Compassion Universelle

[Alerte-nature-maroc] La France aurait-elle un sursaut de bon sens? Espérons !

Bonjour à toutes et à tous,
 
Je voudrais bien adhérer aux propos de Mr le Ministre d'Etat Mr Jean-Louis Borloo, mais quand il déclare que le Maroc figure parmi les pays africains amis de l'Environnement, Je ne suis pas d'accord du tout. Nous nous sommes opposés à la proposition de Mr le Président Chirac qui avait proposé la tenue de la première réunion de l'ONUE à MARRAKECH, car il avait cautionné un Gouvernement non respectueux des conventions internationales et des accords signés dans le Domaine du respect et de la préservation de l'Environnement.
Non Monsieur le Ministre, par les actions de vos Gouvernements successifs vous encourager les Gouvernements des pays du Tiers Monde comme notre Gouvernement à ne pas respecter l'Environnement et les ressources naturelles de notre pays.
Mon pays le Maroc, encouragé par les pays développés comme le votre et certaines instances internationales, a épuisé ses ressources minières et il est entrain d'épuiser, et de la même manière, notre Littoral.
Mon pays le Maroc est entrain de devenir la poubelle de l'Europe et des pays industrialisés pour bruler vos déchets de pneumatiques et qui sait peut être un jour, si ce n'est pas le cas, pour enfuir vos déchets radioactifs comme en Mauritanie.
Monsieur le Ministre, mes amis écologistes Marocains ont édité un communiqué de presse (ci-dessous) depuis le mois de Mai 2007, aidez nous à mieux sensibiliser notre Gouvernement pour œuvrer dans le sens écologique à mieux sauvegarder notre patrimoine naturel, celui des générations futures.
 
S/ BENATA Mohamed
PJ: Communiqué N°1 des écologistes Marocains de l'Ecolo Plateforme du Maroc du Nord
 
 
Communiqués de presse N°1
 
 
         A l'occasion du Premier Mai, les associations de protection de l'environnement dans le Maroc du Nord groupées autour de Écolo Plateforme Maroc du Nord communiquent à l'opinion publique nationale et internationale le Communiqué N° 1 suivant :

Nous, associations environnementalistes du Nord du Maroc:

Association Homme et Environnement (AHE), Berkane,
Espace de Solidarité et de Coopération de l'Oriental (ESCO), Oujda, Association Amis de l’Environnement (AAE), Oujda, Association AZIR, Al Hoceima, Association Thissaghnasse pour la Culture et le Développement (ASTICUDE), Nador, Association Mobadara pour le Developpement Durable et le Tourisme, Zaïo, exigeons que les engagements du gouvernement du Maroc vis-à-vis de la communauté internationale soient réellement considérés et surtout respectés. Il s’agit notamment des conventions, protocoles et accords suivants :
§           Convention Africaine sur la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles (Convention d'Alger, 1968), adhésion en 1977
§           Convention relative aux zones humides d'importance internationale (Ramsar, 1971), ratification le 20 juin 1980. Plusieurs zones humides ont été récemment désignées dont l'Embouchure de la Moulouya, le Cap des Trois Fourches et la Lagune de Nador, Sebkha Bou Areg ("Mar Chica")
§           Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel (World Heritage Convention, Paris 1972), ratification le 28 octobre 1975
§           Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, CITES (Washington, 1973), ratification en 1975
§           Convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution (convention de Barcelone, 1976), ratification en 1980
§           Protocole relatif aux aires spécialement protégées de la Méditerranée (de la convention de Barcelone, Genève, 1982), ratification en 1982
§           Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) (Bonn, 1979) signature en 1983
§           Convention sur la lutte contre la désertification et la sécheresse en 1994
§           Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (New York, 1992), signature en juin 1992 et ratification en décembre 1995
§           Convention sur la diversité biologique (Rio, 1992), signature en juin 1992, ratification le 21 août 1995


Nous dénonçons :
o          Les graves atteintes portées à l'égard de nos patrimoines écologiques et paysagers au nom du développement économique et de la promotion touristique mais au détriment du développement durable ;
o          L'attitude et la pression exercées par les lobbies financiers (promoteurs immobiliers, spéculateurs du foncier,......) envers les représentants de l'Etat et les élus locaux dans le but de s'approprier de tous les terrains domaniaux y compris dans les zones sensibles d'intérêt mondial. L'aire protégée de la Moulouya (Saïdia) en est l'exemple frappant. Cette action ne peut être que désastreuse à la fois sur notre patrimoine écologique combien sensible et notre population locale combien pauvre et démunie.
o          Le silence inhérent des Département de l'Environnement et des Eaux et Forêts qui ne sont, semble t il, pas en mesure d'accomplir consciencieusement la mission qui leur est assignée et qui consiste à la protection de l'environnement et à la sauvegarde des ressources naturelles. Ces organismes étatiques ne font qu'entretenir l'illusion d'une protection superficielle qui, dans ces circonstances, risque uniquement de servir "d'alibi" aux politiques entravant l'application des droits de l'environnement et du littoral ;
o          Nous rendons responsables le gouvernement marocain de toutes les conséquences que leur politique irrationnelle du développement puisse avoir sur les écosystèmes et sur les conditions de survie des générations à venir,
o          Exigeons l'arrêt immédiat de la réalisation des trois terrains de golf à Saidia qui auront des impacts catastrophiques sur les apports d'eau
o          Demandons au premier ministre de mettre tous les moyens en œuvre pour la réalisation pleine et entière de son mandat de protection et de tirer les conséquences des événements climatiques survenus à Georgia aux USA et en Indonésie,
o          Appelons les partis politiques et le tissu associatif à prendre conscience de la situation et à prendre les mesures nécessaires afin de préserver notre patrimoine écologique et barrer le chemin aux profits élitistes et personnels
o          Demandons au gouvernement marocain le respect des textes nationaux et internationaux ratifiés par le Maroc et l'arrêt immédiat de toutes actions conditionnées par les pressions d une élite qui cherche que l'intérêt personnel,
o          Appelons le parlement marocain par ces deux chambres à stopper toutes mesures et projets destinés à détruire notre environnement et exposer la population à la pauvreté perpétuelle.
 
 


Jean Delacre <jean.delacre@skynet.be> a écrit :
Actualité | Le Figaro Magazine
Jean-Louis Borloo : "Pour sauver la planète il faut agir, et vite !"

PROPOS RECUEILLIS PAR CLAUDIE BARAN.

Publié le 07 septembre 2007
Actualisé le 08 septembre 2007 : 18h42

Silencieux depuis sa nomination, discret, refusant les effets
d'annonce le ministre d'Etat révèle au «Figaro Magazine» ses projets
concrets pour faire de la France une nation «écoresponsable». Et
plaide pour la création d'une «gouvernance écologique mondiale». Son
credo : «L'économie jetable doit devenir l'économie durable.»
Le Figaro Magazine - Un nouveau ministère, et donc un nouveau défi, à
l'échelle de la planète. Quel premier bilan faites-vous de l'état du
monde ?
Jean-Louis Borloo - La situation est grave. Tout se dégrade. Nous
dilapidons le capital de la planète, quel que soit l'angle sous
lequel on envisage le problème. Certaines choses sont peut-être déjà
irréversibles, mais nous pouvons encore inverser la tendance. La mer
d'Aral, les glaciers, la calotte glacière sont véritablement en
danger. Malheureusement ! Aujourd'hui, notre croissance dépend
essentiellement de notre capacité à nous inscrire dans le
développement durable. L'économie jetable doit devenir l'économie
durable ! C'est une manne pour la croissance mondiale, mais aussi
pour les entreprises françaises. C'est avant tout une question de
meilleure qualité de vie pour tous. Une chance aussi de laisser à nos
enfants et petits-enfants une planète en bon état. S'attaquer aux
problèmes environnementaux ne relève surtout pas d'un effet de mode.
Il est grand temps d'agir. Et d'agir vite ! Il faut changer
radicalement la donne. C'est possible grâce à tous les efforts
accomplis. Nous ne partons pas de zéro. Au contraire, la conscience
de chacun, les milliers d'associations, mes prédécesseurs, la chaîne
connue et inconnue de ceux qui se mobilisent oeuvrent depuis
longtemps dans ce sens. En créant un ministère unique au monde, le
président de la République a voulu que la France donne l'exemple et
aille de l'avant. En réunissant autour de la table des représentants
de la société civile, des syndicats, des entreprises, des ONG
écologistes, des collectivités et de l'Etat, elle innove aussi. Le
Grenelle de l'environnement est une première. Je dois rendre hommage
à l'engagement et à la qualité du difficile travail auquel tous ont
accepté de s'atteler malgré des positions parfois contradictoires,
voire conflictuelles.
Justement, comment allez-vous vous y prendre ? Une stratégie est-elle
déjà mise au point ?Une grande politique est l'addition de petites
choses. C'est à la fois une vision et une volonté. D'abord, je vais
au devant des figures emblématiques de l'écologie et de
l'environnement. J'ai déjà rencontré Al Gore et Nicholas Stern,
auteur d'un rapport de référence pour le gouvernement britannique sur
l'impact économique du réchauffement climatique qui travaille
désormais avec nous. Il est, en effet, coprésident d'un groupe de
travail du Grenelle Environnement. Je suis en contact avec Barbara
Boxer, présidente de la Commission environnement du Sénat américain,
proche d'Hillary Clinton. Sans oublier bien sur Pachauri,
interlocuteur de choix et président du Groupement international des
experts sur le changement climatique. J'ai aussi rencontré tous mes
homologues européens, les Sud-africains, les Chinois, les Japonais,
les Africains et de nombreux scientifiques qui travaillent sur le
climat et la biodiversité. Quinze ans après la prise de conscience
mondiale du sommet de Rio, nous sommes tous d'accord pour dire que
l'environnement et la sauvegarde de la planète sont devenus une
affaire d'Etat. A la France de soumettre sa proposition...
En quoi consisterait précisément cette proposition française ?
En septembre 2003 et lors de la Conférence de Paris en février 2007,
la France a proposé aux Nations unies de créer une «Organisation des
Nations unies pour l'environnement (Onue)». Initiée par Jacques
Chirac, j'en suis aujourd'hui le défenseur. Cinquante-deux Etats se
sont déjà déclarés les amis de l'Onue et soutiennent favorablement le
projet. C'est très important. Car actuellement, l'action
internationale en cette matière manque de cohérence. Elle est un
ensemble disparate de moyens financiers ; les énergies sont
déstructurées, trop éloignées des enjeux de la planète. Je veux
transformer ces organisations totalement éclatées en une gouvernance
écologique mondiale. L'Onue viendrait coordonner et renforcer les
différents programmes des Nations unies pour l'environnement (PNUE)
et serait une sorte d'OMC de l'environnement. Aujourd'hui, toute
l'Union européenne est soudée. Se sont mobilisés l'Afrique
francophone, le Mexique, le Maroc, le Cambodge, jusqu'aux Seychelles
et à l'île Maurice. Une seule gouvernance dotée d'un président
médiatique susceptible de porter un message politique donnerait une
formidable impulsion à un défi majeur : sauver la planète !
La France semble donc vouloir prendre un certain nombre d'initiatives...
Absolument. La France prendra officiellement la présidence de l'Union
européenne en juillet 2008. Nous serons alors dans une position
idéale pour défendre nos projets et notre Onue lors de l'après-Kyoto,
qui se jouera en décembre de la même année, à Poznan. Avant cela,
j'accompagnerai le président Nicolas Sarkozy à la conférence des
Nations unies le 24 septembre à New York. Je serai au sommet sur le
climat à Bali, où les négociations sur la réduction des gaz à effet
de serre porteront aussi sur l'après 2012.
En dehors de cette activité internationale, vous travaillez, au plan
national, sur le Grenelle de l'environnement. Où en sont vos travaux ?
Réunir autour de la table une véritable machine de guerre,
reconnaissez que cela ne manque pas d'allure ! Personne n'est allé
aussi loin. Le pacte écologique des principales associations
environnementales autour de Nicolas Hulot a marqué une étape
décisive. Le président de la République s'est engagé clairement à
bâtir les Etats généraux permettant de réels programmes d'actions.
Les six groupes de travail thématiques, auxquels s'est ajouté un
septième spécifique sur les OGM, ont bûché tout l'été et doivent
proposer une trentaine de mesures concrètes et quantifiables fin
octobre. Dès lors, mon objectif est d'agir, et d'agir vite. Dès
l'obtention des conclusions du Grenelle, nous activerons un grand
programme national. Je me suis déjà fixé quelques objectifs. Pêle-
mêle : j'ai demandé à chaque ministère de procéder à un bilan
énergétique et carbone de son administration. Parce que pour
convaincre, il faut être exemplaire. Sinon, comment exiger un effort
de la part des Français quand vous-même n'êtes pas écoresponsable ?
Je prêche pour les visioconférences et la réduction des mobilités
inutiles, jusque dans l'enceinte de nos structures. Autre cheval de
bataille : le sur-emballage. J'ai l'intention de réunir les acteurs
de la grande distribution pour les convaincre de réduire l'usage
excessif des plastiques d'emballage, facteur important de déchets et
de pollution. Comme je tiens également à ce que la restauration
collective se mette au bio. En Italie, 40% de l'alimentation servie
dans les restaurants d'entreprise et dans les cantines scolaires est
bio. Nous devons y aller, certes, progressivement mais résolument.
Et en ce qui concerne l'industrie automobile ?
La pollution des transports représente 25% des émissions de CO2 .
C'est pour cela que j'ai commandé 3 000 véhicules à moteur hybride et/
ou électrique. Nous voulons que les flottes des constructeurs ne
dépassent pas 120 g/CO2 au kilomètre, ce qui correspond à 50% de
moins que les véhicules en circulation. Il faut en même temps
désengorger le fret routier et favoriser les transports ferroviaires
par le Lyon-Turin, le tunnel des Pyrénées, la ligne à grande vitesse
Paris-Toulouse-Espagne. Par le ferroutage et le merroutage aussi. Par
ailleurs, j'ai convenu avec l'Italie et la Suisse de déposer un
dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc. Nous souhaitons
qu'il soit désormais classé au patrimoine mondial de l'Unesco. En
prenant les problèmes un par un, je sais qu'on va y arriver. De toute
façon, je tiens à être opérationnel et concret dans moins de deux mois.
Vous donnez l'impression de vous atteler aux douze travaux d'Hercule ?
C'est vrai, le travail est vertigineux mais je suis efficacement aidé
par Dominique Bussereau et Nathalie Kosciusko-Morizet. C'est
passionnant de passer de discussions sur l'automobile propre aux
problèmes des voies navigables, de conversations avec les acteurs de
la grande distribution aux problèmes environnementaux en Afrique, à
l'indispensable isolation thermique de l'habitat. S'il faut
travailler 24 heures sur 24 sur les dossiers, je le ferai avec mes
interlocuteurs. Mais attention ! Le jeu en vaut la chandelle. L'appel
à l'utilité est total. Il faut favoriser coûte que coûte la
concertation. Et bien comprendre que l'environnement est un enjeu
international. L'élection présidentielle américaine, je peux vous
l'assurer, se jouera en partie sur cette question.
Vous venez de rencontrer un vif succès à Rio. Est-ce de bon présage ?
Steiner, le président exécutif du PNUE est complètement séduit par le
nouveau ministère français. Quant au Grenelle, il le définit comme un
grand laboratoire de l'environnement. A Rio, j'ai pu constater que
tous les regards des instances politiques internationales
convergeaient actuellement vers la France. On n'a jamais été aussi
proche d'un changement radical de la donne. C'est l'opinion publique
internationale qui va être le déclencheur. L'heure est au passage à
l'acte. Enfin !
Votre message aux Français ?
Je demande l'union sacrée de tous les Français. Aux parents, grand-
parents, enseignants, syndicalistes, patrons, ouvriers, étudiants,
comédiens, journalistes, à tous d'être les acteurs de ce formidable
défi qu'est la préservation de notre planète et le bien-être dans
notre pays.



Article ajouté le 2007-09-08 , consulté 43 fois

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