Compassion Universelle

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Catégorie textes que j'aime : de Jésus, des philosophes, brefs tout ce que j'aime

Berdiaev


Retournant à un messianisme christique d'essence joachimiste et écrivant à l'époque de la montée des totalitarismes, Berdiaev a dénoncé, l'un des premiers « le messianisme de la race élue et de la classe élue ». Se dressant contre toutes les formes d'oppression sociale, politique, religieuse, dépersonnalisantes et déshumanisantes, l'œuvre de Berdiaev agit comme un vaccin contre toutes les formes d'utopies meurtrières du passé et de l'avenir. Par opposition, elle souligne les vrais besoins et la vraie destination de l'homme qui est surnaturelle liberté issue du mystère divin et fin de l'histoire dans une annonce du Royaume de Dieu que l'homme doit d'ores et déjà préparer dans l'amour et la liberté.
Dans ses grandes lignes, la pensée de Berdiaev est conforme à la tradition du messianisme russe, mais un messianisme purifié et éclairé par la critique radicale des forces qui s'y opposent, y compris à travers la critique du phénomène Église, qu'il dénonce comme une source majeure d'aliénation spirituelle.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Berdiaev
Posté le 13/05/2008 | 11 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La fin des temps

La fin des temps
De : Conscience du peuple 2 (liste2@consciencedupeuple.com)
Risque moyen Vous ne connaissez peut-être pas l'expéditeur. Autoriser | Bloquer
Envoyé :
jeudi 8 mai 2008 12:54:09
À :
d_schollaert@hotmail.com



Bonsoir,

Mes courriels ne fonctionnent plus pour des raisons étranges et hors de mon
contrôle, alors en voici un autre!!! Je vais en trouver des tonnes de
copies... Et mon internet fonctionne à 21,6 kbits/seconde et non, il vient de
tomber à 16,8.... :0)

Vous pouvez me joindre à:
sylvaindionne620@msn.com

D'autres nouvelles s'ajouteront très bientôt. D'ici là, je vous invite à lire
un passage de Mathieu qui mérite une inhabituelle attention. Vous croyants et
non-croyants, vous devez savoir toutes ces choses pour constater que rien
n'est laissé au hasard et que les promesses d'un nouvel âge sont vaines...
C'est l'heure du réveil, même s'il est des plus inconfortables!

Sincèrement,

Isabelle

Mathieu 24

"Il s'assit sur la montagne des oliviers. Et les disciples vinrent en
particulier lui faire cette question : Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et
quel sera le signe de ton avènement et de la fin du monde ?
Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise.
Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C'est moi qui suis le Christ.
Et ils séduiront beaucoup de gens.
Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d'être
troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la
fin.
Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et
il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre.
Tout cela ne sera que le commencement des douleurs.
Alors on vous livrera aux tourments, et l'on vous fera mourir ; et vous serez
haïs de toutes les nations, à cause de mon nom.
Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns
les autres.
Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens.
Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se
refroidira.
Mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.
Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour
servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.
C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a
parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, -que celui qui lit fasse
attention ! -
alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ;
que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans
sa maison ;
et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre
son manteau.
Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces
jours-là !
Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat.
Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille
depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.
Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause
des élus, ces jours seront abrégés.
Si quelqu'un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez
pas.
Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands
prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les
élus.
Voici, je vous l'ai annoncé d'avance.
Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n'y allez pas ; voici, il
est dans les chambres, ne le croyez pas.
Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi
sera l'avènement du Fils de l'homme.
En quelque lieu que soit le cadavre, là s'assembleront les aigles.
Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne
donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des
cieux seront ébranlées.
Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de
la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les
nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.
Il enverra ses anges avec la trompette retentissante, et ils rassembleront
ses élus des quatre vents, depuis une extrémité des cieux jusqu'à l'autre.
Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches
deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l'été
est proche.
De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme
est proche, à la porte.
Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela
n'arrive.
Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
Pour ce qui est du jour et de l'heure, personne ne le sait, ni les anges des
cieux, ni le Fils, mais le Père seul.
Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l'avènement du Fils de
l'homme.
Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et
buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra
dans l'arche ;
et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât
tous : il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme.
Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre
laissé ;
de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée.
Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra.
Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle veille de la nuit
le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.
C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra
à l'heure où vous n'y penserez pas."


Posté le 08/05/2008 | 30 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

L'insoutenable légèreté de l'être


Milan Kundera
(Né en 1929)

 
Écrivain tchèque
naturalisé français

"Tout au début de la Genèse, il est écrit que Dieu a crée l'homme pour qu'il règne sur les oiseaux, les poissons et le bétail. Bien entendu, la Genèse a été composée par un homme et pas par un cheval. Il n'est pas du tout certain que Dieu est vraiment voulu que l'homme règne sur les autres créatures. Il est plus probable que l'homme a inventé Dieu pour sanctifier le pouvoir qu'il a usurpé sur la vache et le cheval. Oui, le droit de tuer un cerf ou une vache, c'est la seule chose sur laquelle l'humanité toute entière soit unanimement d'accord, même pendant les guerres les plus sanglantes.


Ce droit nous semble aller de soi parce que c'est nous qui nous trouvons au sommet de la hiérarchie. Mais il suffirait qu'un tiers s'immisce dans le jeu, par exemple un visiteur venu d'une autre planète dont le dieu aurait dit : "Tu règnerais sur les créatures de toutes les autres étoiles" et toute l'évidence de la Genèse serait aussitôt remise en question. L'homme attelé à un charroi par un Martien, éventuellement grillé à la broche par un habitant de la Voie lactée, se rappellera peut-être alors la côtelette de veau, qu'il avait coutume de découper sur son assiette et présentera (trop tard) ses excuses à la vache.
Tereza s'avance avec son troupeau de génisses, elle les pousse devant elle, il y en a toujours une qu'il faut gronder parce que les jeunes vaches sont de bonne humeur et s'écartent du chemin pour courir dans les champs.

Karénine (un chien) l'accompagne. Voilà deux ans qu'il la suit jour après jour au pâturage. D'habitude, çà l'amuse beaucoup de se montrer sévère avec les génisses, de leur aboyer après et de les injurier (son Dieu l'a chargé de règner sur les vaches et il en est fier). Mais aujourd'hui, il marche avec beaucoup de mal et sautille sur trois pattes; sur la quatrième, il a une plaie qui saigne. Toute les deux minutes, Tereza se penche pour lui caresser le dos. Quinze jours après l'opération, il est évident que le cancer n'est pas enrayé et Karénine ira de mal en pis.
En chemin, ils rencontrent une voisine qui se rend à l'étable, chaussée de bottes en caoutchouc. La voisine s'arrête : "qu'est ce qu'il a, votre chien ? On dirait qu'il boîte !" Tereza répond : "il a un cancer. Il est condamné", et elle sent sa gorge se serrer et elle a du mal à parler. La voisine aperçoit les larmes de Tereza et se met presque en colère : "Bon Dieu, vous n'allez tout de même pas pleurer pour un chien !" Elle n'a pas dit çà méchamment, elle est brave, c'est plutôt pour consoler Tereza. Tereza le sait, elle habite le village depuis assez longtemps pour comprendre que si les paysans aimaient leurs lapins comme elle aime Karénine, ils ne pourraient en tuer aucun et ne tarderaient pas à creuver de faim parmi leurs animaux. Pourtant la remarque de la voisine lui paraît hostile. "Je sais", répond-elle sans protester, mais elle s'empresse de se détourner et poursuit son chemin. Elle se sent seule avec son amour pour son chien. Elle songe avec un sourir mélancolique qu'elle doit le cacher plus jalousement que s'il fallait dissimuler une infidélité. L'amour qu'on porte à un chien scandalise. Si la voisine apprenait qu'elle trompait Tomas, elle lui taperait gaiement dans le dos d'un air complice !
Donc elle poursuit son chemin avec ses génisses qui se frottent les flancs l'une contre l'autre, et elle se dit que ce sont des bêtes très sympathiques. paisibles, sans malice, parfois d'une gaieté puérile : on croirait de grosses dames dans la cinquantaine qui feraient semblant d'avoir quatorze ans. Il n'est rien de plus touchant que des vaches qui jouent. Tereza les regarde avec tendresse et se dit (c'est une idée qui lui revient irrésistiblement depuis deux ans) que l'humanité vit en parasite de la vache comme le ténia vit en parasite de l'homme : elle s'est collée à leur pis comme une sangsue. L'homme est un parasite de la vache, c'est sans doute la définition qu'un non-homme pourrait donner de l'homme dans sa zoologie.

On peut voir dans cette définition une simple plaisanterie et en sourire avec indulgence. Mais si Tereza la prend au sérieux, elle s'engage sur une pente glissante : ces idées-là sont dangereuses et l'éloignent de l'humanité. Déjà dans la Genèse, Dieu a chargé l'homme de règner sur les animaux mais on peut expliquer cela en disant qu'il n'a fait que lui prêter ce pouvoir. L'homme n'était pas le propriétaire mais seulement le gérant de la planète, et il aurait un jour à rendre compte de sa gestion. Descartes a accompli le pas décisif : il a fait de l'homme "le maître et le possesseur de la nature". Que ce soit précisément lui qui nie catégoriquement que les animaux ont des droits à une âme, voilà à coup sûr une profonde coïncidence. L'homme est le propriétaire et la maître tandis que l'animal, dit Descartes, n'est qu'un automate, une machine animée, une "machina animata". Lorsqu'un animal gémit, ce n'est pas une plainte, ce n'est que le grincement d'un mécanisme qui fonctionne mal. Quand la roue d'une charrette grince, çà ne veut pas dire que la charrette a mal, mais qu'elle n'est pas graissée. Il faut interpréter de la même manière les plaintes de l'animal et il est inutile de se lamenter sur le chien qu'on découpe vivant dans un laboratoire.
Les génisses broutent dans une prairie, Tereza est assise sur une souche et Karénine est étendue à ses pieds, la tête posée sur ses genoux. Tereza se souvient d'une dépêche de deux lignes qu'elle a lue dans le journal voici une douzaine d'années : il était dit que dans une ville de Russie tous les chiens avaient été abattus. Cette dépêche, discrète et apparemment sans importance, lui avait fait sentir pour la première fois l'horreur qui émanait de ce trop grand voisin.
C'était une anticipation de tout ce qui est arrivé ensuite : dans les deux premières années qui suivirent l'invasion russe, on ne pouvait pas encore parler de terreur. Etant donné que presque toute la nation désapprouvait le régime d'occupation, il fallait que les Russes trouvent parmi les Tchèques des hommes nouveaux et les portent au pouvoir. Mais où les trouver, puisque la foi dans le communisme et l'amour de la Russie étaient chose morte ? Ils allèrent les chercher parmi ceux qui nourrissaient en eux le désir de se venger sur la vie. Il fallait souder, entretenir, tenir en alerte leur agressivité. Il fallait d'abord l'entraîner contre une cible provisoire. Cette cible se furent les animaux.
Les journaux commencèrent alors à publier des séries d'articles et à organiser des campagnes sous formes de lettres de lecteurs. Par exemple, on exigeait l'extermination des pigeons dans les villes. Exterminés, ils le furent bel et bien. Mais la campagne visait surtout les chiens. Les gens étaient encore traumatisés par la catastrophe de l'occupation, mais dans les journaux, à la radio, à la télé, il n'était question que des chiens qui souillaient les trottoirs et les jardins publics, qui menaçaient ainsi la santé des enfants et qui ne servaient à rien mais qu'il fallait pourtant nourrir. On fabriqua une véritable psychose, et Tereza redoutait que la populace excitée ne s'en prît à Karénine. Un an plus tard, la haine accumulée (d'abord essayée sur les animaux) fut pointée sur sa véritable cible : l'homme. Les licenciements, les arrestations, les procès commencèrent. Les bêtes pouvaient enfin souffler.
Tereza caresse la tête de Karénine qui repose paisiblement sur ses genoux. Elle se tient à peu près ce raisonnement : il n'y a aucun mérite à bien se conduire avec ses semblables. Tereza est forcée d'être correcte avec les autres habitants du village, sinon elle ne pourrait pas y vivre, et même avec Tomas, elle est obligée de se conduire en femme aimante car elle a besoin de Tomas. On ne pourra jamais déterminer avec certitude dans quelle mesure nos relation avec autrui sont le résultat de nos sentiments, de notre amour, de notre non-amour, de notre bienveillance ou de notre haine, et dans quelle mesure elles sont d'avance conditionnées par les rapports de force entre individus.
La vraie bonté de l'homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu'à l'égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande faillite de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres découlent.

Une génisse s'est approchée de Tereza, s'est arrêtée et l'examine longuement de ses grands yeux bruns. Tereza la connaît. Elle s'appelle Marguerite. Elle aurait aimé donner un nom à toutes ses génisses, mais elle n'a pas pu. Il y en a trop. Avant, il en était encore certainement ainsi voici une trentaine d'années, toutes les vaches du village avaient un nom. (Et si le nom est le signe de l'âme, je peux dire qu'elles en avaient une, n'en déplaise à Descarte). Mais le village est ensuite devenu une grande usine coopérative et les vaches passent toute leur vie dans leurs deux mètres carrés d'étable. Elles n'ont plus de nom et ce ne sont plus que des "machina animatae". Le monde a donné raison à Descartes.

J'ai toujours devant les yeux Tereza assise sur une souche, elle caresse la tête de Karénine et songe à la déroute de l'humanité. En même temps, une autre image m'apparaît : Nietzsche sort d'un hôtel de Turin. Il aperçoit devant lui un cheval et un cocher qui le frappe à coups de cravache. Nietzsche s'approche du cheval, il lui prend l'encolure entre les bras sous les yeux du cocher et il éclate en sanglots.
Cà se passait en 1889 et Nietzsche s'était déjà éloigné, lui aussi, des hommes. Autrement dit : c'est précisément à ce moment-là que s'est déclarée sa maladie mentale. Mais selon moi, c'est bien là ce qui donne à son geste sa profonde signification. Nietzsche était venu demander au cheval pardon pour Descartes. Sa folie (donc son divorce d'avec l'humanité) commence à l'instant où il pleure sur le cheval.
Et c'est ce Nietzsche-là que j'aime, de même que j'aime Tereza, qui caresse sur ces genoux la tête d'un chien mortellement malade. Je les vois tous deux côte à côte : ils s'écartent tous deux de la route où l'humanité, "maître et possesseur de la nature", poursuit sa marche en avant.

(Milan Kundera - L'insoutenable légèreté de l'être)

 


Posté le 28/04/2008 | 32 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

petit texte



Petit texte :

"
1

L'éternelretour est une idée mystérieuse et, avec elle, Nietzsche a mis bien des philosophes dans l'embarras : penser qu'un jour tout se répétera comme nous l'avons déjà vécu et que même cette répétition se répétera encore indéfiniment ! Que veut dire ce mythe loufoque ?
Le mythe de l'éternel retour affirme, par la négation, que la vie qui disparaît une fois pour toutes, qui ne revient pas, est semblable à une ombre, est sans poids, est morte d'avance, et fût-elle atroce, belle, splendide, cette atrocité, cette beauté, cette splendeur ne signifie rien. Il ne faut pas en tenir compte, pas plus que d'une guerre entre deux royaumes africains du XIVème siècle, qui n'a rien changé à la face du monde, bien que trois cent mille Noirs y aient trouvé la mort dans d'indescriptibles supplices.
Cela changera-t-il quelque chose à la guerre entre deux royaume africains du XIVème siècle si elle se répète un nombre incalculable de fois dans l'éternel retour?
Oui : elle deviendra un bloc qui se dresse et perdure, et sa stupidité sera sans rémission.
Si la Révolution française devait éternellement se répéter, l'historiographie française serait moins fière de Robespierre. Mais comme elle parle d'une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu'un duvet, elles ne font pas peur. Il y a une infinie différence entre un Robespierre qui n'est apparu qu'une seule fois dans l'histoire et un Robespierre qui reviendrait éternellement couper la tête aux Français.
Disons donc que l'idée de l'éternel retour désigne une perspective où les choses ne nous semblent pas telles que nous les connaissons : elles nous apparaissent sans la circonstance atténuante de leur fugacité. Cette circonstance atténuante nous empêche en effet de prononcer un quelconque verdict. Peut-on condamner ce qui est éphémère ? Les nuages orangés du couchant éclairent toute chose du charme de la nostalgie ; même la guillotine.
Il n'y a pas longtemps, je me suis surpris dans une sensation incroyable : en feuilletant un livre sur Hitler, j'étais ému devant certaines de ses photos ; elles me rappelaient le temps de mon enfance ; je l'ai vécu pendant la guerre ; plusieurs membres de ma famille ont trouvé la mort dans des camps de concentration nazis ; mais qu'était leur mort auprès de cette photographie d'Hitler qui me rappelait un temps révolu de ma vie, un temps qui ne reviendrait pas?
Cette réconciliation avec Hitler trahit la profonde perversion morale inhérente à un monde fondé essentiellement sur l'inexistence du retour, car dans ce monde-là tout est d'avance pardonné et tout y est donc cyniquement permis..."

KUNDERA - L'insoutenable légèreté de l'être.

http://www.pascal-marguet.com/pages/news/numero113.htm

Posté le 28/04/2008 | 29 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Besoin d'amour



     
Besoin d'amour
       

       
         
         

aziz8@linuxmail.org

      Cher ami spirituel,

Je ressens un grand besoin d'être aimé. N'ayant pas de conjointe, je me sens en manque d'amour. Je questionne ce besoin. Est-ce que je le crée et je l'entretiens par ma pensée? Est-ce parce que je ne m'aime pas moi-même que j'ai besoin de me sentir aimé par d'autres? Est-ce un besoin naturel, comme la faim et la soif, dont je ne peux me libérer ou bien pourrai-je m'en libérer et comment? J'explore aussi le principe de donner l'amour inconditionnel au lieu d'être en attente de le recevoir.

Merci pour votre aide.

 

       
         

Jidhu Krishnamurti

      Si vous êtes réellement disposé à questionner ce besoin, vous allez découvrir que ce que vous appelez «amour» est en réalité une quête de confort et de sécurité. Personne ne trouve l'amour dans une relation (il faudrait bien sûr définir ce que nous entendons par ce mot) mais on peut y chercher la sécurité et d'autres avantages, comme un partenaire sexuel ou une cuisinière, quelqu'un qui nous aide à passer les moments difficiles. Toutes ces choses sont volontiers appellées «amour» par tout le monde, pourtant, si nous observons réellement ce qui se passe entre un homme et une femme, nous voyons beaucoup d'arrangements, d'intérêts personnels, d'égocentrisme. Le compagnon ou la compagne ne sont finalement là que comme des objets pour satisfaire nos «besoins». Où est l'amour dans une telle relation?

Mais il ne faut pas se voiler la face, c'est en regardant ce qui est, tel que cela est, que nous pouvons vivre avec ce qui est.

Ce besoin que vous dénoncez est en même temps irrépressible, vous l'avez constaté. J'ai «grand besoin», dites-vous et, en même temps, vous affirmez «comment m'en libérer»? Comment allez-vous vous libérer de quelque chose dont vous êtes certain que vous avez «un grand besoin»? Comment allez-vous parvenir à vous en débarrasser?

La question qui se pose à vous en fait, si vous acceptez qu'il est sans doute immature de vouloir se débarrasser de quoi que ce soit, est de savoir si vous allez continuer à vivre les relations telles que je les ai décrites ou si vous êtes disposé à vous libérer de vos images. Vous êtes en effet habité par des images, image de la femme idéale, image de votre partenaire, image d'une partenaire du passé et toutes ces images vous séparent de l'autre à tout moment. Ce que vous appelez «amour» jusqu'à aujourd'hui est une relation que vous entretenez avec vos images intérieures.

Pour être réellement en relation avec la personne qui vous accompagne il est nécessaire de faire silence en soi et je ne parle pas d'un effort méditatif comme on en trouve sur le marché mais d'un véritable silence que les mots ne peuvent décrire et dans lequel les images disparaissent et laissent la place à une vigilance qui permet d'être absolument présent à ce qui est, un événement, un paysage, une personne, sans obstacle et dans une relation qui pourrait alors être appelée «amoureuse».

J. Krishnamurti

Posté le 27/04/2008 | 44 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

la douceur

----- Original Message -----
From: Capucine
To: CAPUCINE
Sent: Saturday, April 19, 2008 5:20 PM
Subject: La douceur

Je ne résiste pas au plaisir de vous renvoyer les photos de deux amours partageant leur tendresse...
La vie est ce que l’on en fait, pas vrai ?


 

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Posté le 20/04/2008 | 14 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

quelques extraits de Satprem, un français vivant retiré en Inde depuis plus de 40 ans:

quelques extraits de Satprem, un français vivant retiré en Inde depuis plus de 40 ans:

la suprême aventure de l'homme
• Je me fichais de " Dieu " ou quoi que ce soit, j’étais aussi anti-religieux que possible, mais je voulais le " ça " de mon être, qui est comme la suprême possibilité et la suprême aventure de l’homme.

la spiritualité
• Si " spirituel " il y avait, je voulais le toucher dans mon corps, dans chaque seconde de ma vie.

l'espèce nouvelle
• J’ai promené mon feu jusqu’à ce qu’il m’amène à la porte de l’Autre Chose : l’aventure de l’espèce nouvelle qui est vraiment l’aventure de l’homme-pas-encore.

la matière
• Nous ne connaissons rien, ni de l’esprit, ni de la matière surtout. Nous connaîtrons et vivrons la Matière vraiment lorsque nous aurons découvert ce qu’elle est vraiment, dans notre corps, c’est-à-dire quand nous serons vraiment sortis de la prison mentale du faux petit homme que nous sommes, pour émerger dans la Matière directe, telle qu’elle est, sans revêtement mental et sans électronique de remplacement.
La vraie raison du pourquoi l’on est dans cette peau : pas la raison " spirituelle ", la raison matérielle. Et au bout du compte, on s’apercevra peut-être que l’Esprit, c’est la Matière même. Il faut expérimenter. Il faut voir. Il n’y a rien à croire, il y a tout à voir.

le mystère de la matière
• Les savants eux-mêmes ne savent pas très bien ce qu’est la matière. Nous sommes une matière revêtue de toutes sortes de couches minérales, végétales, animales, mentales surtout. La matière est quelque chose qui est caché là-dessous. Ce n’est pas ce que nous voyons ni ce que nos instruments peuvent voir, qui sont seulement le prolongement de notre propre intellect. La matière, c’est le grand mystère, c’est le premier et le dernier de tous les mystères.

les couches de conscience
• Non plus monter mais descendre, descendre vers cette matière, c’est-à-dire, traverser toutes les couches de consciences et d’habitudes, qui revêtent ce quelque chose de primordial qui est la matière vraie. Aurobindo et Mère ont trouvé toutes ces couches, et tout au fond, une autre conscience, une conscience cellulaire.

l'espèce nouvelle
• Voilà la matière de l’espèce nouvelle… Le premier levier a toujours été dans la matière; c’est elle qui doit opérer sa propre transformation, la matière pure, non recouverte de toutes les couches qui ont servi à l’enfermer, à la limiter, à l’individualiser, à la solidifier.

la naissance de la conscience nouvelle
• C’est ce que nous sommes en train de vivre : pas seulement la démolition de l’ancien, mais quelque chose de très nouveau qui est en train de naître, une conscience nouvelle traversant les débris des vieilles structures. Cela se traduit par toutes sortes d’aberrations : des drogues, des Églises, des sectes… Une perception nouvelle essaie de frayer son chemin. Tout le monde attend autre chose, sous une forme ou sous une autre.

le feu du besoin
• Il faut un feu de besoin, quelque part dans le cœur. Le besoin a toujours été la clé, partout et toujours. On ne devient que selon son besoin. Quand une espèce est en train de mourir, il faut un autre oxygène, quelque chose d’autre qui fera qu’elle survivra… Il s’agit d’un besoin d’être, besoin d’une réalité concrète au milieu de la ruée des choses, d’une permanence légère au milieu de leur épaisseur, d’une lumière douce au milieu de l’obscurité… Ce besoin est un feu qui nettoie, purifie.

l'Amour
• On peut l’appeler l’Amour, ou de plusieurs autres façons. C’est quelque chose qui brûle. Dès qu’on met les qualificatifs dessus, ça s’humanise, ça devient mental ou affectif, alors que c’est beaucoup plus essentiel que tout cela.

le divin au fond de soi
• Il n’est pas nécessaire de rencontrer un maître, ni qui que ce soit. Il n’y a qu’à promener dans sa vie son besoin d’être, son feu d’être. Ce besoin, c’est le gourou en personne, c’est le Divin au fond de soi, c’est la Lumière même au fond de soi-même. Qu’a-t-on besoin d’aller écouter la bonne parole de celui-ci ou de celui-là?

le chemin du besoin d'être
• Si la fleur pousse et s’épanouit, c’est qu’elle cherche le soleil; c’est aussi simple que ça. Si l’on cherche des billets de banque ou de la philosophie, on aura des billets de banque ou de la philosophie, et c’est tout. Mais si l’on a réellement besoin d’ÊTRE, au milieu de cette marée gluante de conscience obscurcie, alors, quelque chose s’allume dedans et ça, c’est le Chemin.

l'évolution
• L’évolution, c’est celle de la matière et de la conscience dans la matière. Erreur de croire que l’homme est le suprême échelon de l’évolution.

le supramental
• Le Supramental, c’est la conscience qui est au cœur de la matière.

la mue terrestre
• C’est ce qui est en train de se préparer, une " terre nouvelle ". Mais pour qu’une terre nouvelle se fasse, il faut évidemment que la vieille terre change de peau. Nous assistons à cette mue.

Satprem

Posté le 31/03/2008 | 53 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

texte envoyé par J Claude Hubert



" Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit parce que je
n'étais pas juif !
Quand ils sont venus chercher les francs-maçons, je n'ai rien dit parce
que je n'étais pas franc-maçon !
Quand ils sont venus chercher les chrétiens, je n'ai rien dit parce que
je n'étais pas chrétien !
Quand ils sont venus chercher les musulmans, je n'ai rien dit parce que je
n'étais pas musulman !
Quand ils sont venus chercher les sous-préfets, je n'ai rien dit parce que
je n'étais pas sous-préfet !
Et quand ils sont venus me chercher, je n'ai rien dit parce qu'il n'y
avait plus personne pour me défendre !

Posté le 25/03/2008 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Avis d'un humaniste sur les gens d'église : un extrait de l'Eloge de la Folie.






Avis d'un humaniste sur les gens d'église : un extrait de l'Eloge de la Folie.



" Voici ceux qu'on appelle ordinairement religieux ou moines, quoique ces deux noms ne leur conviennent nullement, puisqu'il n'y a peut-être personne qui ait moins de religion que ces prétendus religieux...

La plupart de ces gens-là ont tant de confiance dans leurs cérémonies et leurs petites traditions humaines, qu'ils sont persuadés que ce n'est pas trop d'un paradis pour les récompenser d'une vie passée dans l'observation de toutes ces belles choses. Ils ne pensent pas que Jésus-Christ, méprisant toutes ces vaines pratiques, leur demandera s'ils ont observé le grand précepte de la charité.*

L'un montrera sa bedaine farcie de toutes sortes de poissons , l'autre videra mille boisseaux de psaumes, récités à tant de centaines par jour ; un autre comptera ses myriades de jeûnes, où l'unique repas du jour lui remplissait le ventre à crever ; un autre fera de ses pratiques un tas assez gros pour surcharger sept navires , un autre se glorifiera de n'avoir pas touché à l'argent pendant soixante ans, sinon avec les doigts gantés, un autre produira son capuchon, si crasseux et si sordide qu'un matelot ne le mettrait pas sur sa peau ; un autre rappellera qu'il a vécu plus de onze lustres au même lieu, attaché comme une éponge ; un autre prétendra qu'il s'est cassé la voix à force de chanter ; un autre qu'il s'est abruti par la solitude ou qu'il a perdu, dans le silence perpétuel, l'usage de la parole.

Mais le Christ arrêtera le flot sans fin de ces glorifications: "Quelle est, dira-t-il, cette nouvelle espèce de Juifs ? Je ne reconnais qu'une loi pour la mienne ; c'est la seule dont nul ne me parle. Jadis, et sans user du voile des paraboles, j'ai promis clairement l'héritage de mon père, non pour des capuchons, petites oraisons ou abstinences, mais pour les oeuvres de foi et de charité."
http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/erasme.humanisme.html

Posté le 13/03/2008 | 23 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Leon Bloy

Enfin, quand il dénonce le peu de charité des Assomptionnistes ou quand il clame son aversion pour le pontificat de Léon XIII, c’est avec les représentants les plus éminents son propre camp qu’il se met en porte à faux. Le ton du plaidoyer est sans appel : « Personne n’a dit aussi fortement que moi l’injustice des catholiques, leur avarice infâme, leur égoïsme fangeux, leur poltronnerie à faire vomir, leur sottise, leur mépris stupide pour ne pas dire leur haine de tout ce qui est intellectuel, indépendant et généreux. » Et ailleurs : « J’affirme nettement, avec une autorité absolue, que le monde catholique moderne est un monde réprouvé, damné, rejeté absolument, irrémédiablement, un monde infâme dont le Seigneur Jésus a soupé de la façon la plus complète, un miroir d’ignominie où il ne peut pas se regarder sans avoir peur comme à Gethsémani. »
http://www.sitartmag.com/lbloy.htm

Posté le 13/03/2008 | 20 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

ALLEZ FRANCE, .... REVEILLE - TOI

 ALLEZ  FRANCE, ....  REVEILLE - TOI

Mais où vas-tu beau Pays de FRANCE ?  Mais où vas-tu donc ?
Ce n'est pas parce qu'un Monde fou, totalement déboussolé s'est lancé
dans une absurde et suicidaire 'fuite avant', Technico-Economique,
qu'il faille bêtement lui emboîter le pas ! Ce n'est pas parce qu'une
'Mondialisation Financiarisée' s'est déclaré à elle-même, une << Guerre
Argentifère >> qui n'ose pas dire son nom, qu'il faille la suivre sans
réfléchir. Oui, pourquoi faudrait-il donc que la France s'inscrive
dans cette aberrante et stupide compétition internationale, dans cette
monstrueuse 'connerie' inhumaine qui se révèle être, chaque jour
davantage, plus meurtrière encore qu'un véritable conflit  armé.

SARKOZY un Homme du Futur,... ou du Passé ?
Mais où vas-tu beau Pays de FRANCE ?
Ce n'est pas parce qu'un Président malade d'un ego démesuré, t'a
récemment conquise par une O.P.A. falsifiée, que tu doives te laisser
manipuler et lui obéir sans rien dire ! Le fait qu'il te promette un
bel avenir mais qu'il n'agisse qu'en copiant le passé, devrait te
faire réfléchir ! Car en effet, ces retours répétés à des temps
aujourd'hui révolus, sont quand même symptomatiques. Notre Président
n'aurait-il pas un problème psy N'aurait-il pas la phobie du futur ?
Parce que si l'on y réfléchit quelque peu : Réveiller les querelles de
religions des temps passés, en y ajoutant même les sectes,... revenir au
'travailler plus,' des Maîtres des Forges du début de l'ère
industrielle,... s'acharner sur les Noirs et les Basanés, comme s'il
regrettait les tristes temps du colonialisme... inciter au  'Devoir de
Mémoire', pour ressasser sans cesse les souvenirs des dernières
guerres, des victimes de la Shoah, faire lire et relire la lettre de
Guy Moquet,... relancer les leçons de morale et les anciens fondamentaux
de l'école de nos Instits d'antan,... etc..., ne sont quand même pas des
actes de foi envers un avenir radieux, envers des lendemains qui
chantent ! Oui, que peut donc bien signifier cette nostalgie d'un
passé, qu'il n'a même pas connu ! Surprenant non ! .... Est-ce grave
Docteur ?

Une Mondialisation encore à inventer.
Aujourd'hui, on ne nous parle plus que de croissance, de concurrence,
de productivité, de progrès, au point que l'on se laisse
inconsciemment, aspirer par une spirale argentifère mondiale qui n'a
aucun sens, et surtout, ni aucune raison d'être. Mais qui
malheureusement, commence sérieusement à mettre toute la Planète Terre
en péril !
Et d'évidence, ceux qui mettent notre Planète en péril, ce ne sont pas
ces milliards de paumés et de 'laissés-pour-compte' des pays riches,
ni  tous les affamés des Pays pauvres, mais bien plutôt ces castes
d'ambitieux  profiteurs et prédateurs qui, tout à la fois et sans
vergogne, exploitent les Hommes, polluent l'atmosphère et assèchent
toutes les richesses de la Terre !
Il serait quand même temps de mettre de l'ordre sur notre planète, car
vue de là-haut, elle doit faire quelque peu désordre. Cela n'est pas
étonnant quand on sait que l'Humanité se développe depuis l'aube des
temps, dans l'anarchie la plus totale, à 'la va je te pousse', selon
l'humeur du temps et la mégalomanie ambiante. Et, il en sera de même
pour notre Mondialisation, sauf si, prenant conscience de nos
responsabilités nous bâtissions un  Projet de << Développement  Durable

>>. Parce qu'on le veuille ou non, la Mondialisation est inéluctable,

elle est inscrite dans l'évolution de l'Humanité. Mais soyons
raisonnables, entre une 'Mondialisation Financiarisée', génératrice de
toutes les explosions sociales et une 'Mondialisations Rétrograde' qui
nous ramènerait à l'âge des cavernes, il y a la place pour une
'Mondialisation Durable'. Pour une Mondialisation intelligente,
humaine et pérenne, qui ménage et les Hommes et la Planète !

Une Mondialisation Totalement Financiarisée.
Malheureusement, selon la fameuse << théorie des emmerdements >> connues
de tous les stratèges, un problème ne vient jamais seul ! Ainsi, au-
delà de la catastrophe planétaire qui se profile à l'horizon et que
nous continuons de concocter tranquillement et presque sereinement,
s'ajoute une 'abracadabrantesque' catastrophe financière qui risque de
provoquer à très, très court terme, une explosion socio-économique
mondiale d'une ampleur sans précédent. Tous les responsables
financiers sont devenus fous ! Comme plus rien ne les arrête, ni
éthique, ni limites, ils inventent des produits fictifs de plus en
plus sophistiqués. Ils parlent même << d'Industrie Financière >>, comme
si vendre et revendre et parfois plusieurs fois, le même argent et qui
de plus ne leur appartient pas, crée de la Valeur Ajoutée comme une
industrie ! Le montage financier des 'subprimes' inventé par les
banquiers Américains, est l'exemple parfait de cette folie des
'grandeurs' argentifères ! L'ambition et l'appât du gain, font que
l'on achète et que l'on vend du vent ! Du vent que l'on  gonfle et
regonfle, dans une bulle jusqu'à ce qu'elle explose !
Et cela, sans parler des spéculations et fraudes boursières, qui
atteignent aujourd'hui des niveaux record ! Ce qui vient de se passer
à la Société Générale est très significatif. Un 'trader', un seul,
leur a fait perdre en quelques mois, la bagatelle de 5 Milliards !
Tout le monde ne retient que ce montant historique ! Mais il faut
également retenir : d'une part, que dans le même temps, ce même garçon
aurait pu, à l'inverse, leur faire 'gagner ' la même somme et cela
peut-être même, sans qu'ils s'en rendent compte ; et d'autre part,
pour que cette même banque puisse perdre une telle somme sans
sourciller et qu'elle puisse même, en plus, déclarer des bénéfices, il
faut que ses clients soient sacrément sur-sur-exploités ! Des gentils
pigeons pour des rapaces de haut vol !

Une Léthargie Mondiale et Nationale coupable.
Mais ce qui est surprenant en ce début de 3 ème millénaire, c'est que
devant la catastrophe planétaire annoncée, devant l'évolution
mortifère prévisible de l'Humanité, personne ne dise rien. Nous savons
tous pourtant, grâce à nos moyens d'informations et de communications
de plus en plus perfectionnés et à nos connaissances scientifiques,
que par l'irresponsabilité des Clercs qui gouvernent le Monde, la
Société Humaine est irrémédiablement condamnée ! Oui, tout le monde le
sait, mais tout le monde s'en fout !  Personne ne réagit, personne ne
se révolte ! A croire que complètement englués dans une juteuse 'sauce
financière' mondiale, tous les Terriens sont devenus des zombies !
Mais pour nous autres, Français, nous devons doubler nos efforts, car
à la catastrophe planétaire annoncée et à la catastrophe financière
qui vient de commencer, nous devons, nous, ajouter en plus, la
catastrophe 'Sarkozienne', que nous subissons déjà depuis quelques
mois ! Ceux qui l'ont élu en Mai dernier en pensant qu'il serait notre
Chevalier Bayard, sans peur et sans reproche, qui nous sauverait de la
prééminence du Veau d'Or, doivent sacrément déchanter. L'argent, vous
pensez, il ne pense qu'à ça ! A croire que, comme Obélix, il est tombé
tout petit dans le chaudron de la potion magique,...du fric !

Allez France ! Réveille-toi !
La Planète, que 6 milliards de sangsues sucent à mort, va mal !
L'Humanité, que des grands voyous financiarisent à l'excès, va mal !
Et la France, qu'un Président mal intentionné veut mettre à sa botte,
va mal aussi ! Alors, Patrie des Droits de l'Homme, réveille-toi !  Et
puisqu'à ce jour, il n'y a personne qui se lève, ni aucun Pays qui
réagisse, c'est peut-être parce que ce doit être encore à toi, France,
de montrer le chemin ! Il est donc temps que tu prennes conscience de
ton Destin et de ton Devoir ! Oui Devoir, car Pays multi-ethniques, à
l'art de vivre quelque peu particulier et à l'exception culturelle
reconnue, tu constitues un laboratoire sociétal idéal, qui peut et qui
doit servir au reste du Monde ! Précisons qu'il ne s'agit pas
d'orgueil ou d'arrogance de la part des Français, comme certains
pourraient le penser, mais tout simplement d'un constat que l'Histoire
a maintes fois confirmé.
Quand un Pays a enfanté des Hommes comme : Charlemagne, le Roi Soleil,
les Philosophes du Siècle des Lumières, Napoléon et de Gaulle, et
qu'il a aussi, généré des grands évènements comme : la  'Révolution
Française de 1789', la 'Déclaration des Droits de l'Homme' et la Loi
sur la Laïcité, les 'Congés annuels payés', la 'Semaine de 40 Heures',
la 'Révolte des Jeunes de MAI 68', la 'R.T.T. à 35 Heures', cette
grande avancée sociale qui reviendra obligatoirement un jour,....eh,
bien  ce Pays, a le Droit et surtout le Devoir d'éveiller et de faire
émerger en premier, le sens de l'évolution que doit prendre
l'Humanité, pour parvenir au Bonheur Terrestre !

Une Révolte Intelligente des  Consommateurs.
Pour faire bouger les choses, en ce début de ce 3ème Millénaire,
inutile d'employer les vieilles et dures méthodes du passé : grèves
dans les Entreprises, descentes dans la rue, manifestations violentes
et même Révolutions. A notre époque, un Système de << grèves
tranquilles des Consommateurs >>, sans violences ni effusions de sang,
qui est encore à étudier et à inventer, devrait se révéler bien plus
efficace ! Car en effet aujourd'hui, à l'heure de la Mondialisation,
ce sont les Consommateurs qui font tourner le Monde ! Et
Consommateurs, nous le sommes tous. Alors Consommateurs de tous Pays,
donnons nous la main. Unissons-nous, organisons-nous et créons, des
institutions adéquates (genre syndicats), pour défendre les intérêts
et des Hommes et de la Planète ! Prenons conscience de la puissance
inouïe qu'aurait notre pouvoir. A l'aide de notre arme absolue, << La
Grève des Achats >>, nous pourrions modifier l'ordre des choses et
humaniser ...

http://groups.google.com/group/fr.soc.environnement/browse_thread/thread/92b1b833e60c2ae5?hl=fr


Posté le 08/03/2008 | 30 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

"Leçons de vie""

J'aime beaucoup ce texte que je voulais vous faire partager sur l'amour inconditionnel :

Extrait du livre de Elisabeth Kübler-Ross et David Kessler ""Leçons de vie""

Chapitre 2 - La leçon de l'amour

L'amour - que nous avons tant de mal à définir - est la seule expérience humaine véritablement réelle et durable. Il est le contraire de la peur ; il est l'essence de toute relation, le cœur de la créativité, le pouvoir des pouvoirs. Il est ce qu'il y a de plus complexe dans l'être humain. Il est la source du bonheur, l'énergie qui nous relie les uns aux autres et qui vit en nous.
L'amour n'a rien à voir avec la connaissance, l'éducation ou l'autorité. Il se situe au-delà du comportement. C'est en outre le seul bienfait de la vie que l'on ne peut pas perdre. Enfin, c'est la seule chose que l'on peut vraiment donner. Dans un monde d'illusions, de rêves et de vide, l'amour est source de vérité.
Cependant, malgré sa puissance et sa grandeur, il est insaisissable. Certains passent toute leur existence à le chercher. Nous craignons de ne jamais le trouver, et quand nous le découvrons, nous craignons de le perdre ou le considérons comme acquis, de peur qu'il nous échappe.
Notre conception de l'amour est celle que l'on nous a inculquée durant notre enfance. L'image la plus commune est celle de l'idéal romantique : on rencontre l'âme sœur, on se sent merveilleusement bien et l'on pense que ce bonheur durera toute la vie. Bien sûr, on a le cœur brisé quand, dans la réalité, on est confronté à un quotidien qui n'a plus grand-chose de romantique, quand on s'aperçoit que l'amour que l'on donne et reçoit est généralement conditionnel. Même les sentiments que l'on éprouve pour les siens ou pour ses amis sont fondés sur des attentes et des conditions. Inévitablement, celles-ci ne sont pas satisfaites, et la réalité de la vie quotidienne prend peu à peu l'aspect d'un cauchemar. Une fois ces illusions romantiques balayées, on se réveille dans un monde d'où cet amour, dont on rêvait, enfant, est absent. Alors, d'un point de vue adulte, on perçoit l'amour lucidement, avec réalisme et amertume.
Fort heureusement, l'amour authentique auquel tout le monde aspire est possible, mais l'approche que nous en avons ne nous permet pas de le découvrir. Il ne s'agit pas de rêver à l'âme sœur ou à l'ami parfait. La plénitude qu nous recherchons est présente en nous, ici et maintenant. Il suffit de s'en souvenir.
La plupart d'entre nous aspirent à un amour inconditionnel, fondé sur ce que nous sommes plutôt que sur ce que nous faisons ou non. Les plus chanceux d'entre nous le connaîtront peut-être, pendant quelques minutes durant toute leur existence. C'est triste à dire, mais l'amour que nous recevons est presque toujours conditionnel. Nous sommes aimés pour notre altruisme, pour notre compte en banque, pour notre drôlerie, pour la manière dont nous traitons nos enfants ou tenons notre maison, et ainsi de suite. Il est très difficile d'aimer les autres tels qu'ils sont. On pourrait même dire que nous recherchons des raisons de ne pas les aimer..........

..........On ne peut se sentir heureux et en paix dans une relation d'amour que si l'on élimine les conditions auxquelles elle était soumise. Malheureusement, d'une manière générale, plus on aime quelqu'un , plus l'amour est conditionnel. On nous a inculqué dans l'enfance qu'il s'agissait d'une règle - on peut même dire que l'on a été conditionné à cette vision des choses. Pour modifier cette idée préconçue, il faut donc passer par un difficile processus de désapprentissage. Il est illusoire d'espérer un amour inconditionnel et absolu, mais un amour authentique et durable est tout à fait possible. Une des rares relations marquées par un amour inconditionnel est celle que l'on noue avec les tout petits enfants, car ils se fichent complètement de nos activités, de notre compte en banque, ou de nos accomplissements. Ils nous aiment, un point c'est tout. Par la suite, nous les conditionnons en les récompensant quand ils nous sourient ou obtiennent de bonnes notes à l'école, ou lorsqu'ils sont "sages". Nous avons beaucoup à apprendre des sentiments que nous portent nos enfants. Si nous les aimions sans conditions, un peu plus longtemps, nous créerions un monde très différents.
Les conditions auxquelles nous soumettons l'amour contrarient fortement notre relation à l'autre. En les éliminant, nous découvrirons de nouveaux aspects merveilleux de l'amour.
Le plus grand obstacle est la peur de ne pas être payé en retour. Si nous éprouvons que nous ne réalisons pas que le véritable amour consiste à donner et non à recevoir.
Si nous passons notre temps à évaluer l'amour reçu, non seulement nous ne nous sentirons jamais aimés, mais nous aurons le sentiments d'être systématiquement trompés. Non parce que ce serait une réalité, mais parce que le fait de "calculer" n'est pas un acte d'amour. Si vous éprouvez le sentiment d'être mal aimé, ce n'est pas parce que l'on ne vous aime pas, c'est parce que vous refoulez votre amour.
Quand vous vous disputez avec un proche, vous croyez être en colère à cause de ce que cette personne a fait ou non. En réalité, si vous êtes dans cet état, c'est parce que vous avez fermé votre coeur, parce que vous avez retenu votre amour. Vous ne devriez jamais en priver les autres, sous prétexte que, selon vous, ils ne le méritent pas. Et s'ils ne le méritaient jamais ?????? Allez-vous cesser pour toujours d'aimer votre mère, votre ami(e), votre frère, (et je rajoute perso : votre fille) ?????? En revanche, si vous exprimez vos sentiments malgré ce qu'ils ont pu faire, vous constaterez des changements, vous découvrirez le pouvoir infini de l'amour. Vous verrez que le cœur s'ouvre tout grand.
Pour être en mesure d'ouvrir son cœur, il faut faire l'effort de considérer les choses différemment. Si on le fer, si l'on est intolérant, c'est souvent parce que l'on ne comprend pas l'autre. On ne comprend pas pourquoi elle ne rappelle pas, ni pourquoi elle est aussi bruyante, alors on décide de ne plus l'aimer. Nous nous focalisons beaucoup trop sur nos blessures, notre chagrin, sur le traitement injuste que nous avons subi. En réalité, nous nous trahissons nous-même en refusant d'offrir notre sourire, notre compréhension, notre amour. Nous gardons par-devers nous le plus grand don que Dieu nous ait accordé. Le refus de donner son amour est bien plus grave que ce que l'autre a pu faire...........
..........La plupart d'entre nous, du fait de l'éducation reçue, ont une conception de ""l'amour"" comme celle ci : très tôt, nous apprenons à nous méfier des hommes, des femmes, du mariage, des parents, de la belle-famille, des collègues, des patrons et de la vie elle-même. Tout cela nous a été inculqué par des gens bien intentionnés qui pensaient agir pour notre bien. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils nous condamnaient ainsi à passer à coté de l'amour.
Pourtant, au tréfonds de notre être, nous savons que notre destin est de vivre et d'aimer pleinement, de vivre de grandes aventures durant toute notre existence. Il se peut que ce sentiment soit profondément enfoui, mais il est bien là, dans l'attente d'être révélé à la suite d'un évènement ou d'une conversation. Parfois, nous apprenons des leçons par des voies inattendues. Grâce aux enfants par exemple.

_________________
La vue de soi même est plus tragique que la plus bouleversante des visions nocturnes. Tel Orphée, l'homme spirituel doit aller chercher Eurydice dans son enfer.

Posté le 08/03/2008 | 34 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

L'évangile de Thomas dévoilé

L'évangile de Thomas dévoilé
[Onzième partie]

par Pierre Mestdagh


 

39

a dit jésus

les pharisiens et les scribes ont pris les clefs de la gnose

et ils les ont cachées

ni ils sont entrés eux-mêmes

ni ils ont laissé entrer ceux qui le voulaient

vous par contre soyez prudents comme les serpents

et purs comme les colombes

 

102

a dit jésus

malheur à eux les pharisiens

parce qu'ils ressemblent à un chien qui dort dans la mangeoire des bœufs

car ni il ne mange ni ne laisse les bœufs manger

Mt 10. 16 et 23. 13 - Lc 11. 52-54

Les vérités religieuses, que d'autres nous proposent, n'ont qu'une valeur relative… La critique de Jésus concerne ces gens là, qui s'imaginent être investies d'une connaissance de l'Inconnaissable et empêchent ainsi d'autres à s'engager dans la voie d'une recherche véritable : celle de la gnose. Le procès qu'il intente ici concerne la distinction entre une croyance , comme un ensemble de vérités conçues par l'homme concernant Dieu, d'une part, et la gnose ou la conscience religieuse, en tant que l'expérience propre à la conscience individuelle du lien qui nous unit à l'Être absolu, d'autre part.

Par delà le monde et suivant la diversité des cultures, les croyances les plus diverses se sont développées. La fascination pour un pouvoir absolu, qui transcende les limites terrestres, est universelle. Depuis que l'homme existe il s'est octroyé une connaissance d'une réalité absolue et l'a transmise à d'autres. Tant le judaïsme que le christianisme et l'islam ont leur source au Moyen Orient et leurs racines dans la bible hébraïque. Leur ancêtre commun est Abraham. Tous ils partagent une croyance en un Dieu unique, mais ils ont chacun leur vérité concernant la relation séparant l'homme de Dieu. Pour ces vérités tous invoquent une révélation divine que certains auraient reçue. Seulement voilà, cette révélation n'a pas été perçue de manière égale… Chacun d'eux reste pourtant convaincu de sa propre prédilection divine. Des confrontations fratricides, au nom de Dieu, Allah ou Jaweh, ont laissé et laissent toujours de sanglants sillons dans notre histoire. L'orgueil humain nécessite-t-il des preuves plus évidentes…?

Il y a connaissance et ignorance, réalité et fiction… Jamais un homme ne pourra en empêcher un autre de dissimuler son ignorance par une fabulation. Tout savoir humain porte la marque de ses restrictions. Reconnaître cela en nous-mêmes est un premier pas sur la voie de la connaissance de soi. Dans ce que nous croyons savoir, ce que nous reconnaissons comme une vérité, nous sommes initialement totalement dépendants d'autres. Si nous voulons atteindre une maturité adulte religieuse, nous devons mettre un terme à cette dépendance ! La voie de la gnose est une voie libératrice. Jamais ce cheminement là ne pourrait entraver la liberté d'autrui, ni être la cause de confrontations.

Quiconque impose à autrui sa propre vision religieuse comme une vérité absolue, commet une faute d'orgueil et porte en cela une grande responsabilité ! À toute connaissance il convient de servir, d'être libératrice , non d'asservir. Jamais, par sa gnose, Jésus usa-t-il de pouvoir…

La recommandation de Jésus à la fin du logion 39 concerne d'une part les autres et d'autre part nous-mêmes : soyez prudents comme les serpents et purs comme les colombes. La prudence nous rappelle la vigilance du pêcheur avisé au logion 8. Une pureté intérieure, semblable à celle de l'enfant de sept jours, est la condition pour ne plus tomber dans le piège, dont nous avons été les victimes.

 http://www.unisson06.org/dossiers/religion/evangile_thomas/evangile_thomas-11.htm


Posté le 08/03/2008 | 23 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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