusion Regard Naturaliste
> La Presse
> Actualités, 16 septembre 2007
> > Handfield, Catherine

> Le magasin IKEA de Montréal a eu une visite bien particulière la semaine
> dernière. Une buse à épaulettes a élu domicile dans l'immense entrepôt de
> meubles du boulevard Cavendish, dans l'arrondissement de Saint-Laurent.

> Samedi dernier, un employé a aperçu le grand rapace d'un mètre qui planait
> dans les hauteurs de l'entrepôt. "Au début, on croyait quec'était un
> faucon pèlerin", raconte la directrice du magasin, Danielle Plamondon,
> encore amusée par cette visite impromptue.

> Voyant que la bête ne semblait pas encline à retourner dans la nature, la
> direction a appelé la Société de la prévention de la cruauté envers les
> animaux, puis le fauconnier de l'aéroport Montréal-Trudeau. Le but : faire
> sortir l'animal sans le blesser. "On nous a dit qu'il n'y avait rien à
> faire, a expliqué Mme Plamondon. Il fallait lui donner le temps de
> ressortir."
> Les immenses portes de l'entrepôt sont donc restées ouvertes presque 24
> heures sur 24, le temps que la nouvelle "mascotte" trouve elle-même la
> sortie. Ce
> qu'elle a probablement fait jeudi puisqu'on ne l'a pas revue depuis.
> "On considère qu'il a quitté les lieux", dit la directrice du magasin.

> Aucun client ne s'est plaint de la présence de l'oiseau puisqu'il se
> cachait pendant la journée. Le rapace, pourtant diurne, ne sortait que
> soir et matin, au grand plaisir des employés, amusés.

> La buse à épaulettes se nourrit d'amphibiens, de reptiles, de rongeurs et
> d'insectes. Elle pourra prendre le chemin du Mexique sous peu, où elle
> hivernera comme ses congénères.
> Le Canada compte environ 12 000 individus, répartis entre le Québec,
> l'Ontario et le Nouveau-Brunswick.

> Sans être menacée, l'espèce est dans une situation considérée comme
> "préoccupante" depuis 1983, selon le Comité sur la situation des espèces
> en péril au Canada.


Pour envoyer un mail: regardnaturaliste@valeryschollaert.com
----------------------------------------
Visitez www.valeryschollaert.com !

Posté le 22/09/2007 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

suite ortolan braconneur, la position des assassins


 
----- Original Message -----
Sent: Wednesday, September 05, 2007 4:44 PM
Subject: suite ortolan braconneur, la position des assassins

et bien tiens, c'est pas eux, c'est pas de leur faute et ils sont pas coupables, comme d'hab
 
http://www.sudouest.com/030907/une.asp?Article=030907a26969.xml
TARTAS (40). -- Hier matin, une échauffourée a opposé Allain Bougrain-Dubourg et des membres de la Ligue de protection des oiseaux à des chasseurs à la matole

La guerre de l'ortolan
: Jean-François Renaut avec Guy Bop



Allain Bougrain-Dubourg. Le président de la Ligue de protection des oiseaux sort de la gendarmerie de Tartas, où il a déposé une plainte pour braconnage
PHOTO GUY BOP
« Cette médiatisation ne fait pas de bien aux Landais. » Jean-Jacques Lage, président de l'Association départementale de chasse à la matole, se serait bien passé de cette publicité qu'il estime mauvaise.
Hier matin, un groupe de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) emmené par son médiatique président Allain Bougrain-Dubourg s'est rendu chez un chasseur de Tartas, Michel Darricarrère, pratiquant la chasse à la matole. Une pratique que l'ancien animateur de télévision estime être du braconnage. Une échauffourée a éclaté entre les membres de la LPO accompagnés d'une équipe de TF1 et le propriétaire des lieux épaulé par quelques amis.


Un coup de bâton. Michel Darricarrère raconte. « Vers 7 h 30, j'ai vu que quelqu'un espionnait. D'ailleurs, depuis quelques jours, plusieurs chasseurs ont signalé des allées et venues inhabituelles. Le gars était accompagné de deux autres personnes, dont une qui prenait des photos. Quand j'ai vu ça, j'ai couru, mais ils ont quitté les lieux dans une voiture immatriculée 17 (1). Vers 9 heures, ils sont revenus. C'était tout un convoi, quatre ou cinq voitures et peut-être 12 ou 15 personnes. Avant qu'on réagisse, ils sont entrés dans la chasse. On a voulu les mettre dehors, mais ils ont refusé de partir. »
S'ensuit une « bousculade » agrémentée de quelques insultes bien senties. Un cameraman de TF1 reçoit un coup de bâton. « Bougrain-Dubourg a commencé à arracher les matoles. Il m'en a cassé huit et libéré des appelants. Je lui ai dit : 'Est-ce que je viens à Paris pour allumer le gaz chez toi ?' » L'échange dure environ vingt minutes. « Après, ils sont sortis de la propriété et ont attendu un moment avant de repartir. »
Direction la gendarmerie, où Allain Bougrain-Dubourg porte plainte pour braconnage. « J'espère que la plainte sera instruite avec plus de célérité que celle déposée l'an passé, ici même, le 7 septembre », déclare-t-il à sa sortie. « En effet, la garderie de l'Office national de la chasse n'a procédé aux constatations que le 27 septembre, quand tous les pièges étaient démontés. »
Michel Darricarrère suit un peu plus tard. Sa plainte fait état de violation de propriété privée et dégradation de biens.


Statut à clarifier. Pour le président de la LPO, « il existe une volonté manifeste des pouvoirs publics de ne pas faire respecter la loi qui a classé le bruant ortolan espèce protégée et donc non chassable. » Pour lui, « ce type de braconnage a fait diminuer la population d'ortolans de 30 % en dix ans. Il est temps d'y mettre fin. »
Les chasseurs landais, qui se doutaient de la venue de la LPO, avaient pour l'essentiel rangé les matoles. Quelques-uns pourtant, dont Michel Darricarrère, n'ont pas envie de se cacher. « Il n'en est pas question. Le jour où l'on me dira que cette chasse est interdite, j'arrêterai. Mais pas autrement. »
« Allain Bougrain-Dubourg vient se faire de la publicité avec des moyens qui me sortent par les yeux, peste Jean-Jacques Lage. Pénétrer sur une propriété privée, c'est faire de la provocation. » Le président de l'Association départementale estime qu'une clarification de la situation est nécessaire. « Il faut que sorte la fameuse étude ortolan qu'on attend depuis 2004. On aurait alors un statut clair, mais ce n'est sans doute pas ce que cherche M. Bougrain-Dubourg. »
(1) Le siège de la LPO se situe à Rochefort-sur-Mer, en Charente-Maritime.
 


'On ne vous demande pas d'aimer les Animaux,
mais foutez leur la paix !' REISER

Posté le 17/09/2007 | 97 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

gentille réponse de la LPO



-------- Message original --------
Sujet: RE: braconnage
Date: Mon, 17 Sep 2007 12:04:44 +0200
De: Nicolas Gendre <nicolas.gendre@lpo.fr>
Pour: <Terrienne01@free.fr>
Copie: 'Ligue pour la Protection des Oiseaux' <lpo@lpo.fr>
Références: <022601c7ee36$3a19ea10$3500a8c0@lpo.local>


Bonjour !

 

Nous avons bien reçu votre courrier de soutien à la LPO relatif à votre intervention auprès de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie à la suite de l'opération LPO "ortolan 2007" survenue dimanche 2 septembre 2007 et dans laquelle notre président et un caméraman de TF1 ont été molestés.

 

Nous avons immédiatement transmis votre message à notre président, Allain BOUGRAIN-DUBOURG qui nous charge de vous remercier vivement.

 

Sachez que notre combat pour une protection effective du bruant ortolan n’est pas nouveau. En 1992, la LPO se battait pour que cette espèce déjà en régression soit protégée par le droit français. A l’époque, le bruant ortolan n’’était pas une espèce chassable mais pas non plus protégé… ce "vide juridique" permettait au braconnage landais, au nom des traditions,  de s'exercer en relative impunité, à l'aide de matoles destinées exclusivement à la capture des alouettes des champs, engin prohibé au regard du droit français pour capturer d'autres espèces.  Il s’en suivait ainsi des jugements très laxistes ou complaisants devant les tribunaux et aucune volonté affichée de l’Etat  de s’opposer à son braconnage.

 

Suite à l'intervention de la LPO et d'’autres ONG, le Conseil d'Etat a rendu le 10 juin 1994 un arrêt condamnant implicitement l'Etat français pour non inscription du Bruant ortolan sur la liste des oiseaux protégés. En mars 1999, la LPO obtenait enfin le classement du Bruant ortolan en tant qu’espèce protégée.  Mais cela fut malheureusement insuffisant.

 

Particulièrement réputé en gastronomie du Sud-Ouest de par sa capacité d’engraissement, cet oiseau demeure aujourd’hui largement braconné malgré sa protection (les ventes "sous le manteau" ne sont pas étrangères à cette situation). Sa consommation reste "à la mode, branchée". Pour preuve, le documentaire intitulé "A table avec les politiques" qui doit passer le 29 septembre 2007 sur FR 3 et dans lequel A. Juppé, J. Lang, F. Mitterand et Maïté font l’éloge de ce mets singulier ….

 

Depuis 1999, le bruant ortolan fait toujours l’objet d’une tolérance de braconnage dans les Landes que la LPO s’'acharne à démontrer … Cette année, encore, comme en 2006, la LPO en a apporté les preuves en localisant un minimum de 10 sites de tenderies (dont 4 nouvelles + 6 de 2006 non retrouvées), totalisant au moins 130 matoles et 31 appelants ; et déposant plainte à maintes reprises en gendarmerie et auprès du Procureur de Dax… On estime le prélèvement, réalisé en toute illégalité, chaque année,  entre 10.000 et 30 000 individus en moyenne.

Pourtant, cette espèce est sérieusement menacée… Son statut de conservation de est jugé défavorable et en déclin constant en Europe. Le bruant ortolan a été désigné "oiseau de l'année" en 1984 par les ornithologues européens et un premier symposium international lui a été consacré en 1992 à Vienne. Celui-ci a adopté une motion exigeant l’arrêt de son braconnage en France. Sur le territoire français, les effectifs nicheurs sont réduits et l’espèce a, entre 1960 et 1990, disparu de 17 départements et a fortement régressé dans 7 autres.

 

Les causes de déclin ne sont pas précisément connues, mais on pense qu’elles s’expliquent par :

  • les changements dans les pratiques agricoles : intensification, remembrement et disparition des haies et du bocage, pesticides (facteur aggravant), abandon pur et simple de l'agriculture traditionnelle en zones défavorisées entraînant une fermeture du milieu… ;
  • les aléas climatiques (pluviosité en période de reproduction ou sécheresse au Sahel en période d'hivernage) ;
  • et surtout mauvaise condition d’hivernage sur les sites africains. Il va de soi que le braconnage, effectué dans le sud-ouest de la France, sur les haltes migratoires incontournables, compromet davantage l’avenir de cette espèce.

 

C'est pourquoi la LPO continue de se mobiliser avec opiniâtreté pour la protection effective et intégrale de cette espèce menacée et apprécie votre soutien et vos encouragements dans son combat. Elle demande avec vous l'arrêt immédiat de ce braconnage et l'application de la stricte réglementation française et européenne.

 

Recevez, Chère Madame, nos salutations sincères.

 

Pour la LPO,

 

Nicolas GENDRE

 

PS : Pour en savoir un peu plus sur cette espèce (notamment photos) : http://www.oiseaux.net/oiseaux/passeriformes/bruant.ortolan.html

 

Nicolas GENDRE

LPO - Service Espaces Protégés

- : LPO - Corderie Royale - BP 90263 - 17305 Rochefort cedex

(: 05.46.82.12.34 & Fax : 05.46.82.12.50 - Email : nicolas.gendre@lpo.fr

Site web LPO : www.lpo.fr

 

En direct ! L'actualité ornithologique et de la LPO 17 sur : http://charente-maritime.lpo.fr/

Transmettez-moi vos observations réalisées en Charente-Maritime.

 

Faîtes un don en faveur de l’outarde canepetière ! Cliquez sur http://monespace.lpo.fr/mylpo4_saisierapide_don.php

Nous avons besoin de vous. Contactez nous au 05.46.82.12.41 ou  dons@lpo.fr


-----Message d'origine-----
De : Odette [mailto:Terrienne01@free.fr] Envoyé : lundi 3 septembre 2007
15:06 À : ministere@ecologie.gouv.fr Objet : braconnage

Madame, Monsieur,
Je vous prie de bien vouloir noter mon indignation à la suite de l'agression de Mr Allain Bougrain-Dubourg (et d'un cameraman) par des braconniers.
Certaines régions dans ce pays sont visiblement des zones de non-droit où toutes les exactions sont permises, avec la bénédiction (ou le laxisme) des autorités.
C'est FORT REGRETTABLE.
Avec mes salutations.

Odette Chauve
60530  Morangles

Posté le 17/09/2007 | 46 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

photos + écotourisme Équateur

Bonjour à tous,

Les vacances sont finies… voilà la rentrée. Pour rêver encore un peu, j’ai mis en ligne mes plus récentes photos, prises en Équateur.
http://www.valeryschollaert.com/index.php?option=com_content&task=view&id=490&Itemid=142

En plus d'être riche en oiseau, c'est un des meilleurs pays pour l'éco-tourisme. J'ai été agréablement surprise de découvrir des lodges qui filtre de l'eau de pluie, utilise l'énergie solaire, cultive bio, propsoe de succulents plats végétariens ou végétaliens, trie les déchêts, font du compostage...

J'y retournerai!


Amicalement,

Posté le 10/09/2007 | 39 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

CVN info: appel de la LPO.

----- Original Message -----
From: Gérard CHAROLLOIS
To: Undisclosed-Recipient:;
Sent: Monday, September 03, 2007 9:36 PM
Subject: CVN info: appel de la LPO.

www.ecologie-radicale.org
 
Nous relayons volontiers cet appel de nos amis de la LPO.
-----message transféré
Merci de diffuser à vos contacts
natura.ng[at]gmail.com

************************
Rappel : actualité du 3 septembre 2007
http://afp.google.com/article/ALeqM5jwZdZCD2cHLEqxo2TUxT2WSOLR-Q

Dans un communiqué, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, a indiqué qu'elle entendait dès aujourd'hui "renforcer les contrôles" et "faire respecter la réglementation en matière d'atteinte à une espèce protégée".

C'est le moment de faire parvenir un aimable courriel en bonne et du forme au gouvernement et de soutenir la LPO

1. François Fillon (1er Ministre) :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

2. Jean-Louis BORLOO ( ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables) et Nathalie KOSCIUSKO MORIZET (secrétaire d’Etat à l’Ecologie) :
ministere@ecologie.gouv.fr

3. En copie cachée, la LPO :
lpo@lpo.fr

** Rappel 2006 :
Braconnage du bruant ortolan : la LPO accuse de complicité l'Etat et les autorités locales
http://www.protection-des-animaux.org/actualites/archives-616.html

Posté le 03/09/2007 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les-petits-hiboux-apprennent-a-voler-de-leurs-propres-ailes



    Les petits hiboux apprennent à voler de leurs propres ailes
Publié le mardi 21 août 2007 à 05H22 - LA PROVENCE

    Ils sont récupérés et soignés au parc ornithologique de Pont-de-Gau en Camargue

Le tout premier vol du hibou petit duc! Après une remise en forme au centre de soins du parc ornithologique de Pont-de-Gau, le rapace peut enfin respirer l'air de la liberté.

    C'est le grand jour. Blottis les uns contre les autres au fond de la cage, ces trois hiboux petits ducs vont bientôt vivre une expérience inédite. C'est que, dans quelques instants, ces jolis "piafs bonheur", comme les appelle amoureusement Frédéric Lamouroux, ornithologue au parc de Pont-de-Gau, aux Saintes- Maries, et qui ressemblent à s'y méprendre à des peluches aux yeux bleu-vert et au pelage si doux, vont prendre leur tout premier envol.

    Bichonnés depuis une vingtaine de jours au centre de soins, l'un desdeux sites seulement habilité dans la région à s'occuper d'eux, ces petits rapaces à peine plus gros que la paume d'une main peuvent désormais voler de leurs propres ailes. "Ils sont tombés du nid et des particuliers nous les ont ramenés il y a quelques jours, explique l'ornithologue.
Au centre de soins, nous avons pris en quelque sorte le relais des parents, nous les avons soignés et nourris. Désormais, ils sont aptes à pouvoir retourner dans la nature et à être autonomes."

Chaque année, entre 500 et 600 oiseaux, la plupart des rapaces, arrivent ici. 45% parviennent à survivre à leurs blessures. "Nous en avons déjà récupérés 470 depuis le 1er janvier , commente Frédéric Lamouroux. En général,
des hiboux, des chouettes, des buses, des milans et des faucons. Avec un pic entre mai et juin. Certains sontblessés après s'être cognés contre une vitre, d'autres ont reçu un plomb ou ont été empoisonnés."

    Au milieu du jardin aux oiseaux du parc ornithologique, le
professionnel libère de la cage, avec une délicatesse extrême, un premier oiseau. Dans la paume de sa main, le petit hibou lâche un sifflement aigu et, comme s'il trépignait d'impatience, ouvre ses grands yeux luisants, tout en tournant sa tête à
droite et à gauche. Le grand moment est proche.
Un, deux... et trois! Et voilà le rapace qui s'élance dans le ciel, avant de se poser sur la branche d'un tamaris. "Celui-là a l'air très vigoureux", estime Frédéric Lamouroux. Tout en sachant pertinemment que sa survie, dans le milieu naturel, n'est jamais garantie...
Par Mathieu Girandola ( mgirandola@laprovence-presse.fr

Posté le 24/08/2007 | 40 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les chouettes chevêches vont-elles perdre leur centre de soins ?

http://www.corif.net/site/envol/
Posté le 18/08/2007 | 31 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[SOS-planete] Une campagne pour sauver pres de 200 especes d'oiseaux en voie de disparition










Une campagne pour sauver près de 200 espèces d'oiseaux en voie de disparition 

Le 17 août 2007   Presse Canadienne

Un mouvement international de défense des animaux, Birdlife International, vient
de lancer une campagne destinée à sauver près de 200 espèces d'oiseaux du monde
entier en voie de disparition.

Birdlife International, dont le siège se trouve en Grande-Bretagne, a lancé
jeudi une souscription, invitant particuliers, entreprises et associations de
défense de l'environnement à donner de l'argent. Birdlife, un partenariat
d'organisations non gouvernementales du monde entier, espère recueillir quelque
28,5 millions d'euros d'ici cinq ans pour protéger l'habitat des espèces
concernées, soulignant la nécessité d'agir vite.

Vingt-et-une espèces d'oiseaux ont déjà disparu depuis le début des années 70,
principalement en raison du braconnage, de la destruction de leur habitat
naturel et de l'industrialisation, dont le poouli et la corneille de Hawaï ou
l'ara de spix.

Les premiers oiseaux à bénéficier du programme concernant au total 189 espèces
seront l'outarde du Bengale au Cambodge, le paruline de Belding au Mexique, le
francolin à Djibouti, le grisin du Restinga au Brésil. Leur habitat s'est
rétréci et il n'en existe plus que quelques centaines: ces espèces sont menacées
d'extinction à court terme si rien n'est fait.

Selon Mike Rands, directeur de Birdlife International, la campagne lancée jeudi
représente "un énorme défi, mais nous sommes déterminés dans nos efforts pour
sauver les oiseaux du monde entier". Parmi les espèces particulièrement menacées
figurent l'échasse noire, un oiseau de Nouvelle-Zélande ou encore le merle du
Teita, au Kenya.

D'autres comme le vautour royal sont encore répandus en Asie, où on en compte
encore quelques milliers. Mais leur population a diminué de façon dramatique,
plus de 80% en seulement trois décennies.

"Nous avons tous un impact négatif sur l'environnement, et nous avons tous un
peu de sang sur les mains quand une espèce s'éteint", affirme Stuart Butchart,
coordinateur du programme de sauvegarde. "Chacun peut jouer son rôle dans
l'atténuation de ces effets et la sauvegarde des espèces de l'extinction",
ajoute-t-il.

Les fonds collectés, selon Birdlife, serviront également à mettre sur pied des
programmes d'information sur l'environnement, définir des programmes de
protection, créer des zones protégées, recenser les populations d'oiseaux et les
menaces pesant eux.

"Il s'agit de recueillir des fonds et les répartir sur les gens et organisations
sur le terrain capables de faire la différence pour ces espèces en voie
d'extinction. C'est la première fois qu'une telle démarche est menée de façon
aussi globale et coordonnée", précise M. Butchart.

http://www.matin.qc.ca/articles/20070817062117/une_campagne_pour_sauver_pres_200_especes_doiseaux_voie_disparition.html

Le site en anglais : http://www.birdlife.org/


________________________________

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce
qu'on la massacre! Base vivante d'informations incroyables, souvent abominables,
mais VRAIES. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques
planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale,
érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et
humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques! Des
milliers d'articles indispensables.

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Posté le 17/08/2007 | 34 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Sale temps pour le grand tétras

Le Progrès - Lyon
Jura,  31 juillet 2007
Sale temps pour le grand tétras
Baptiste Peyron

    On savait le grand tétras menacé d'extinction dans les forêts haut jurassiennes. Les comptages qui ont eu lieu sur le massif du Risoux du16 au 19 juillet donnent des raisons supplémentaires d'inquiétude Cinq coqs, cinq
poules et deux de sexe indéterminé, c'est peu
Tous les deux ans, des battues sont organisées par la Fédération départementale des chasseurs du Jura, le service départemental de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) et le groupe Tétras Jura pour calculer les paramètresdémographiques des populations de grand tétras (aussi appelé coq de bruyère) et de gélinotte des bois.

    Cette année, sept cents hectares de forêt ont été battus. Un minimum« pour pouvoir faire des moyennes sur les taux de reproduction », explique Anne-Sophie Hesler, chargée de mission au groupe Tétras Jura. L'idéal étant de couvrir mille hectares de forêt.

    Après quatre jours de battue, la dizaine de traqueurs quotidien a trouvé cinq coqs, cinq poules de tétras et deux grands tétras de sexe indéterminé. « D'habitude,
on compte une dizaine de poules, c'est bizarre de ne pas en avoir vu plus », s'étonne Anne-Sophie Hesler. « Mais on ne pense pas que la moitié de la population ait été prédatée », précise-t-elle aussitôt.
Cinq poules, c'est peu. Trop peu, car, « ce qui
est préoccupant, c'est avant tout la reproduction », ajoute-t-elle.
Certes, vingt-deux gélinottes, dont une accompagnée d'une nichée de six jeunes, ont été trouvées. Mais aucune nichée de tétras n'a été comptabilisée cette année. Un mauvais résultat dû en partie aux mauvaises conditions climatiques, qui ont un impact important sur la bonne croissance des
poussins.

    « Tout va contre le tétras »
Malgré les arrêtés de biotopes (la mise en place de périmètres de protection garantis par le programme européen « Life »), la population de cet hôte prestigieux de la hêtraie sapinière se réduit à une peau de chagrin.
La prédation (renard, sanglier, chien errant) ainsi que les pratiques touristiques (raquette, ski de fond, VTT) qui se sont développées dans les massifs forestiers jusque-là vierges de fréquentation ont perturbé l'équilibre naturel du grand tétras.

    Pour Michel Cretin, représentant de l'AICA (Association intercommunale de chasse agréée) pour le groupe Tétras Jura, la cause de ces résultats médiocres est toute trouvée : la modification du biotope par les propriétaires forestiers. « Il faut qu'ils exploitent, il faut que ça rapporte Il y a deux ans on
avait trouvé des nichées. Cette année, aucune. Tout va contre le tétras. »
Baptiste Peyron


Posté le 14/08/2007 | 34 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Nouvelles photos du voyage de Zambie

Visitez le site de

valeryschollaert .com

Nouvelles Photos d'oiseaux, venues tout droit de Zambie a voir absolument!!

Posté le 06/08/2007 | 17 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

des oiseaux migrateurs se cherchent de nouvelles escales




    > Des oiseaux migrateurs se cherchent de nouvelles escales
>
>
>
>
> Les pluviers argentés sont moins nombreux aujourd'hui à séjourner à la
> Pointe-au-Père.
>
>
>
>
> Le comportement des oiseaux migrateurs est devenu un indicateur majeur de
> l'importance des changements climatiques. À la Pointe-au-Père, à quelques
> kilomètres à l'est de Rimouski, le nombre de plusieurs espèces d'oiseaux
de
> rivages en transit vers le Grand Nord a chuté.
>
>
>
> Par exemple, des quelque 2000 pluviers argentés qui, d'Amérique du Sud,
> venaient séjourner à cet endroit il y a trentaine d'années, il n'y en a
plus
> qu'une vingtaine à s'y poser avant de reprendre leur périple vers
> l'Arctique, selon les observations de la banque de données sur l'état des
> populations d'oiseaux du Québec ( EPOQ) créée par le Rimouskois Jacques
> Larivée.
>
> Cette source renferme des dizaines, voire des centaines de milliers
> d'observations sur les oiseaux consignées depuis 1955 par des amateurs et
> des ornithologues sur tout le territoire québécois.
>
> « D'autres oiseaux de rivage comme le martinet ramoneur, l'engoulevent
> d'Amérique ont maintenant de la difficulté à se nourrir en vol à cause des
> plus longues périodes de mauvais temps et de gel au printemps. Les oiseaux
> qui nichent en altitude ont aussi des problèmes avec des modifications de
la
> structure végétale des forêts », précise Yves Aubry, biologiste au Service
> canadien de la faune.
>
> L'intervention directe de l'homme cause aussi des dégâts. Le bécasseau
> maubèche - présent aux îles Mingan -, qui vient d'être désigné en danger
de
> disparition, est passé de 100 000 à 20 000 individus en 10 ans à la suite
de
> l'exploitation de la limule de mer sur les côtes américaines.
>
> Selon le Fonds mondial pour la nature (FMN), de nombreux habitats
pourraient
> se modifier 10 fois plus vite qu'ils ne l'ont fait depuis la dernière
> période glaciaire, demandant ainsi aux espèces de s'adapter ou de changer
> d'aire de répartition à un rythme plus rapide qu'elles ne l'ont jamais
fait
> par le passé afin de supporter les contrecoups du climat.
>
> Selon l'Agence canadienne d'évaluation environnementale, le déplacement de
> la limite des aires d'hivernage des oiseaux terrestres sont aussi à
prévoir
> ainsi que des changements dans l'aire de répartition, la distribution et
le
> succès de reproduction des oiseaux de mer.
>
>
>
>
>
> L'équipe de Cyberpresse vous suggère :
> Des oiseaux tropicaux arrivent jusqu'au Canada
>
>
http://www.cyberpresse.ca/article/20070725/CPSOLEIL/70724203/6108/CPENVIRONN

Posté le 28/07/2007 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

des oiseaux tropicaux arrivent jusqu'au Canada

    > Des oiseaux tropicaux arrivent jusqu'au Canada
>
>
> Un oiseau tropical a été retrouvé épuisé récemment sur la côte atlantique
> canadienne, un phénomène qui pourrait se reproduire plus fréquemment à la
> faveur des changements climatiques, selon des spécialistes.
>
>
>
> L'oiseau, un phaéton à bec rougea été découvert devant sa porte la semaine
> dernière par un habitant de Three Fathom Harbour, dans la province
> atlantique canadienne de Nouvelle Ecosse, a indiqué Hope Swinimer,
> responsable d'un refuge pour animaux sauvages.
>
> Le Phaéton aethereus, appelé Paille en queue aux Antilles en raison des
deux
> longues plumes rectrices de sa queue, est un oiseau marin au plumage blanc
> et noir et au bec rouge corail.
>
> L'homme qui l'a trouvé l'a nettoyé et nourri avant de l'amener au refuge.
> «Il a probablement été dérouté par une tempête ou même emporté depuis les
> côtes d'Amérique centrale ou du Sud», a estimé Mme Swinimer.
>
> «Au cours des six ou sept dernières années, nous avons vu de plus en plus
> d'oiseaux inhabituels arriver jusqu'à nos rivages, dont deux pélicans, la
> plupart du temps après de grosses tempêtes», note-t-elle.
>
> «C'est peut-être dû à des changements dans le climat, mais en tout cas
cela
> se produit plus fréquemment», ajoute la responsable du refuge.
>
> De fait, les ornithologues amateurs de l'est du Canada ont signalé au
cours
> des dix dernières années une augmentation des apparitions d'oiseaux rares,
> un phénomène lié, selon les climatologues, au plus grand nombre d'ouragans
> et de tempêtes tropicales arrivant dans l'Atlantique Nord.
>
> «Au cours des 12 dernières années, nous avons eu des saisons de tempêtes
> tropicales très actives dans l'Atlantique Nord», relève David Philips
> climatologue au ministère de l'Environnement.
>
> «Les gens qui aiment observer les oiseaux sont probablement les seuls à
> attendre avec impatience la saison des ouragans. Ils espèrent voir un
oiseau
> rare dans leur jardin ou sur leur balcon», ajoute le climatologue.
>
> Les tempêtes tropicales naissent normalement au large des côtes africaines
> et remontent vers les Caraïbes et le golfe du Mexique, mais elles perdent
> souvent de leur force en arrivant dans l'Atlantique Nord.
>
> En règle générale, neuf à dix tempêtes tropicales touchent l'Atlantique
> Nord, mais en 2005, l'année de Katrina qui a ravagé La Nouvelle-Orléans,
il
> y en a eu 28.
>
> Selon M. Philips, le nombre de tempêtes arrivant jusqu'aux côtes
canadiennes
> a augmenté au cours des dernières années, de même que leur intensité.
>
> Les scientifiques continuent à débattre de la cause du phénomène, certains
> l'attribuant au réchauffement climatique, d'autres le jugeant cyclique.
>
> «Le sentiment général est que lorsque le monde se réchauffe et que la
> température de l'océan augmente, un plus grand nombre de ces tempêtes vont
> se transformer en ouragans, durer plus longtemps et remonter plus loin au
> Nord», souligne toutefois M. Philips.
>
> «Le débat est encore ouvert, mais nous savons que nous sommes dans une
> période active (d'ouragans) qui pourrait durer encore 20 ans», conclut-il.
>
> Le refuge de Mme Swinimer a envoyé certains de ses pensionnaires dans un
> centre de Floride (sud-est des États-Unis) à bord de vols commerciaux.
Mais
> le phaéton à bec rouge, comme de nombreux oiseaux tropicaux arrivant au
> Canada, n'a pas survécu.
>
>
>
>
>
> L'équipe de Cyberpresse vous suggère :
> Des oiseaux migrateurs se cherchent de nouvelles escales
>
>
>
http://www.cyberpresse.ca/article/20070726/CPENVIRONNEMENT/70725021/6108/CPE
NVIRONNEMENT

Posté le 28/07/2007 | 19 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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