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[ 21/09/2007 13:39 ]
L'intergroupe de travail spécifiquement dédié aux organismes génétiquement
modifiés, qui devait tenir vendredi sa dernière séance de travail, s'est réuni
le matin dans une ambiance fébrile, malgré les appels au sang-froid du président
du groupe, le sénateur UMP de la Manche Jean-François Legrand, selon une
journaliste de l'AFP sur place. |
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Le représentant des semenciers et celui des départements
au groupe de travail sur les OGM, chargé de préparer le Grenelle de
l'environnement, ont quitté la salle vendredi matin pour protester contre la
position du gouvernement. Après moins d'une heure de travaux, les
professionnels des semences et de la protection des plantes ont "suspendu
leur participation" et demandé à être "reçus en urgence par Nicolas
Sarkzoy", a annoncé leur porte-parole Philippe Gratien. Pour lui, "le
contrat est rompu" après les propos du ministres de l'Ecologie Jean-Louis
Borloo en faveur d'un gel des semences commerciales, ensuite démenti jeudi
par le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, assurant que "la question
n'est pas tranchée". "A quoi sert d'organiser un Grenelle si tout est déjà
décidé à l'avance?", a demandé M. Gratien en rappelant que le chef de l'Etat
avait promis un statu quo sur la situation des OGM le temps du
Grenelle. "On est d'accord pour discuter d'une nouvelle loi mais, dans
l'attente, le cadre législatif et réglementaire actuel doit continuer de
s'appliquer", a-t-il indiqué en assurant que "si le gouvernement dément les
propos de M. Borloo, on revient". Le député PS du Gers Philippe
Martin, représentant des départements au sein du collège "collectivités", a
également quitté la salle après avoir "solennellement demandé au président
du groupe d'interrompre la séance et que les deux ministres (Borloo et
Barnier) viennent s'expliquer sur la cacophonie d'hier". "On ne peut
pas faire comme si ces déclarations divergentes n'existaient pas", a-t-il
souligné. "Il aurait été de bonne politique que les ministres viennent ici
nous donner encore l'envie de travailler: quand on consacre autant de son
temps, on veut savoir si ce sera utile". Du côté des agriculteurs, la
FNSEA a boycotté la séance comme elle l'avait annoncé. Seul était présent le
président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA),
Didier Marteau, qui a décidé de rester "pour le moment" après avoir lu une
déclaration en séance. Il a dénoncé "la méthode et la forme qui font que
le gouvernement annonce les orientations qui vont être prises avant la fin
des négociations: en ce cas, ce n'est pas la peine de nous demander de
venir", a-t-il expliqué. Il a en outre fait état du "ras-le-bol des quelque
2.000 agriculteurs qui ont semé des OGM en toute légalité, qui sont
moralement harcelés et font face aux destructions quotidiennes de parcelles
dédiées à la recherche ou à la production".
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