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Catégorie Alerte Nature Maroc Afrique: et au Maroc?toute l'Afrique

menaces sur les eaux d'une communauté villageoise

 
----- Original Message -----
From: Lahlou Mehdi
To: Alerte-nature-maroc@yahoogroupes.fr
Sent: Friday, September 14, 2007 6:19 PM
Subject: RE : [Alerte-nature-maroc] menaces sur les eaux d'une communauté villageoise


Cher ami,
Voici la pétition qu'ACMe-Maroc a fait circuler au mois de novembre 2006
Cela semble avoir donné un répit aux villageois, mais le ralliement de l'un des leurs (sous de multiples pressions et probablement des promesses d'avantages personnels) et aussi probablement l'espèce de vacance gouvernementale dans l'attente de la désignation d'un nouveau premier ministre à Rabat, ont permis à la société privée intéressée de reprendre quelque souffle, pour repartir de plus belle dans son projet de confiscation des eaux communautaires.
Il faut dire que depuis novembre 2006 une autre eau privée (donnée celle-là au groupe Chaabi), Aïn Soltan, est arrivée sur les marchés....avec 2 députés de la même famille, un SAP et un PPS
Amicalement
Mehdi Lahlou

esco esco <oujdaesco@yahoo.fr> a écrit :
Bonjour mon Ami,
 
Seul le courage de ces braves gens du Moyen Atlas, peut les sauver de cette multinationale, Le Premier Ministre Driss Jettou a vendu tout le Littoral Marocain aux multinationales au détriment de notre patrimoine naturel et du bien être du citoyen Marocain, comme il peut vendre l'Eau et le Sol, Il peut vendre même l'air s'il a la possibilité.
Ici en Oriental il a voulu vendre à FADESA, l'Oasis de Figuig ( l'Eau et le Sol) mais grace à la lucidité des citoyens, le projet a été annulé. Courage continuez votre lutte! 
Je n'ai pas trouvé le lien de votre pétition pour exprimer notre solidarité avec la lutte légitime de la population du village Ben S'mim, pouvez-vous nous communiquer ce lien?
 
Amicalement
S/ BENATA Mohamed

Lahlou Mehdi <me_lahlou@yahoo.fr> a écrit :
Chers amis,
Les habitants du village Ben S'mim au Moyen Atlas sont de nouveau menacés dans leurs eaux.
La société privée française qui a obtenu ''les droits'' du gouvernement marocain sur une partie des eaux de la source du village est de nouveau passée à l'action, avec tracks et matériels de construction, pour entamer le projet d'embouteillage
Cela a repris lundi 10 septembre, et depuis la population est assaillie par les autorités pour cesser son opposition au projet.
Merci de réagir par tout moyen que vous jegerez nécessaire pour lui venir en soutien, y compris en envoyant des courriers au Premier ministre à Rabat
Amicalement
Mehdi Lahlou
Président d'ACME-Maroc
 
Photos de la manifestation et pétition sur le blog d'ACME

Posté le 16/09/2007 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] Re : La destruction du patrimoine naturel Marocain au profit du béton continue Par Eleonore

Tout à fait d'accord...l'emploi c'est la carotte! Là ou j'habite il y a une usine polluante d'engrais chimique qui est couvée par tous les politiciens...un des échevins  y est Administrateur-Délégué, l'autre échevin est un médecin, lui non plus n'a aucune gêne de couver l'usine comme le bourgemestre et pourquoi?? Pour 300 emplois! Je me souviens d'une affiche sur laquelle on pouvait voir à l'avant plan une centrale nucléaire et devant des rangées de cercueils et devant des croque-mort qui se frottaient les mains en disant: "Le nucléaire crée des emplois!" Tous les politiciens ont ce discours à la bouche et au nom de l'emploi, on doit tout accepter et tout polluer. Et pourtant si on se mettait à guérir les plaies que nous avons infligées à la terre, il y en aurait des emplois et des emplois utiles!
----- Original Message -----
From: esco esco
To: Alerte-nature-maroc@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, September 13, 2007 7:32 PM
Subject: RE : [Alerte-nature-maroc] Re : La destruction du patrimoine naturel Marocain au profit du béton continue

Salam Mon ami,
 
Le comble de ce malheur, c'est que, nos jeunes (aussi naïfs que nous l'étions à leur age) croient à ce mensonge de création d'emploi, et se montrent prêts à vendre leurs ames et notre patrimoine naturel pour trouver un emploi non durable.
 Quand ils se réveilleront ils sera bien sûr trop tard vu que ces phénomènes sont irrevérssiblement destructibles.
 
Cordialement
S/ BENATA Mohamed

Posté le 15/09/2007 | 45 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] Les abeilles disparaissent, l'écosystème vacille

Les conséquences d’une éventuelle éradication des abeilles seraient bien plus graves qu’une simple pénurie de miel…

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=110936&titre=Les%20abeilles%20disparaissent,%20l
Développement durable Ressources naturelles Imprimer
Développement durable
Société \ Environnement \ Ressources naturelles


Les abeilles disparaissent, l’écosystème vacille



Illustration : Les abeilles disparaissent, l&#8217;écosystème vacille Développement durable

Développement durable
Sans abeilles pas de futur. C’est en substance ce que plusieurs associations d’apiculteurs clament haut et fort. D’autant plus fort que, depuis quelques années, une curieuse épidémie touche les butineuses, qui fuient la ruche sans laisser de traces. Les conséquences d’une éventuelle éradication des abeilles seraient bien plus graves qu’une simple pénurie de miel…

Tous racontent la même chose. Des ruches vides, pas même occupées par de nouveaux habitants. Mais surtout, l’absence de cadavres aux alentours du lieu du crime. Le phénomène a d’abord été observé aux Etats-Unis, puis en Europe, en particulier en Espagne, et plus récemment à Taïwan. « Les apiculteurs sont désemparés » avoue Yves Goïc, président du Centre national du développement apicole (CNDA). Ce qu’on appelle aujourd’hui “colony collapse disorder”, “syndrome d’effondrement des ruches” ou encore “phénomène Marie-Céleste”, c’est la disparition de millions d’abeilles de part le monde, qui fuient vraisemblablement leurs ruches pour aller mourir.
Ce mystère a permis de médiatiser un problème pourtant déjà ancien, celui de la mort massive des apidés. En France et en Allemagne, 30% des colonies sont décimées chaque année depuis 1995. Les abeilles sont en effet très sensibles, et la moindre modification de leur environnement est déjà un problème. Expliquer l’hécatombe des dernières années ne sera donc pas une mince affaire. Jean-Marc Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS, évoque plusieurs hypothèses : le changement climatique, le manque de nourriture, l’utilisation excessive et mal contrôlée des pesticides, et le développement de maladies nouvelles. « Je n’aime pas parler d’origine multifactorielle, explique-t-il, mais plusieurs causes peuvent interagir ». Une intoxication faible mais régulière aux pesticides peut provoquer, par exemple, un affaiblissement à long terme des butineuses, qui deviennent plus sensibles aux maladies. Pierre Zagatti, entomologiste à l’INRA, chargé de mission à l’Institut français de la biodiversité (IFB), explique également que l’amendement azoté, utilisé comme fertilisant, a entrainé une diminution des cultures de légumineuses, privant les insectes de nourriture en hiver.
Plus de miel, mais surtout plus de plantes
Quelle qu’en soient ses causes, aux dires de nombreux entomologues, le problème est plus concret qu’il n’y parait, et ses conséquences sérieuses. Les associations et syndicats d’apiculteurs pointent du doigt les firmes phytosanitaires, qui répondent en blâmant l’incompétence des éleveurs. « Quand un phénomène est aussi inquiétant que celui-ci, la communication se fait de manière passionnelle » admet Yves Goïc. D’autant plus que la filière mellifère est directement menacée. En France, l’industrie fait travailler 20000 personnes donc 2000 apiculteurs professionnels, mais on compte également 98000 éleveurs amateurs. « C’est réellement une situation alarmante pour l’apiculture, car l’abeille domestique est de loin la plus menacée de disparition » insiste Pierre Zagatti. Justifiée, donc, la colère des syndicats d’apiculteurs, mais pas seulement pour des raisons économiques.
Une abeille butine près de 700 fleurs par jour. Derrière ce chiffre impressionnant, se cache un travail crucial : la pollinisation. Il y a 120 millions d’années, les ancêtres des abeilles permettaient déjà aux fleurs mâles et femelles d’une même espèce de se féconder. Aujourd’hui, près de 80% des cultures agricoles ont besoin des insectes pour être pollinisées, et environ trois quart d’entre elles le sont par les abeilles.
 L’UNAF RÉCLAME L’ATTENTION DU GRENELLE


Dans une note à l’attention des groupes de travail du Grenelle de l’environnement, l’UNAF tire la sonnette d’alarme. Outre le classement de l’abeille comme espèce protégée, l’association réclame la mise en place de pénalités financières « en cas de destruction et d’intoxication de colonies d’abeilles ». Elle espère également la généralisation des jachères apicoles, c’est-à-dire des cultures de plantes mellifères en alternance avec des cultures agricoles classiques, ainsi qu’une diversification des ces plantes mellifères. Enfin, l’UNAF encourage l’interdiction de l’utilisation de désherbants chimiques dans les lieux où ils ne sont pas indispensables (routes et voies ferrées), et la plantation de haies le long des routes. La biodiversité fait partie des thèmes abordés au Grenelle ; reste à savoir si les abeilles sont prioritaires dans l’esprit des intervenants.



On estime que plus de 20000 plantes sauvages sont sauvegardées en Europe grâce à l’action des abeilles. Les butineuses permettent également aux pollens de différentes espèces de se rencontrer, assurant ainsi un rôle dans la diversification des plantes. Au-delà des conséquences économiques directes pour le secteur de l’apiculture, l’agriculture mondiale serait elle-même menacée à long terme.
Un cercle vicieux environnemental
« Si demain, les abeilles s’éteignent, on peut s’attendre à voir disparaitre 60% des fruits et légumes » estime Yves Goïc. Sans compter les plantes que nous ne consommons pas, et qui peuvent paraitre secondaires du point de vue économique. Sans elles, pourtant, c’est l’équilibre de la chaîne alimentaire qui vacille. Les abeilles elles-mêmes ont besoin d’une diversité de plantes, de façon à pouvoir butiner toute l’année. « Il y a de moins en moins de fleurs à nectar dans les jardins. Or ce sont ces fleurs qui sont butinées par les insectes » explique Pierre Zagatti. Il y a alors de moins en moins d’abeilles dans les jardins, et ainsi de suite. Le problème, hélas, ne se limite pas aux seules butineuses : tous les insectes sont menacés. « Le rôle des abeilles a été gonflé par le lobby des apiculteurs, ajoute-t-il. Mais elles ne représentent qu’une part des insectes pollinisateurs ». L’urgence concerne donc le miel, mais à moyen terme c’est l’agriculture mondiale qui est menacée, et avec elle la biodiversité.
L’un des espoirs réside dans la collaboration entre apiculteurs et agriculteurs, car « aujourd’hui, la recherche agronomique n’est pas prête à proposer des espèces qui n’ont pas besoin de pollinisateurs pour se reproduire », affirme Yves Goïc. Il s’agit également d’adapter les produits phytosanitaires et leur utilisation aux sensibilités des insectes. Pierre Zagatti met également en cause la politique apicole française des dernières années. « On a privilégié une certaine race de reines pour des raisons de productivités, au détriment de la biodiversité. A long terme c’est dangereux », explique-t-il. De son côté, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) demande que soit abordée au Grenelle de l’environnement la question de la protection des butineuses. Jean-Marc Bonmatin, lui, est plus confiant pour les insectes : « Les abeilles nous survivront. Mais nous, on va payer cher notre comportement trop laxiste avec la nature ».


Rouba Naaman
Mis en ligne le : 12/09/2007


Posté le 13/09/2007 | 37 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] Disparition des abeilles

Salam Aalaykoum,
 
Plusieurs hypothèses sont avancées ces derniers mois pour tenter d’expliquer la mystérieuse disparition de milliards d’abeilles, mais les scientifiques n'ont pas encore tranché...
 
http://www.humanite.fr/2007-09-10_Societe_Les-abeilles-victimes-d-un-virus
 
web de l'huma
 
Société - Article paru
le 10 septembre 2007
 

Les abeilles victimes d’un virus ?

Nature . Une variante du virus IAPV « pourrait être la cause potentielle » des phénomènes d’effondrement des colonies, selon des chercheurs.
Les recherches sur la ou les causes des phénomènes d’effondrement de colonies d’abeilles, qui touchent de nombreux pays à travers le monde, ont fait un nouveau pas, jeudi dernier, lors de la communication des premiers résultats d’une étude menée par Ian Lipkin, directeur du Centre pour l’infection et l’immunologie de l’Université Columbia (New York). Ces effondrements de colonies, qui ont affecté, selon les estimations des chercheurs, 23 % des apiculteurs avec des pertes moyennes de près de 45 % de leur cheptel lors de l’hiver 2006-2007, inquiètent les apiculteurs, les producteurs de fruits et légumes ainsi que les pouvoirs publics américains. Les abeilles domestiques assurent en effet la pollinisation de plus de 90 variétés de fruits et légumes dont les récoltes représentent une valeur de 15 milliards de dollars par an rien qu’aux États-Unis.
Selon les chercheurs, qui ont travaillé à partir de séquençages génétiques de micro-organismes peuplant les intestins d’abeilles prélevées dans l’ensemble des États-Unis, les disparitions massives d’abeilles d’élevage seraient liées à une variante du virus IAPV (Israeli Acute Paralysis Virus). Identifié en 2004 par Ilan Sela de l’université de Jérusalem, l’IAPV est en effet le seul virus présent dans quasi tous les échantillons provenant des ruches affectées analysés par les chercheurs américains.
« Notre prochaine étape est de déterminer si ce virus est la seule cause de ce phénomène de dépopulation massive des ruches », ou s’il agit parmi d’autres facteurs tels des microbes, des toxines, des insecticides ou une nutrition appauvrie par la sécheresse, a expliqué Ian Lipkin. Les scientifiques ont aussi qualifié de « très peu probables » plusieurs hypothèses avancées ces derniers mois pour tenter d’expliquer la mystérieuse disparition de milliards d’abeilles, en particulier celle qui évoquait une désorientation de ces insectes hyménoptères par les radiations émises par les téléphones cellulaires. En revanche, a souligné Diana Cox-Foster, entomologiste à l’Université de Pennsylvanie et principale auteure de l’étude, « certains insecticides chimiques paraissent affaiblir les abeilles, les rendant plus vulnérables à des virus ».
Cyrille Poy

Posté le 12/09/2007 | 49 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] Les abeilles victimes du syndrome de l'effondrement des colonies

http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve398
Biologie

Les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies

Publié le mardi 11 septembre 2007. 
Depuis ces dernières années, les populations mondiales d’abeilles domestiques (Apis mellifera) sont en déclin. Ces importants épisodes de disparition, encore mal expliqués, ont été baptisés « syndrome d’effondrement des colonies ». La mortalité hivernale a connu un pic important au cours des deux dernières années, touchant 30 à 50 % des colonies aux Etats-Unis, contre 5 à 10% en situation normale. Une crise également vécue par les apiculteurs français, même si le pourcentage de colonies touchées est redescendue à 8-10% l’hiver dernier, selon le CNDA (Centre national du développement apicole).
Plus de 80% des espèces végétales mondiales et les trois quart des plantes cultivées par l’homme dépendent des insectes pollinisateurs. Ces derniers, principalement des abeilles et des bourdons (Hyménoptères Apoïdes), transportent le pollen produit par les étamines jusqu’aux stigmates des fleurs, assurant ainsi la reproduction sexuée des plantes entomophiles. En échange de ce service, l’insecte y gagne du nectar, du pollen - ou se fait parfois leurrer par la plante ! En tout, il existe plus de 20.000 espèces d’abeilles dans le monde, dont 1000 espèces présentes en France.
Ce syndrome d’effondrement des colonies, qui touche aussi bien les espèces domestiques ou sauvages [1], pose de sérieuses questions quant à son impact sur l’agriculture. En effet, si les 25% de cultures ne dépendant pas de la pollinisation entomophile concernent les céréales, la plupart des cultures maraîchères concernées fournissent 35% de la production mondiale de nourriture [2].
Parmi les causes supposées de déclin des abeilles, différentes hypothèses ont été avancées. Certaines paraissent plus plausibles que d’autres. Voici la liste des principaux facteurs avancés et leur discussion :
- Il se pourrait qu’un élément chimique entraîne un affaiblissement des abeilles. Parmi les insecticides chimiques employés, le Régent et le Gaucho, récemment interdis, ont été pointés du doigt. Il reste cependant difficile de relier cette interdiction avec le répit de l’hiver dernier.
- Les OGM, et plus particulièrement le maïs Bt, ont été mis en accusation par différents organismes écologiques. Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle de preuve expérimentale (en laboratoire comme sur le terrain) montrant une éventuelle dangerosité pour les abeilles [3].
- Différents parasites peuvent s’attaquer aux abeilles. L’acarien Varroa destructor affaiblit les abeilles, les rendant plus sensibles à des maladies [4].
- Parmi ces agents pathogènes, l’Israeli Acute Paralysis Virus a été fortement relié aux phénomènes d’effondrement des colonies en Australie [5]. Le système immunitaire de l’abeille, affaibli par des facteurs secondaires, pourrait être plus sensible à ces infections, selon les auteurs de cette étude.
Il semblerait que ce déclin soit multifactoriel. Le Varroa destructor, mis en avant, mais également les pesticides ou l’alimentation affaibliraient l’insecte, la rendant plus sensible à des maladies opportunistes ou à d’autres facteurs.
En 1996, la FAO lançait un cri d’alarme en faveur de la sauvegarde de ce précieux auxiliaire. L’Europe y répondait en 2004, avec le programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with tested methods) mis en place pour 5 ans. A l’arrivée, espérons-le, des éléments de réponse émergeront afin de lutter contre ce déclin.
[1] Biesmeijer J.C. et al. (2006). Parallel Declines in Pollinators and Insect-Pollinated Plants in Britain and the Netherlands. Science 313(5785) : pp. 351 - 354 En ligne
[2] Futura-Sciences (2007). Interview de Bernard Vaissière. En ligne
[3] GMO Safety (2007). Bee death : In search of the cause En ligne
[4] Sanford M.T., Denmark H.A. and Cutts L. (mise à jour 2007) Page web "varroa mite" En ligne
[5] Cox-Foster D. L. et al. (6 Septembre 2007). A Metagenomic Survey of Microbes in Honey Bee Colony Collapse Disorder. Science En ligne

Posté le 11/09/2007 | 46 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] Les abeilles victimes du syndrome de l'effondrement des colonies

http://www.spectrosciences.com/spip.php?breve398
Biologie

Les abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies

Publié le mardi 11 septembre 2007. 
Depuis ces dernières années, les populations mondiales d’abeilles domestiques (Apis mellifera) sont en déclin. Ces importants épisodes de disparition, encore mal expliqués, ont été baptisés « syndrome d’effondrement des colonies ». La mortalité hivernale a connu un pic important au cours des deux dernières années, touchant 30 à 50 % des colonies aux Etats-Unis, contre 5 à 10% en situation normale. Une crise également vécue par les apiculteurs français, même si le pourcentage de colonies touchées est redescendue à 8-10% l’hiver dernier, selon le CNDA (Centre national du développement apicole).
Plus de 80% des espèces végétales mondiales et les trois quart des plantes cultivées par l’homme dépendent des insectes pollinisateurs. Ces derniers, principalement des abeilles et des bourdons (Hyménoptères Apoïdes), transportent le pollen produit par les étamines jusqu’aux stigmates des fleurs, assurant ainsi la reproduction sexuée des plantes entomophiles. En échange de ce service, l’insecte y gagne du nectar, du pollen - ou se fait parfois leurrer par la plante ! En tout, il existe plus de 20.000 espèces d’abeilles dans le monde, dont 1000 espèces présentes en France.
Ce syndrome d’effondrement des colonies, qui touche aussi bien les espèces domestiques ou sauvages [1], pose de sérieuses questions quant à son impact sur l’agriculture. En effet, si les 25% de cultures ne dépendant pas de la pollinisation entomophile concernent les céréales, la plupart des cultures maraîchères concernées fournissent 35% de la production mondiale de nourriture [2].
Parmi les causes supposées de déclin des abeilles, différentes hypothèses ont été avancées. Certaines paraissent plus plausibles que d’autres. Voici la liste des principaux facteurs avancés et leur discussion :
- Il se pourrait qu’un élément chimique entraîne un affaiblissement des abeilles. Parmi les insecticides chimiques employés, le Régent et le Gaucho, récemment interdis, ont été pointés du doigt. Il reste cependant difficile de relier cette interdiction avec le répit de l’hiver dernier.
- Les OGM, et plus particulièrement le maïs Bt, ont été mis en accusation par différents organismes écologiques. Cependant, il n’existe pas à l’heure actuelle de preuve expérimentale (en laboratoire comme sur le terrain) montrant une éventuelle dangerosité pour les abeilles [3].
- Différents parasites peuvent s’attaquer aux abeilles. L’acarien Varroa destructor affaiblit les abeilles, les rendant plus sensibles à des maladies [4].
- Parmi ces agents pathogènes, l’Israeli Acute Paralysis Virus a été fortement relié aux phénomènes d’effondrement des colonies en Australie [5]. Le système immunitaire de l’abeille, affaibli par des facteurs secondaires, pourrait être plus sensible à ces infections, selon les auteurs de cette étude.
Il semblerait que ce déclin soit multifactoriel. Le Varroa destructor, mis en avant, mais également les pesticides ou l’alimentation affaibliraient l’insecte, la rendant plus sensible à des maladies opportunistes ou à d’autres facteurs.
En 1996, la FAO lançait un cri d’alarme en faveur de la sauvegarde de ce précieux auxiliaire. L’Europe y répondait en 2004, avec le programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with tested methods) mis en place pour 5 ans. A l’arrivée, espérons-le, des éléments de réponse émergeront afin de lutter contre ce déclin.
[1] Biesmeijer J.C. et al. (2006). Parallel Declines in Pollinators and Insect-Pollinated Plants in Britain and the Netherlands. Science 313(5785) : pp. 351 - 354 En ligne
[2] Futura-Sciences (2007). Interview de Bernard Vaissière. En ligne
[3] GMO Safety (2007). Bee death : In search of the cause En ligne
[4] Sanford M.T., Denmark H.A. and Cutts L. (mise à jour 2007) Page web "varroa mite" En ligne
[5] Cox-Foster D. L. et al. (6 Septembre 2007). A Metagenomic Survey of Microbes in Honey Bee Colony Collapse Disorder. Science En ligne

Posté le 11/09/2007 | 34 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] La France aurait-elle un sursaut de bon sens? Espérons !

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je voudrais bien adhérer aux propos de Mr le Ministre d'Etat Mr Jean-Louis Borloo, mais quand il déclare que le Maroc figure parmi les pays africains amis de l'Environnement, Je ne suis pas d'accord du tout. Nous nous sommes opposés à la proposition de Mr le Président Chirac qui avait proposé la tenue de la première réunion de l'ONUE à MARRAKECH, car il avait cautionné un Gouvernement non respectueux des conventions internationales et des accords signés dans le Domaine du respect et de la préservation de l'Environnement.
Non Monsieur le Ministre, par les actions de vos Gouvernements successifs vous encourager les Gouvernements des pays du Tiers Monde comme notre Gouvernement à ne pas respecter l'Environnement et les ressources naturelles de notre pays.
Mon pays le Maroc, encouragé par les pays développés comme le votre et certaines instances internationales, a épuisé ses ressources minières et il est entrain d'épuiser, et de la même manière, notre Littoral.
Mon pays le Maroc est entrain de devenir la poubelle de l'Europe et des pays industrialisés pour bruler vos déchets de pneumatiques et qui sait peut être un jour, si ce n'est pas le cas, pour enfuir vos déchets radioactifs comme en Mauritanie.
Monsieur le Ministre, mes amis écologistes Marocains ont édité un communiqué de presse (ci-dessous) depuis le mois de Mai 2007, aidez nous à mieux sensibiliser notre Gouvernement pour œuvrer dans le sens écologique à mieux sauvegarder notre patrimoine naturel, celui des générations futures.
 
S/ BENATA Mohamed
PJ: Communiqué N°1 des écologistes Marocains de l'Ecolo Plateforme du Maroc du Nord
 
 
Communiqués de presse N°1
 
 
         A l'occasion du Premier Mai, les associations de protection de l'environnement dans le Maroc du Nord groupées autour de Écolo Plateforme Maroc du Nord communiquent à l'opinion publique nationale et internationale le Communiqué N° 1 suivant :

Nous, associations environnementalistes du Nord du Maroc:

Association Homme et Environnement (AHE), Berkane,
Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO), Oujda, Association Amis de l’Environnement (AAE), Oujda, Association AZIR, Al Hoceima, Association Thissaghnasse pour la Culture et le Développement (ASTICUDE), Nador, Association Mobadara pour le Developpement Durable et le Tourisme, Zaïo, exigeons que les engagements du gouvernement du Maroc vis-à-vis de la communauté internationale soient réellement considérés et surtout respectés. Il s’agit notamment des conventions, protocoles et accords suivants :
§           Convention Africaine sur la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles (Convention d'Alger, 1968), adhésion en 1977
§           Convention relative aux zones humides d'importance internationale (Ramsar, 1971), ratification le 20 juin 1980. Plusieurs zones humides ont été récemment désignées dont l'Embouchure de la Moulouya, le Cap des Trois Fourches et la Lagune de Nador, Sebkha Bou Areg ("Mar Chica")
§           Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (World Heritage Convention, Paris 1972), ratification le 28 octobre 1975
§           Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, CITES (Washington, 1973), ratification en 1975
§           Convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution (convention de Barcelone, 1976), ratification en 1980
§           Protocole relatif aux aires spécialement protégées de la Méditerranée (de la convention de Barcelone, Genève, 1982), ratification en 1982
§           Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) (Bonn, 1979) signature en 1983
§           Convention sur la lutte contre la désertification et la sécheresse en 1994
§           Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (New York, 1992), signature en juin 1992 et ratification en décembre 1995
§           Convention sur la diversité biologique (Rio, 1992), signature en juin 1992, ratification le 21 août 1995


Nous dénonçons :
o          Les graves atteintes portées à l'égard de nos patrimoines écologiques et paysagers au nom du développement économique et de la promotion touristique mais au détriment du développement durable ;
o          L'attitude et la pression exercées par les lobbies financiers (promoteurs immobiliers, spéculateurs du foncier,......) envers les représentants de l'Etat et les élus locaux dans le but de s'approprier de tous les terrains domaniaux y compris dans les zones sensibles d'intérêt mondial. L'aire protégée de la Moulouya (Saïdia) en est l'exemple frappant. Cette action ne peut être que désastreuse à la fois sur notre patrimoine écologique combien sensible et notre population locale combien pauvre et démunie.
o          Le silence inhérent des Département de l'Environnement et des Eaux et Forêts qui ne sont, semble t il, pas en mesure d'accomplir consciencieusement la mission qui leur est assignée et qui consiste à la protection de l'environnement et à la sauvegarde des ressources naturelles. Ces organismes étatiques ne font qu'entretenir l'illusion d'une protection superficielle qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir "d'alibi" aux politiques entravant l'application des droits de l'environnement et du littoral ;
o          Nous rendons responsables le gouvernement marocain de toutes les conséquences que leur politique irrationnelle du développement puisse avoir sur les écosystèmes et sur les conditions de survie des générations à venir,
o          Exigeons l'arrêt immédiat de la réalisation des trois terrains de golf à Saidia qui auront des impacts catastrophiques sur les apports d'eau
o          Demandons au premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements climatiques survenus à Georgia aux USA et en Indonésie,
o          Appelons les partis politiques et le tissu associatif à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires afin de préserver notre patrimoine écologique et barrer le chemin aux profits élitistes et personnels
o          Demandons au gouvernement marocain le respect des textes nationaux et internationaux ratifiés par le Maroc et l'arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions d une élite qui cherche que l'intérêt personnel,
o          Appelons le parlement marocain par ces deux chambres à stopper toutes mesures et projets destinés à détruire notre environnement et exposer la population à la pauvreté perpétuelle.
 
 


Jean Delacre <jean.delacre@skynet.be> a écrit :
Actualité | Le Figaro Magazine
Jean-Louis Borloo : "Pour sauver la planète il faut agir, et vite !"

PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDIE BARAN.

Publié le 07 septembre 2007
Actualisé le 08 septembre 2007 : 18h42

Silencieux depuis sa nomination, discret, refusant les effets
d'annonce le ministre d'Etat révèle au «Figaro Magazine» ses projets
concrets pour faire de la France une nation «écoresponsable». Et
plaide pour la création d'une «gouvernance écologique mondiale». Son
credo : «L'économie jetable doit devenir l'économie durable.»
Le Figaro Magazine - Un nouveau ministère, et donc un nouveau défi, à
l'échelle de la planète. Quel premier bilan faites-vous de l'état du
monde ?
Jean-Louis Borloo - La situation est grave. Tout se dégrade. Nous
dilapidons le capital de la planète, quel que soit l'angle sous
lequel on envisage le problème. Certaines choses sont peut-être déjà
irréversibles, mais nous pouvons encore inverser la tendance. La mer
d'Aral, les glaciers, la calotte glacière sont véritablement en
danger. Malheureusement ! Aujourd'hui, notre croissance dépend
essentiellement de notre capacité à nous inscrire dans le
développement durable. L'économie jetable doit devenir l'économie
durable ! C'est une manne pour la croissance mondiale, mais aussi
pour les entreprises françaises. C'est avant tout une question de
meilleure qualité de vie pour tous. Une chance aussi de laisser à nos
enfants et petits-enfants une planète en bon état. S'attaquer aux
problèmes environnementaux ne relève surtout pas d'un effet de mode.
Il est grand temps d'agir. Et d'agir vite ! Il faut changer
radicalement la donne. C'est possible grâce à tous les efforts
accomplis. Nous ne partons pas de zéro. Au contraire, la conscience
de chacun, les milliers d'associations, mes prédécesseurs, la chaîne
connue et inconnue de ceux qui se mobilisent oeuvrent depuis
longtemps dans ce sens. En créant un ministère unique au monde, le
président de la République a voulu que la France donne l'exemple et
aille de l'avant. En réunissant autour de la table des représentants
de la société civile, des syndicats, des entreprises, des ONG
écologistes, des collectivités et de l'Etat, elle innove aussi. Le
Grenelle de l'environnement est une première. Je dois rendre hommage
à l'engagement et à la qualité du difficile travail auquel tous ont
accepté de s'atteler malgré des positions parfois contradictoires,
voire conflictuelles.
Justement, comment allez-vous vous y prendre ? Une stratégie est-elle
déjà mise au point ?Une grande politique est l'addition de petites
choses. C'est à la fois une vision et une volonté. D'abord, je vais
au devant des figures emblématiques de l'écologie et de
l'environnement. J'ai déjà rencontré Al Gore et Nicholas Stern,
auteur d'un rapport de référence pour le gouvernement britannique sur
l'impact économique du réchauffement climatique qui travaille
désormais avec nous. Il est, en effet, coprésident d'un groupe de
travail du Grenelle Environnement. Je suis en contact avec Barbara
Boxer, présidente de la Commission environnement du Sénat américain,
proche d'Hillary Clinton. Sans oublier bien sur Pachauri,
interlocuteur de choix et président du Groupement international des
experts sur le changement climatique. J'ai aussi rencontré tous mes
homologues européens, les Sud-africains, les Chinois, les Japonais,
les Africains et de nombreux scientifiques qui travaillent sur le
climat et la biodiversité. Quinze ans après la prise de conscience
mondiale du sommet de Rio, nous sommes tous d'accord pour dire que
l'environnement et la sauvegarde de la planète sont devenus une
affaire d'Etat. A la France de soumettre sa proposition...
En quoi consisterait précisément cette proposition française ?
En septembre 2003 et lors de la Conférence de Paris en février 2007,
la France a proposé aux Nations unies de créer une «Organisation des
Nations unies pour l'environnement (Onue)». Initiée par Jacques
Chirac, j'en suis aujourd'hui le défenseur. Cinquante-deux Etats se
sont déjà déclarés les amis de l'Onue et soutiennent favorablement le
projet. C'est très important. Car actuellement, l'action
internationale en cette matière manque de cohérence. Elle est un
ensemble disparate de moyens financiers ; les énergies sont
déstructurées, trop éloignées des enjeux de la planète. Je veux
transformer ces organisations totalement éclatées en une gouvernance
écologique mondiale. L'Onue viendrait coordonner et renforcer les
différents programmes des Nations unies pour l'environnement (PNUE)
et serait une sorte d'OMC de l'environnement. Aujourd'hui, toute
l'Union européenne est soudée. Se sont mobilisés l'Afrique
francophone, le Mexique, le Maroc, le Cambodge, jusqu'aux Seychelles
et à l'île Maurice. Une seule gouvernance dotée d'un président
médiatique susceptible de porter un message politique donnerait une
formidable impulsion à un défi majeur : sauver la planète !
La France semble donc vouloir prendre un certain nombre d'initiatives...
Absolument. La France prendra officiellement la présidence de l'Union
européenne en juillet 2008. Nous serons alors dans une position
idéale pour défendre nos projets et notre Onue lors de l'après-Kyoto,
qui se jouera en décembre de la même année, à Poznan. Avant cela,
j'accompagnerai le président Nicolas Sarkozy à la conférence des
Nations unies le 24 septembre à New York. Je serai au sommet sur le
climat à Bali, où les négociations sur la réduction des gaz à effet
de serre porteront aussi sur l'après 2012.
En dehors de cette activité internationale, vous travaillez, au plan
national, sur le Grenelle de l'environnement. Où en sont vos travaux ?
Réunir autour de la table une véritable machine de guerre,
reconnaissez que cela ne manque pas d'allure ! Personne n'est allé
aussi loin. Le pacte écologique des principales associations
environnementales autour de Nicolas Hulot a marqué une étape
décisive. Le président de la République s'est engagé clairement à
bâtir les Etats généraux permettant de réels programmes d'actions.
Les six groupes de travail thématiques, auxquels s'est ajouté un
septième spécifique sur les OGM, ont bûché tout l'été et doivent
proposer une trentaine de mesures concrètes et quantifiables fin
octobre. Dès lors, mon objectif est d'agir, et d'agir vite. Dès
l'obtention des conclusions du Grenelle, nous activerons un grand
programme national. Je me suis déjà fixé quelques objectifs. Pêle-
mêle : j'ai demandé à chaque ministère de procéder à un bilan
énergétique et carbone de son administration. Parce que pour
convaincre, il faut être exemplaire. Sinon, comment exiger un effort
de la part des Français quand vous-même n'êtes pas écoresponsable ?
Je prêche pour les visioconférences et la réduction des mobilités
inutiles, jusque dans l'enceinte de nos structures. Autre cheval de
bataille : le sur-emballage. J'ai l'intention de réunir les acteurs
de la grande distribution pour les convaincre de réduire l'usage
excessif des plastiques d'emballage, facteur important de déchets et
de pollution. Comme je tiens également à ce que la restauration
collective se mette au bio. En Italie, 40% de l'alimentation servie
dans les restaurants d'entreprise et dans les cantines scolaires est
bio. Nous devons y aller, certes, progressivement mais résolument.
Et en ce qui concerne l'industrie automobile ?
La pollution des transports représente 25% des émissions de CO2 .
C'est pour cela que j'ai commandé 3 000 véhicules à moteur hybride et/
ou électrique. Nous voulons que les flottes des constructeurs ne
dépassent pas 120 g/CO2 au kilomètre, ce qui correspond à 50% de
moins que les véhicules en circulation. Il faut en même temps
désengorger le fret routier et favoriser les transports ferroviaires
par le Lyon-Turin, le tunnel des Pyrénées, la ligne à grande vitesse
Paris-Toulouse-Espagne. Par le ferroutage et le merroutage aussi. Par
ailleurs, j'ai convenu avec l'Italie et la Suisse de déposer un
dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc. Nous souhaitons
qu'il soit désormais classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En
prenant les problèmes un par un, je sais qu'on va y arriver. De toute
façon, je tiens à être opérationnel et concret dans moins de deux mois.
Vous donnez l'impression de vous atteler aux douze travaux d'Hercule ?
C'est vrai, le travail est vertigineux mais je suis efficacement aidé
par Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet. C'est
passionnant de passer de discussions sur l'automobile propre aux
problèmes des voies navigables, de conversations avec les acteurs de
la grande distribution aux problèmes environnementaux en Afrique, à
l'indispensable isolation thermique de l'habitat. S'il faut
travailler 24 heures sur 24 sur les dossiers, je le ferai avec mes
interlocuteurs. Mais attention ! Le jeu en vaut la chandelle. L'appel
à l'utilité est total. Il faut favoriser coûte que coûte la
concertation. Et bien comprendre que l'environnement est un enjeu
international. L'élection présidentielle américaine, je peux vous
l'assurer, se jouera en partie sur cette question.
Vous venez de rencontrer un vif succès à Rio. Est-ce de bon présage ?
Steiner, le président exécutif du PNUE est complètement séduit par le
nouveau ministère français. Quant au Grenelle, il le définit comme un
grand laboratoire de l'environnement. A Rio, j'ai pu constater que
tous les regards des instances politiques internationales
convergeaient actuellement vers la France. On n'a jamais été aussi
proche d'un changement radical de la donne. C'est l'opinion publique
internationale qui va être le déclencheur. L'heure est au passage à
l'acte. Enfin !
Votre message aux Français ?
Je demande l'union sacrée de tous les Français. Aux parents, grand-
parents, enseignants, syndicalistes, patrons, ouvriers, étudiants,
comédiens, journalistes, à tous d'être les acteurs de ce formidable
défi qu'est la préservation de notre planète et le bien-être dans
notre pays.


Posté le 08/09/2007 | 35 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[Alerte-nature-maroc] La France aurait-elle un sursaut de bon sens? Espérons


 Actualité | Le Figaro Magazine
Jean-Louis Borloo : "Pour sauver la planète il faut agir, et vite !"

PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDIE BARAN.

Publié le 07 septembre 2007
Actualisé le 08 septembre 2007 : 18h42

Silencieux depuis sa nomination, discret, refusant les effets 
d'annonce le ministre d'Etat révèle au «Figaro Magazine» ses projets 
concrets pour faire de la France une nation «écoresponsable». Et 
plaide pour la création d'une «gouvernance écologique mondiale». Son 
credo : «L'économie jetable doit devenir l'économie durable.»
Le Figaro Magazine - Un nouveau ministère, et donc un nouveau défi, à 
l'échelle de la planète. Quel premier bilan faites-vous de l'état du 
monde ?
Jean-Louis Borloo - La situation est grave. Tout se dégrade. Nous 
dilapidons le capital de la planète, quel que soit l'angle sous 
lequel on envisage le problème. Certaines choses sont peut-être déjà 
irréversibles, mais nous pouvons encore inverser la tendance. La mer 
d'Aral, les glaciers, la calotte glacière sont véritablement en 
danger. Malheureusement ! Aujourd'hui, notre croissance dépend 
essentiellement de notre capacité à nous inscrire dans le 
développement durable. L'économie jetable doit devenir l'économie 
durable ! C'est une manne pour la croissance mondiale, mais aussi 
pour les entreprises françaises. C'est avant tout une question de 
meilleure qualité de vie pour tous. Une chance aussi de laisser à nos 
enfants et petits-enfants une planète en bon état. S'attaquer aux 
problèmes environnementaux ne relève surtout pas d'un effet de mode. 
Il est grand temps d'agir. Et d'agir vite ! Il faut changer 
radicalement la donne. C'est possible grâce à tous les efforts 
accomplis. Nous ne partons pas de zéro. Au contraire, la conscience 
de chacun, les milliers d'associations, mes prédécesseurs, la chaîne 
connue et inconnue de ceux qui se mobilisent oeuvrent depuis 
longtemps dans ce sens. En créant un ministère unique au monde, le 
président de la République a voulu que la France donne l'exemple et 
aille de l'avant. En réunissant autour de la table des représentants 
de la société civile, des syndicats, des entreprises, des ONG 
écologistes, des collectivités et de l'Etat, elle innove aussi. Le 
Grenelle de l'environnement est une première. Je dois rendre hommage 
à l'engagement et à la qualité du difficile travail auquel tous ont 
accepté de s'atteler malgré des positions parfois contradictoires, 
voire conflictuelles.
Justement, comment allez-vous vous y prendre ? Une stratégie est-elle 
déjà mise au point ?Une grande politique est l'addition de petites 
choses. C'est à la fois une vision et une volonté. D'abord, je vais 
au devant des figures emblématiques de l'écologie et de 
l'environnement. J'ai déjà rencontré Al Gore et Nicholas Stern, 
auteur d'un rapport de référence pour le gouvernement britannique sur 
l'impact économique du réchauffement climatique qui travaille 
désormais avec nous. Il est, en effet, coprésident d'un groupe de 
travail du Grenelle Environnement. Je suis en contact avec Barbara 
Boxer, présidente de la Commission environnement du Sénat américain, 
proche d'Hillary Clinton. Sans oublier bien sur Pachauri, 
interlocuteur de choix et président du Groupement international des 
experts sur le changement climatique. J'ai aussi rencontré tous mes 
homologues européens, les Sud-africains, les Chinois, les Japonais, 
les Africains et de nombreux scientifiques qui travaillent sur le 
climat et la biodiversité. Quinze ans après la prise de conscience 
mondiale du sommet de Rio, nous sommes tous d'accord pour dire que 
l'environnement et la sauvegarde de la planète sont devenus une 
affaire d'Etat. A la France de soumettre sa proposition...
En quoi consisterait précisément cette proposition française ?
En septembre 2003 et lors de la Conférence de Paris en février 2007, 
la France a proposé aux Nations unies de créer une «Organisation des 
Nations unies pour l'environnement (Onue)». Initiée par Jacques 
Chirac, j'en suis aujourd'hui le défenseur. Cinquante-deux Etats se 
sont déjà déclarés les amis de l'Onue et soutiennent favorablement le 
projet. C'est très important. Car actuellement, l'action 
internationale en cette matière manque de cohérence. Elle est un 
ensemble disparate de moyens financiers ; les énergies sont 
déstructurées, trop éloignées des enjeux de la planète. Je veux 
transformer ces organisations totalement éclatées en une gouvernance 
écologique mondiale. L'Onue viendrait coordonner et renforcer les 
différents programmes des Nations unies pour l'environnement (PNUE) 
et serait une sorte d'OMC de l'environnement. Aujourd'hui, toute 
l'Union européenne est soudée. Se sont mobilisés l'Afrique 
francophone, le Mexique, le Maroc, le Cambodge, jusqu'aux Seychelles 
et à l'île Maurice. Une seule gouvernance dotée d'un président 
médiatique susceptible de porter un message politique donnerait une 
formidable impulsion à un défi majeur : sauver la planète !
La France semble donc vouloir prendre un certain nombre d'initiatives...
Absolument. La France prendra officiellement la présidence de l'Union 
européenne en juillet 2008. Nous serons alors dans une position 
idéale pour défendre nos projets et notre Onue lors de l'après-Kyoto, 
qui se jouera en décembre de la même année, à Poznan. Avant cela, 
j'accompagnerai le président Nicolas Sarkozy à la conférence des 
Nations unies le 24 septembre à New York. Je serai au sommet sur le 
climat à Bali, où les négociations sur la réduction des gaz à effet 
de serre porteront aussi sur l'après 2012.
En dehors de cette activité internationale, vous travaillez, au plan 
national, sur le Grenelle de l'environnement. Où en sont vos travaux ?
Réunir autour de la table une véritable machine de guerre, 
reconnaissez que cela ne manque pas d'allure ! Personne n'est allé 
aussi loin. Le pacte écologique des principales associations 
environnementales autour de Nicolas Hulot a marqué une étape 
décisive. Le président de la République s'est engagé clairement à 
bâtir les Etats généraux permettant de réels programmes d'actions. 
Les six groupes de travail thématiques, auxquels s'est ajouté un 
septième spécifique sur les OGM, ont bûché tout l'été et doivent 
proposer une trentaine de mesures concrètes et quantifiables fin 
octobre. Dès lors, mon objectif est d'agir, et d'agir vite. Dès 
l'obtention des conclusions du Grenelle, nous activerons un grand 
programme national. Je me suis déjà fixé quelques objectifs. Pêle-
mêle : j'ai demandé à chaque ministère de procéder à un bilan 
énergétique et carbone de son administration. Parce que pour 
convaincre, il faut être exemplaire. Sinon, comment exiger un effort 
de la part des Français quand vous-même n'êtes pas écoresponsable ? 
Je prêche pour les visioconférences et la réduction des mobilités 
inutiles, jusque dans l'enceinte de nos structures. Autre cheval de 
bataille : le sur-emballage. J'ai l'intention de réunir les acteurs 
de la grande distribution pour les convaincre de réduire l'usage 
excessif des plastiques d'emballage, facteur important de déchets et 
de pollution. Comme je tiens également à ce que la restauration 
collective se mette au bio. En Italie, 40% de l'alimentation servie 
dans les restaurants d'entreprise et dans les cantines scolaires est 
bio. Nous devons y aller, certes, progressivement mais résolument.
Et en ce qui concerne l'industrie automobile ?
La pollution des transports représente 25% des émissions de CO2 . 
C'est pour cela que j'ai commandé 3 000 véhicules à moteur hybride et/
ou électrique. Nous voulons que les flottes des constructeurs ne 
dépassent pas 120 g/CO2 au kilomètre, ce qui correspond à 50% de 
moins que les véhicules en circulation. Il faut en même temps 
désengorger le fret routier et favoriser les transports ferroviaires 
par le Lyon-Turin, le tunnel des Pyrénées, la ligne à grande vitesse 
Paris-Toulouse-Espagne. Par le ferroutage et le merroutage aussi. Par 
ailleurs, j'ai convenu avec l'Italie et la Suisse de déposer un 
dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc. Nous souhaitons 
qu'il soit désormais classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En 
prenant les problèmes un par un, je sais qu'on va y arriver. De toute 
façon, je tiens à être opérationnel et concret dans moins de deux mois.
Vous donnez l'impression de vous atteler aux douze travaux d'Hercule ?
C'est vrai, le travail est vertigineux mais je suis efficacement aidé 
par Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet. C'est 
passionnant de passer de discussions sur l'automobile propre aux 
problèmes des voies navigables, de conversations avec les acteurs de 
la grande distribution aux problèmes environnementaux en Afrique, à 
l'indispensable isolation thermique de l'habitat. S'il faut 
travailler 24 heures sur 24 sur les dossiers, je le ferai avec mes 
interlocuteurs. Mais attention ! Le jeu en vaut la chandelle. L'appel 
à l'utilité est total. Il faut favoriser coûte que coûte la 
concertation. Et bien comprendre que l'environnement est un enjeu 
international. L'élection présidentielle américaine, je peux vous 
l'assurer, se jouera en partie sur cette question.
Vous venez de rencontrer un vif succès à Rio. Est-ce de bon présage ?
Steiner, le président exécutif du PNUE est complètement séduit par le 
nouveau ministère français. Quant au Grenelle, il le définit comme un 
grand laboratoire de l'environnement. A Rio, j'ai pu constater que 
tous les regards des instances politiques internationales 
convergeaient actuellement vers la France. On n'a jamais été aussi 
proche d'un changement radical de la donne. C'est l'opinion publique 
internationale qui va être le déclencheur. L'heure est au passage à 
l'acte. Enfin !
Votre message aux Français ?
Je demande l'union sacrée de tous les Français. Aux parents, grand-
parents, enseignants, syndicalistes, patrons, ouvriers, étudiants, 
comédiens, journalistes, à tous d'être les acteurs de ce formidable 
défi qu'est la préservation de notre planète et le bien-être dans 
notre pays.
  

Posté le 08/09/2007 | 26 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

[SOS-planete] L'Afrique serait en premiere ligne du rechauffement climatique

Bonjour, Voici l'adresse du blog de Fabrice Nicolino où il présente son dernier ouvrage à paraître : "La faim, la bagnole, le ble et nous" (mail précédent) Il s'agit de :  http://fabrice-nicolino.com/index.php et de http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php Vous pouvez réagir sur http://terresacree.org/bagnoles.htm Bien amicalement. Michel
Posté le 06/09/2007 | 34 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

L'ÉCOLOGISATION DU MAROC

----- Original Message -----
From: Michel R. Tarrier
To: Undisclosed-Recipient:;
Sent: Monday, August 06, 2007 12:03 PM
Subject: L'ÉCOLOGISATION DU MAROC

Bonjour,
 
Dans le sillage de sa démocratisation (*), un grand mouvement civil s'est dégagé ces dernières années pour défendre avec ardeur les valeurs écologiques et environnementales du Maroc. Pour preuve : des milliers d'associations écologistes ont vu le jour et sont sur la brèche, relativement mais réellement relayées par les médias ; on note d'incontestables efforts des pouvoirs publics et gestionnaires, notamment du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la Désertification.
Les joutes sont évidemment inévitables pour la défense de tels enjeux, faire que le nécessaire développement humain soit supportable pour le milieu n'étant pas une mince affaire, d'autant plus qu'après tant de décennies de cécité écologique et d'abus d'usages, la notion s'avère nouvelle.
Alors que les États-Unis, l'Europe et la Chine saccagent et polluent impunément la biosphère, peut-on s'attendre à ce que des nations comme le Maroc appliquent une décroissance ? Certainement pas !
Ce qui est légitimement suggéré est de respecter ce qui a été inopinément sauvegardé d'une mosaïque d'écosystèmes parmi les plus riches du biome méditerranéen, et de ne pas se laisser déborder par les déchets de ce consumérisme écervelé qui bénéficie étrangement de l'engouement universel.
 
(*) Rappelons aux mémoires courtes qu'avant d'avoir voix au chapitre et jusqu'aux années 1990 bien avancées, le militantisme biopatrimonial n'avait guère l'heur de plaire et que le destin des écosystèmes et du Vivant ne relevait que du seul champ du Maghzen. Bien avant qu'il n'existe un Ministère de l'Environnement et que celui des Eaux et Forêts ne se préoccupe de désertification, les premiers "Verts" marocains, si sages soient-ils, eurent ainsi maille à partir avec les forces de l'ordre et leurs réunions étaient contrariées ou interdites.
 
Marocains et non Marocains, nous nous devons de soutenir cette écoconscience émergente.
 
Un pays qui s'écologise est un pays qui devient plus humain.
 
Sachez-le, si la cédraie est désormais considérée comme priorité nationale et si un considérable travail a été mené à bien pour que le Parc naturel d'Ifrane soit effectif, c'est aux efforts de tous que nous le devons.
Et si Ifrane est en voie de devenir la capitale écologique du Royaume, c'est peut-être aussi parce que nous le proclamons et le suggérons depuis plus de dix ans.
Bien sûr, d'autres combats n'ont pas abouti, d'autres régions sont en proie à des polémiques quant à un avenir déchiré entre aménagement brutal et conservation pertinente. Nous pensons ici et entre autres à Saidia, Marrakech, Agadir, régions données en proie à l'avidité des promoteurs.
Mais la cause écologique est-elle mieux lotie ailleurs dans le Monde ? Non, et pourtant, il y va du devenir de notre humanité.
 
Alors, ne baissons pas les bras et rejoignez encore plus nombreux le forum Alerte-Nature-Maroc !
 
En vous inscrivant, vous avez cette option : recevoir les alertes ou aller les consulter sur le site.
Choisissez !
 
Inscription au Groupe Alerte-Nature-Maroc :

http://homepage.mac.com/jmdelacre/anm/

 

Amis Marocains directement concernés ou simplement Terriens d’ailleurs, au fait des interdépendances, et donc persuadés que le destin des uns est lié à celui des autres :

Rejoignez-nous en vous inscrivant au Groupe Alerte-Nature-Maroc, fondé par Michel Tarrier et Jean Delacre, deux naturalistes passionnés du Maroc.

 

Bientôt 2 000 messages y seront consultables !

300 membres sont permanents, nous devons atteindre les 500 !

Notre liste de diffusion dépasse les 10 000 adresses.

Et déjà plus de 50 000 visites ont été enregistrées sur le site de la MEEM

(Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc) :

http://homepage.mac.com/jmdelacre/meem

 

Un Maroc se meurt, celui d’une Nature si riche par le passé, celui du sol, de l’eau et des ressources naturelles. La seconde du zonobiome méditerranéen en nombre d’espèces et en endémismes, la biodiversité marocaine est inéluctablement en marche vers son extinction massive. Ce sont des faits avérés que prouvent les plus récentes expertises.

Emporté dans l’effroyable destin du jardin planétaire, la levée de boucliers est encore insuffisante pour défendre une gestion vraiment durable du Pays, de son capital vert et de ses ressources.

Ne détenant aucun contre-pouvoir, Alerte-Nature-Maroc ne propose rien d’autre que le regard critique d’un contre-courant d’écologues et d’écologistes lucides, qu’un forum où tout un chacun peut faire connaître l’objet de son souci écologique, dénoncer, témoigner, soutenir, dialoguer et débattre sans arrière-pensée.

 

Les médias et la plupart des sites solidaires à la cause se font régulièrement l’écho de nos contributions : ce n’est pas un détail et certaines administrations ne pourront continuer à faire la sourde oreille. Notre dernier combat pour la sauvegarde de la cédraie a ainsi été entendu et une pléthore de dossiers vient d'émerger de deux ans de rapports et d'expertises pour de nouvelles mesures conservatoires. Gageons qu’elles ne soient pas factices.

 

Aidons le HCEFLCD (Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification) du Royaume du Maroc dans un combat de titan contre des abus d'usages ancrés dans les régions et contre les affres d'une sècheresse récurrente, soutenons son action ou participons à enrichir le débat quand elle ne nous paraît pas judicieuse.

 

La participation n’est pas obligatoire et s’inscrire à Alerte-Nature-Maroc est aussi un moyen de se tenir informé des problématiques et des enjeux écologiques du Maroc.

 

Alerte-Nature-Maroc offre en ligne des centaines d'alertes, de communiqués, de contributions, de liens, un état des lieux du Maroc naturel, un diagnostic de ses écosystèmes, des suggestions de remèdes raisonnables émanant d’acteurs locaux et de spécialistes passionnés.

Juste une seconde pour entrer votre adresse électronique sur le formulaire en lien, et vous irez au moins voir ce qui se dit sur Alerte-Nature-Maroc.

 

Inscription : http://homepage.mac.com/jmdelacre/anm/

 

Soyez le bienvenu !

Michel Tarrier, Jean Delacre & Mohamed Drihem


Posté le 06/09/2007 | 30 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

: ramassage des déchets

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je crois que je dois revoir mes cours de Français et de Vocabulaire. Mais qui est fou?
Celui qui jette dans la rue ou l'autoroute des canettes vides et les bouteilles de plastique à travers les fenêtres de sa Mercédès ou son camion semi remorque ou bien celui qui se donne la peine de ramasser une canette ou une bouteille qu'il n'a pas vidé et la met à sa place dans une poubelle publique?
 
Si les philosophes et les académiciens se mettent d'accord pour qualifier cette autre catégorie de "Fou", puisqu'ils se mêlent de se qui ne les regarde pas et s'occupent des déchets des autres, Alors je vous prie, mes amis les "Folles" et les "Fous" de me considérer parmi votre groupe, car il m'arrive souvent de ramasser les déchets et les détritus qui ne m'appartiennent pas.
 
Ecologiquement
S/ BENATA Mohamed

Posté le 02/09/2007 | 20 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La disparition des abeilles et si nous mangions nos dernières tartines de miel?

http://alainamedro.rsfblog.org/archive/2007/09/01/et-si-nous-mangions-nos-dernieres-tartines-de-miel.html

Et si nous mangions nos dernières tartines de miel?

517e71523e0c925041a4e23577886a09.gifDans les livres de mon enfance, il y avait l'ours qui se pourléchait les babines après avoir mangé du miel à l'aide de ces grosses pattes. J'y pense à chaque fois que je vais chez l'apiculteur me ravitailler en miel des montagnes, de chataigners ou encore de lavande. L'an dernier, nous avions eu un état des lieux alarmistes des abeilles, de leur production de miel et des questions sur les responsabilités : le "gaucho", les pesticides et autres produits chimiques. Cette année la récolte semblait calmer les inquiètudes de notre apiculture.

a57359680f89a751781add2ab521646d.jpgMais loin des contes d'enfants, nous trouvons d'autres histoires de miel dans le journal "les Echos" du 20 août dans un article très inquiètant sur la disparition des abeilles à la surface de la terre.
Je vous le livre ici en insistant sur les questions qui se posent entre le lien entre OGM et problèmes des abeilles, entre télécommunication...
Vous pouvez lire aussi ce qu'en dit Wikipédia


Jean Delacre <jean.delacre@skynet.be> a écrit :
Attention, des travaux scientifiques récents ont prouvé que la disparition des abeilles serait à court terme le prélude à de gros, très gros problèmes pour l'homme, et que des famines sévères s'ensuivraient.
Oui, quand la Nature a le temps, d'autres espèces comblent les niches écologiques rendues libres. Mais l'homme par ses destructions si rapides, ne laisse plus à la Nature le temps de se "retourner".
Plus d'abeilles, plus de pollinisation dans les cultures, rendements qui s'écroulent" et famines ... pour les plus pauvres, puisque les "riches" pourront payer pour capter le peu qu'il reste.
Nous déstabilisons beaucoup trop vite, nous détruisons à outrance, nous ne voyons que le rendement à très court terme, et demain??
Mais qui s'intéresse aux "petites" abeilles ? Nous, oui, les apiculteurs, oui, mais les multinationales qui vendent leurs poisons pour l'argent, le pouvoir immédiat, la "gloriole" d'être la firme la plus puissante ...
Pauvres de nous, et nos enfants, nos petits enfants, que leur restera-t-il?
Du béton sur les plages, des montagnes "scalpées" par l'érosion, des fleurs en plastique, tant qu'il restera une goutte de pétrole ...
Jean


Le 31-août-07 à 18:31, anthemourgos@aol.com a écrit :

Bonjour,
Je suis, je l'avoue un peu déboussolé, de quelles abeilles s'agit-il exactement, Apis mellifera et ses nombreux avatards ? Pour ma part et depuis que j'ai créé des refuges à insectes,  je m'apperçois que les abeilles solitaires ne se sont jamais si bien portées. Serions nous, face à ce problème, à la limite d'un OGM obtenu par selections et croisements (il n'y a pas que la transgénèse...) pour le profit et l'agrément de l'homme ? Si demain une niche écologique se vidait, il est à parier qu'elle ne le resterait guère longtemps, ce serait triste pour la tartine du matin ou les pâtisseries mais il est fort probable que la pollinisation serait assurée par d'autres insectes et ou vertébrés... Comme c'est déjà le cas où ne prospère pas l'abeille.
anthemourgos