Bonjour mon Ami,Seul le courage de ces braves gens du Moyen Atlas, peut les sauver de cette multinationale, Le Premier Ministre Driss Jettou a vendu tout le Littoral Marocain aux multinationales au détriment de notre patrimoine naturel et du bien être du citoyen Marocain, comme il peut vendre l'Eau et le Sol, Il peut vendre même l'air s'il a la possibilité.Ici en Oriental il a voulu vendre à FADESA, l'Oasis de Figuig ( l'Eau et le Sol) mais grace à la lucidité des citoyens, le projet a été annulé. Courage continuez votre lutte!Je n'ai pas trouvé le lien de votre pétition pour exprimer notre solidarité avec la lutte légitime de la population du village Ben S'mim, pouvez-vous nous communiquer ce lien?AmicalementS/ BENATA Mohamed
Lahlou Mehdi <me_lahlou@yahoo.fr> a écrit :Chers amis,Les habitants du village Ben S'mim au Moyen Atlas sont de nouveau menacés dans leurs eaux.La société privée française qui a obtenu ''les droits'' du gouvernement marocain sur une partie des eaux de la source du village est de nouveau passée à l'action, avec tracks et matériels de construction, pour entamer le projet d'embouteillageCela a repris lundi 10 septembre, et depuis la population est assaillie par les autorités pour cesser son opposition au projet.Merci de réagir par tout moyen que vous jegerez nécessaire pour lui venir en soutien, y compris en envoyant des courriers au Premier ministre à RabatAmicalementMehdi LahlouPrésident d'ACME-MarocPhotos de la manifestation et pétition sur le blog d'ACME
----- Original Message -----From: esco escoSent: Thursday, September 13, 2007 7:32 PMSubject: RE : [Alerte-nature-maroc] Re : La destruction du patrimoine naturel Marocain au profit du béton continue
Salam Mon ami,Le comble de ce malheur, c'est que, nos jeunes (aussi naïfs que nous l'étions à leur age) croient à ce mensonge de création d'emploi, et se montrent prêts à vendre leurs ames et notre patrimoine naturel pour trouver un emploi non durable.Quand ils se réveilleront ils sera bien sûr trop tard vu que ces phénomènes sont irrevérssiblement destructibles.CordialementS/ BENATA Mohamed
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| Société \ Environnement \ Ressources naturelles | |||||||||||||||||||||||||
Les abeilles disparaissent, l’écosystème vacille | |||||||||||||||||||||||||
Tous racontent la même chose. Des ruches vides, pas même occupées par de
nouveaux habitants. Mais surtout, l’absence de cadavres aux alentours du lieu du
crime. Le phénomène a d’abord été observé aux Etats-Unis, puis en Europe, en
particulier en Espagne, et plus récemment à Taïwan. « Les apiculteurs sont
désemparés » avoue Yves Goïc, président du Centre national du développement
apicole (CNDA). Ce qu’on appelle aujourd’hui “colony collapse disorder”,
“syndrome d’effondrement des ruches” ou encore “phénomène Marie-Céleste”
Ce mystère a permis de médiatiser un problème pourtant déjà ancien, celui de la mort massive des apidés. En France et en Allemagne, 30% des colonies sont décimées chaque année depuis 1995. Les abeilles sont en effet très sensibles, et la moindre modification de leur environnement est déjà un problème. Expliquer l’hécatombe des dernières années ne sera donc pas une mince affaire. Jean-Marc Bonmatin, chercheur en biophysique moléculaire au CNRS, évoque plusieurs hypothèses : le changement climatique, le manque de nourriture, l’utilisation excessive et mal contrôlée des pesticides, et le développement de maladies nouvelles. « Je n’aime pas parler d’origine multifactorielle, explique-t-il, mais plusieurs causes peuvent interagir ». Une intoxication faible mais régulière aux pesticides peut provoquer, par exemple, un affaiblissement à long terme des butineuses, qui deviennent plus sensibles aux maladies. Pierre Zagatti, entomologiste à l’INRA, chargé de mission à l’Institut français de la biodiversité (IFB), explique également que l’amendement azoté, utilisé comme fertilisant, a entrainé une diminution des cultures de légumineuses, privant les insectes de nourriture en hiver. Plus de miel, mais surtout plus de plantes
Quelle qu’en soient ses causes, aux dires de nombreux entomologues, le
problème est plus concret qu’il n’y parait, et ses conséquences sérieuses. Les
associations et syndicats d’apiculteurs pointent du doigt les firmes
phytosanitaires, qui répondent en blâmant l’incompétence des éleveurs.
« Quand un phénomène est aussi inquiétant que celui-ci, la communication se
fait de manière passionnelle » admet Yves Goïc. D’autant plus que la
filière mellifère est directement menacée. En France, l’industrie fait
travailler 20000 personnes donc 2000 apiculteurs professionnels, mais on compte
également 98000 éleveurs amateurs. « C’est réellement une situation
alarmante pour l’apiculture, car l’abeille domestique est de loin la plus
menacée de disparition » insiste Pierre Zagatti. Justifiée, donc, la colère
des syndicats d’apiculteurs, mais pas seulement pour des raisons
économiques.
Une abeille butine près de 700 fleurs par jour. Derrière ce chiffre impressionnant, se cache un travail crucial : la pollinisation. Il y a 120 millions d’années, les ancêtres des abeilles permettaient déjà aux fleurs mâles et femelles d’une même espèce de se féconder. Aujourd’hui, près de 80% des cultures agricoles ont besoin des insectes pour être pollinisées, et environ trois quart d’entre elles le sont par les abeilles.
On estime que plus de 20000 plantes sauvages sont sauvegardées en Europe grâce à l’action des abeilles. Les butineuses permettent également aux pollens de différentes espèces de se rencontrer, assurant ainsi un rôle dans la diversification des plantes. Au-delà des conséquences économiques directes pour le secteur de l’apiculture, l’agriculture mondiale serait elle-même menacée à long terme. Un cercle vicieux environnemental
« Si demain, les abeilles s’éteignent, on peut s’attendre à voir
disparaitre 60% des fruits et légumes » estime Yves Goïc. Sans compter les
plantes que nous ne consommons pas, et qui peuvent paraitre secondaires du point
de vue économique. Sans elles, pourtant, c’est l’équilibre de la chaîne
alimentaire qui vacille. Les abeilles elles-mêmes ont besoin d’une diversité de
plantes, de façon à pouvoir butiner toute l’année. « Il y a de moins en
moins de fleurs à nectar dans les jardins. Or ce sont ces fleurs qui sont
butinées par les insectes » explique Pierre Zagatti. Il y a alors de moins
en moins d’abeilles dans les jardins, et ainsi de suite. Le problème, hélas, ne
se limite pas aux seules butineuses : tous les insectes sont menacés. « Le
rôle des abeilles a été gonflé par le lobby des apiculteurs, ajoute-t-il.
Mais elles ne représentent qu’une part des insectes pollinisateurs ».
L’urgence concerne donc le miel, mais à moyen terme c’est l’agriculture mondiale
qui est menacée, et avec elle la biodiversité. L’un des espoirs réside dans la collaboration entre apiculteurs et agriculteurs, car « aujourd’hui, la recherche agronomique n’est pas prête à proposer des espèces qui n’ont pas besoin de pollinisateurs pour se reproduire », affirme Yves Goïc. Il s’agit également d’adapter les produits phytosanitaires et leur utilisation aux sensibilités des insectes. Pierre Zagatti met également en cause la politique apicole française des dernières années. « On a privilégié une certaine race de reines pour des raisons de productivités, au détriment de la biodiversité. A long terme c’est dangereux », explique-t-il. De son côté, l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) demande que soit abordée au Grenelle de l’environnement la question de la protection des butineuses. Jean-Marc Bonmatin, lui, est plus confiant pour les insectes : « Les abeilles nous survivront. Mais nous, on va payer cher notre comportement trop laxiste avec la nature ». Rouba Naaman Mis en ligne le : 12/09/2007 | |||||||||||||||||||||||||
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Les
abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies ![]() Depuis ces dernières années, les populations mondiales
d’abeilles domestiques (Apis mellifera) sont en déclin. Ces
importants épisodes de disparition, encore mal expliqués, ont été baptisés « syndrome d’effondrement des colonies ». La mortalité hivernale a
connu un pic important au cours des deux dernières années, touchant 30 à 50 %
des colonies aux Etats-Unis, contre 5 à 10% en situation normale. Une crise
également vécue par les apiculteurs français, même si le pourcentage de colonies
touchées est redescendue à 8-10% l’hiver dernier, selon le CNDA (Centre national
du développement apicole).
Plus de 80% des espèces végétales mondiales et les trois quart
des plantes cultivées par l’homme dépendent des insectes pollinisateurs. Ces
derniers, principalement des abeilles et des bourdons (Hyménoptères Apoïdes),
transportent le pollen produit par les étamines jusqu’aux stigmates des fleurs,
assurant ainsi la reproduction sexuée des plantes entomophiles. En échange de ce
service, l’insecte y gagne du nectar, du pollen - ou se fait parfois leurrer par
la plante ! En tout, il existe plus de 20.000 espèces d’abeilles dans le monde,
dont 1000 espèces présentes en France.
Ce syndrome d’effondrement des colonies, qui touche aussi bien
les espèces domestiques ou sauvages [1], pose de sérieuses questions quant à son impact sur
l’agriculture. En effet, si les 25% de cultures ne dépendant pas de la
pollinisation entomophile concernent les céréales, la plupart des cultures
maraîchères concernées fournissent 35% de la production mondiale de
nourriture [2].
Parmi les causes supposées de déclin des abeilles, différentes
hypothèses ont été avancées. Certaines paraissent plus plausibles que d’autres.
Voici la liste des principaux facteurs avancés et leur discussion :
Il semblerait que ce déclin soit multifactoriel. Le Varroa destructor, mis en avant, mais également les pesticides ou
l’alimentation affaibliraient l’insecte, la rendant plus sensible à des maladies
opportunistes ou à d’autres facteurs.
En 1996, la FAO lançait un cri d’alarme en faveur de la
sauvegarde de ce précieux auxiliaire. L’Europe y répondait en 2004, avec le
programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with
tested methods) mis en place pour 5 ans. A l’arrivée, espérons-le, des
éléments de réponse émergeront afin de lutter contre ce déclin.
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Les
abeilles victimes du syndrome d’effondrement des colonies ![]() Depuis ces dernières années, les populations mondiales
d’abeilles domestiques (Apis mellifera) sont en déclin. Ces
importants épisodes de disparition, encore mal expliqués, ont été baptisés « syndrome d’effondrement des colonies ». La mortalité hivernale a
connu un pic important au cours des deux dernières années, touchant 30 à 50 %
des colonies aux Etats-Unis, contre 5 à 10% en situation normale. Une crise
également vécue par les apiculteurs français, même si le pourcentage de colonies
touchées est redescendue à 8-10% l’hiver dernier, selon le CNDA (Centre national
du développement apicole).
Plus de 80% des espèces végétales mondiales et les trois quart
des plantes cultivées par l’homme dépendent des insectes pollinisateurs. Ces
derniers, principalement des abeilles et des bourdons (Hyménoptères Apoïdes),
transportent le pollen produit par les étamines jusqu’aux stigmates des fleurs,
assurant ainsi la reproduction sexuée des plantes entomophiles. En échange de ce
service, l’insecte y gagne du nectar, du pollen - ou se fait parfois leurrer par
la plante ! En tout, il existe plus de 20.000 espèces d’abeilles dans le monde,
dont 1000 espèces présentes en France.
Ce syndrome d’effondrement des colonies, qui touche aussi bien
les espèces domestiques ou sauvages [1], pose de sérieuses questions quant à son impact sur
l’agriculture. En effet, si les 25% de cultures ne dépendant pas de la
pollinisation entomophile concernent les céréales, la plupart des cultures
maraîchères concernées fournissent 35% de la production mondiale de
nourriture [2].
Parmi les causes supposées de déclin des abeilles, différentes
hypothèses ont été avancées. Certaines paraissent plus plausibles que d’autres.
Voici la liste des principaux facteurs avancés et leur discussion :
Il semblerait que ce déclin soit multifactoriel. Le Varroa destructor, mis en avant, mais également les pesticides ou
l’alimentation affaibliraient l’insecte, la rendant plus sensible à des maladies
opportunistes ou à d’autres facteurs.
En 1996, la FAO lançait un cri d’alarme en faveur de la
sauvegarde de ce précieux auxiliaire. L’Europe y répondait en 2004, avec le
programme Alarm (Assessing Large-scale environmental risks for biodiversity with
tested methods) mis en place pour 5 ans. A l’arrivée, espérons-le, des
éléments de réponse émergeront afin de lutter contre ce déclin.
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Nous, associations environnementaliste
Association Homme et Environnement (AHE), Berkane,
Nous dénonçons
:
Jean Delacre <jean.delacre@Actualité | Le
Figaro Magazine
Jean-Louis Borloo : "Pour sauver la planète il faut agir, et
vite !"
PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDIE BARAN.
Publié le 07
septembre 2007
Actualisé le 08 septembre 2007 : 18h42
Silencieux
depuis sa nomination, discret, refusant les effets
d'annonce le ministre
d'Etat révèle au «Figaro Magazine» ses projets
concrets pour faire de la
France une nation «écoresponsable»
plaide pour la création d'une
«gouvernance écologique mondiale». Son
credo : «L'économie jetable doit
devenir l'économie durable.»
Le Figaro Magazine - Un nouveau ministère, et
donc un nouveau défi, à
l'échelle de la planète. Quel premier bilan
faites-vous de l'état du
monde ?
Jean-Louis Borloo - La situation est
grave. Tout se dégrade. Nous
dilapidons le capital de la planète, quel que
soit l'angle sous
lequel on envisage le problème. Certaines choses sont
peut-être déjà
irréversibles, mais nous pouvons encore inverser la tendance.
La mer
d'Aral, les glaciers, la calotte glacière sont véritablement en
danger. Malheureusement ! Aujourd'hui, notre croissance dépend
essentiellement de notre capacité à nous inscrire dans le
développement
durable. L'économie jetable doit devenir l'économie
durable ! C'est une
manne pour la croissance mondiale, mais aussi
pour les entreprises
françaises. C'est avant tout une question de
meilleure qualité de vie pour
tous. Une chance aussi de laisser à nos
enfants et petits-enfants une
planète en bon état. S'attaquer aux
problèmes environnementaux ne relève
surtout pas d'un effet de mode.
Il est grand temps d'agir. Et d'agir vite !
Il faut changer
radicalement la donne. C'est possible grâce à tous les
efforts
accomplis. Nous ne partons pas de zéro. Au contraire, la conscience
de chacun, les milliers d'associations, mes prédécesseurs, la chaîne
connue et inconnue de ceux qui se mobilisent oeuvrent depuis
longtemps
dans ce sens. En créant un ministère unique au monde, le
président de la
République a voulu que la France donne l'exemple et
aille de l'avant. En
réunissant autour de la table des représentants
de la société civile, des
syndicats, des entreprises, des ONG
écologistes, des collectivités et de
l'Etat, elle innove aussi. Le
Grenelle de l'environnement est une première.
Je dois rendre hommage
à l'engagement et à la qualité du difficile travail
auquel tous ont
accepté de s'atteler malgré des positions parfois
contradictoires,
voire conflictuelles.
Justement, comment allez-vous vous
y prendre ? Une stratégie est-elle
déjà mise au point ?Une grande politique
est l'addition de petites
choses. C'est à la fois une vision et une volonté.
D'abord, je vais
au devant des figures emblématiques de l'écologie et de
l'environnement. J'ai déjà rencontré Al Gore et Nicholas Stern,
auteur
d'un rapport de référence pour le gouvernement britannique sur
l'impact
économique du réchauffement climatique qui travaille
désormais avec nous. Il
est, en effet, coprésident d'un groupe de
travail du Grenelle Environnement.
Je suis en contact avec Barbara
Boxer, présidente de la Commission
environnement du Sénat américain,
proche d'Hillary Clinton. Sans oublier
bien sur Pachauri,
interlocuteur de choix et président du Groupement
international des
experts sur le changement climatique. J'ai aussi rencontré
tous mes
homologues européens, les Sud-africains, les Chinois, les Japonais,
les Africains et de nombreux scientifiques qui travaillent sur le
climat
et la biodiversité. Quinze ans après la prise de conscience
mondiale du
sommet de Rio, nous sommes tous d'accord pour dire que
l'environnement et la
sauvegarde de la planète sont devenus une
affaire d'Etat. A la France de
soumettre sa proposition.
En quoi consisterait précisément cette
proposition française ?
En septembre 2003 et lors de la Conférence de Paris
en février 2007,
la France a proposé aux Nations unies de créer une
«Organisation des
Nations unies pour l'environnement (Onue)». Initiée par
Jacques
Chirac, j'en suis aujourd'hui le défenseur. Cinquante-deux Etats se
sont déjà déclarés les amis de l'Onue et soutiennent favorablement le
projet. C'est très important. Car actuellement, l'action
internationale
en cette matière manque de cohérence. Elle est un
ensemble disparate de
moyens financiers ; les énergies sont
déstructurées, trop éloignées des
enjeux de la planète. Je veux
transformer ces organisations totalement
éclatées en une gouvernance
écologique mondiale. L'Onue viendrait coordonner
et renforcer les
différents programmes des Nations unies pour
l'environnement (PNUE)
et serait une sorte d'OMC de l'environnement.
Aujourd'hui, toute
l'Union européenne est soudée. Se sont mobilisés
l'Afrique
francophone, le Mexique, le Maroc, le Cambodge, jusqu'aux
Seychelles
et à l'île Maurice. Une seule gouvernance dotée d'un président
médiatique susceptible de porter un message politique donnerait une
formidable impulsion à un défi majeur : sauver la planète !
La France
semble donc vouloir prendre un certain nombre
d'initiatives.
Absolument. La France prendra officiellement la
présidence de l'Union
européenne en juillet 2008. Nous serons alors dans une
position
idéale pour défendre nos projets et notre Onue lors de
l'après-Kyoto,
qui se jouera en décembre de la même année, à Poznan. Avant
cela,
j'accompagnerai le président Nicolas Sarkozy à la conférence des
Nations unies le 24 septembre à New York. Je serai au sommet sur le
climat à Bali, où les négociations sur la réduction des gaz à effet
de
serre porteront aussi sur l'après 2012.
En dehors de cette activité
internationale, vous travaillez, au plan
national, sur le Grenelle de
l'environnement. Où en sont vos travaux ?
Réunir autour de la table une
véritable machine de guerre,
reconnaissez que cela ne manque pas d'allure !
Personne n'est allé
aussi loin. Le pacte écologique des principales
associations
environnementales autour de Nicolas Hulot a marqué une étape
décisive. Le président de la République s'est engagé clairement à
bâtir
les Etats généraux permettant de réels programmes d'actions.
Les six groupes
de travail thématiques, auxquels s'est ajouté un
septième spécifique sur les
OGM, ont bûché tout l'été et doivent
proposer une trentaine de mesures
concrètes et quantifiables fin
octobre. Dès lors, mon objectif est d'agir,
et d'agir vite. Dès
l'obtention des conclusions du Grenelle, nous activerons
un grand
programme national. Je me suis déjà fixé quelques objectifs. Pêle-
mêle : j'ai demandé à chaque ministère de procéder à un bilan
énergétique et carbone de son administration. Parce que pour
convaincre,
il faut être exemplaire. Sinon, comment exiger un effort
de la part des
Français quand vous-même n'êtes pas écoresponsable ?
Je prêche pour les
visioconférences et la réduction des mobilités
inutiles, jusque dans
l'enceinte de nos structures. Autre cheval de
bataille : le sur-emballage.
J'ai l'intention de réunir les acteurs
de la grande distribution pour les
convaincre de réduire l'usage
excessif des plastiques d'emballage, facteur
important de déchets et
de pollution. Comme je tiens également à ce que la
restauration
collective se mette au bio. En Italie, 40% de l'alimentation
servie
dans les restaurants d'entreprise et dans les cantines scolaires est
bio. Nous devons y aller, certes, progressivement mais résolument.
Et en
ce qui concerne l'industrie automobile ?
La pollution des transports
représente 25% des émissions de CO2 .
C'est pour cela que j'ai commandé 3
000 véhicules à moteur hybride et/
ou électrique. Nous voulons que les
flottes des constructeurs ne
dépassent pas 120 g/CO2 au kilomètre, ce qui
correspond à 50% de
moins que les véhicules en circulation. Il faut en même
temps
désengorger le fret routier et favoriser les transports ferroviaires
par le Lyon-Turin, le tunnel des Pyrénées, la ligne à grande vitesse
Paris-Toulouse-
ailleurs, j'ai convenu avec l'Italie et la Suisse de déposer un
dossier
commun concernant le statut du Mont-Blanc. Nous souhaitons
qu'il soit
désormais classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En
prenant les problèmes
un par un, je sais qu'on va y arriver. De toute
façon, je tiens à être
opérationnel et concret dans moins de deux mois.
Vous donnez l'impression de
vous atteler aux douze travaux d'Hercule ?
C'est vrai, le travail est
vertigineux mais je suis efficacement aidé
par Dominique Bussereau et
Nathalie Kosciusko-Morizet. C'est
passionnant de passer de discussions sur
l'automobile propre aux
problèmes des voies navigables, de conversations
avec les acteurs de
la grande distribution aux problèmes environnementaux en
Afrique, à
l'indispensable isolation thermique de l'habitat. S'il faut
travailler 24 heures sur 24 sur les dossiers, je le ferai avec mes
interlocuteurs. Mais attention ! Le jeu en vaut la chandelle. L'appel
à
l'utilité est total. Il faut favoriser coûte que coûte la
concertation. Et
bien comprendre que l'environnement est un enjeu
international. L'élection
présidentielle américaine, je peux vous
l'assurer, se jouera en partie sur
cette question.
Vous venez de rencontrer un vif succès à Rio. Est-ce de bon
présage ?
Steiner, le président exécutif du PNUE est complètement séduit par
le
nouveau ministère français. Quant au Grenelle, il le définit comme un
grand laboratoire de l'environnement. A Rio, j'ai pu constater que
tous
les regards des instances politiques internationales
convergeaient
actuellement vers la France. On n'a jamais été aussi
proche d'un changement
radical de la donne. C'est l'opinion publique
internationale qui va être le
déclencheur. L'heure est au passage à
l'acte. Enfin !
Votre message aux
Français ?
Je demande l'union sacrée de tous les Français. Aux parents,
grand-
parents, enseignants, syndicalistes, patrons, ouvriers, étudiants,
comédiens, journalistes, à tous d'être les acteurs de ce formidable
défi
qu'est la préservation de notre planète et le bien-être dans
notre pays.
|
http://homepage.mac.com/jmdelacre/anm/
Amis Marocains directement concernés ou simplement Terriens d’ailleurs, au fait des interdépendances, et donc persuadés que le destin des uns est lié à celui des autres :
Rejoignez-nous en vous inscrivant au Groupe Alerte-Nature-Maroc, fondé par Michel Tarrier et Jean Delacre, deux naturalistes passionnés du Maroc.
Bientôt 2 000 messages y seront consultables !
300 membres sont permanents, nous devons atteindre les 500 !
Notre liste de diffusion dépasse les 10 000 adresses.
Et déjà plus de 50 000 visites ont été enregistrées sur le site de la MEEM
(Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc) :
http://homepage.mac.com/jmdelacre/meem
Un Maroc se meurt, celui d’une Nature si riche par le passé, celui du
sol, de l’eau et des ressources naturelles. La seconde du zonobiome
méditerranéen en nombre d’espèces et en endémismes, la biodiversité marocaine
est inéluctablement en marche vers son extinction massive. Ce sont des faits avérés que prouvent
les plus récentes expertises.
Emporté dans l’effroyable destin
du jardin planétaire, la levée de boucliers est encore insuffisante pour
défendre une gestion vraiment durable du Pays, de son capital vert et de ses
ressources.
Ne détenant aucun contre-pouvoir, Alerte-Nature-Maroc ne propose rien d’autre que le regard critique d’un contre-courant d’écologues et d’écologistes lucides, qu’un forum où tout un chacun peut faire connaître l’objet de son souci écologique, dénoncer, témoigner, soutenir, dialoguer et débattre sans arrière-pensée.
Les médias et la plupart des sites solidaires à la cause se font régulièrement l’écho de nos contributions : ce n’est pas un détail et certaines administrations ne pourront continuer à faire la sourde oreille. Notre dernier combat pour la sauvegarde de la cédraie a ainsi été entendu et une pléthore de dossiers vient d'émerger de deux ans de rapports et d'expertises pour de nouvelles mesures conservatoires. Gageons qu’elles ne soient pas factices.
Aidons le HCEFLCD (Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification) du Royaume du Maroc dans un combat de titan contre des abus d'usages ancrés dans les régions et contre les affres d'une sècheresse récurrente, soutenons son action ou participons à enrichir le débat quand elle ne nous paraît pas judicieuse.
La participation n’est pas obligatoire et s’inscrire à Alerte-Nature-Maroc est aussi un moyen de se tenir informé des problématiques et des enjeux écologiques du Maroc.
Alerte-Nature-Maroc offre en ligne des centaines
d'alertes, de communiqués, de contributions, de liens, un état des lieux du
Maroc naturel, un diagnostic de ses écosystèmes, des suggestions de
remèdes raisonnables émanant d’acteurs locaux et de spécialistes
passionnés.
Juste une
seconde pour entrer votre adresse électronique sur le formulaire en lien, et
vous irez au moins voir ce qui se dit sur Alerte-Nature-Maroc.
Inscription : http://homepage.mac.com/jmdelacre/anm/
Soyez le bienvenu !
Michel Tarrier, Jean Delacre & Mohamed
Drihem
Dans
les livres de mon enfance, il y avait l'ours qui se pourléchait les babines
après avoir mangé du miel à l'aide de ces grosses pattes. J'y pense à chaque
fois que je vais chez l'apiculteur me ravitailler en miel des montagnes, de
chataigners ou encore de lavande. L'an dernier, nous avions eu un état des lieux
alarmistes des abeilles, de leur production de miel et des questions sur les
responsabilité
Mais
loin des contes d'enfants, nous trouvons d'autres histoires de miel dans le
journal "les Echos" du 20 août dans un article très inquiètant sur la
disparition des abeilles à la surface de la terre. Attention, des travaux scientifiques récents ont prouvé que la disparition des abeilles serait à court terme le prélude à de gros, très gros problèmes pour l'homme, et que des famines sévères s'ensuivraient.Oui, quand la Nature a le temps, d'autres espèces comblent les niches écologiques rendues libres. Mais l'homme par ses destructions si rapides, ne laisse plus à la Nature le temps de se "retourner".Plus d'abeilles, plus de pollinisation dans les cultures, rendements qui s'écroulent" et famines ... pour les plus pauvres, puisque les "riches" pourront payer pour capter le peu qu'il reste.Nous déstabilisons beaucoup trop vite, nous détruisons à outrance, nous ne voyons que le rendement à très court terme, et demain??Mais qui s'intéresse aux "petites" abeilles ? Nous, oui, les apiculteurs, oui, mais les multinationales qui vendent leurs poisons pour l'argent, le pouvoir immédiat, la "gloriole" d'être la firme la plus puissante ...Pauvres de nous, et nos enfants, nos petits enfants, que leur restera-t-il?Du béton sur les plages, des montagnes "scalpées" par l'érosion, des fleurs en plastique, tant qu'il restera une goutte de pétrole ...Jean
Le 31-août-07 à 18:31, anthemourgos@aol.com a écrit :
Bonjour,Je suis, je l'avoue un peu déboussolé, de quelles abeilles s'agit-il exactement, Apis mellifera et ses nombreux avatards ? Pour ma part et depuis que j'ai créé des refuges à insectes, je m'apperçois que les abeilles solitaires ne se sont jamais si bien portées. Serions nous, face à ce problème, à la limite d'un OGM obtenu par selections et croisements (il n'y a pas que la transgénèse...) pour le profit et l'agrément de l'homme ? Si demain une niche écologique se vidait, il est à parier qu'elle ne le resterait guère longtemps, ce serait triste pour la tartine du matin ou les pâtisseries mais il est fort probable que la pollinisation serait assurée par d'autres insectes et ou vertébrés... Comme c'est déjà le cas où ne prospère pas l'abeille. anthemourgos