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M. Gérard CONDORCET le dimanche 11 novembre 2007
Histoire d'une opposition irréductible.
Entre les tenants de la mort loisir et les protecteurs du vivant existe la véritable fracture idéologique de ce temps.
Entre l'extrême-chasse et nous, il n'y a plus grand chose et entre ces deux termes inconciliables se résume le débat fondamental de ce siècle.
Tout nous oppose :
Le rapport à la vie et à la mort, la relation à l'animal, l'approche de la Nature, l'acception de la dignité humaine et du respect de la liberté de conscience.
Ils tuent. Nous protégeons.
Ils détruisent, nous voulons sauvegarder.
Ils pratiquent l'agression contre les personnes, nous aimons le choc des idées.
La mort est leur loisir, la vie est notre passion.
La Nature est leur défouloir, nous l'aimons.
Il n'y a pas en nos sociétés et en notre époque, affrontement idéologique plus essentiel et regards sur le monde plus inconciliables.
Ils ont la haine des écologistes. Les écologistes ont l'espoir car le processus d'hominisation condamne les tastes mort, d'où leur incapacité à débattre, à argumenter, à réfléchir et leurs attaques contre les personnes.
Au fond, nous n'avons pas les valeurs du CPNT et assimilé parce que ces hommes ne sont déjà plus de notre époque.
Inutile de le démontrer : ils s'en chargent eux-mêmes.
Gérard CONDORCET
Appel aux femmes et hommes épris de Liberté.
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Le parti politique d'extrême-chasse, CPNT, créé en 1989 par un Président de fédération de chasseurs qui l'anima jusqu'en 1998, date à laquelle il fut condamné en correctionnel pour délit de droit commun, révèle sa véritable nature en demandant au gouvernement de sanctionner un magistrat de l'ordre judiciaire, M. Gérard CHAROLLOIS, en raison de ses écrits, nullement professionnels, hostiles à la chasse.
Il fut un temps, de sinistre mémoire, où des centaines de Français adressaient ainsi aux autorités publiques, des lettres de délations d'opinions contre les juifs, les communistes, les francs-maçons, les socialistes, les anglophiles, vouant ainsi leurs ennemis à nuit et brouillard.
On espérait ce temps révolu, mais les traditions ont la vie dure dans certains milieux hermétiques aux évolutions de la conscience.
Sur le fond, la saisine de la garde des sceaux par les chasseurs est incompréhensible juridiquement et participe d'une manifestation haineuse dirigée non pas contre une pensée, une conviction, mais une personne qui les porte.
En trente ans de carrière, ce magistrat a rencontré des milliers de justiciables.
Il ne s'en trouvera pas un seul pour soutenir que ce juge ait manqué, en quoi que ce soit, dans l'exercice de ses fonctions, à une quelconque obligation de réserve, à l'impartialité et même à la bienveillance à laquelle tout justiciable a droit.
Il ne se trouvera pas un seul avocat pour soutenir que ce juge ait été partisan, prosélyte dans l'exercice de ses fonctions.
Inversement, dans ses écrits, le Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE n'a jamais fait mention de sa qualité professionnelle totalement étrangère et dissociée des activités associatives.
Dès lors, l'accusation outrancière et malodorante du CPNT ne fait que déshonorer ce groupement de chasseurs qui, incapables de soutenir le débat des idées, attaquent personnellement leurs adversaires idéologiques.
Que dissociant rigoureusement ses fonctions et sa vie privée et militante, ce juge soit résolument antichasse participe de la liberté de conscience et d'expression de la pensée, liberté reconnue par un régime démocratique à tous les citoyens, y compris aux juges.
Ainsi, ce qui sépare irréductiblement les écologistes et les chasseurs n'est pas qu'un fossé plein de sang, c'est aussi une certaine conception des droits fondamentaux des femmes et des hommes, une certaine conception de la dignité humaine.
Lorsque le fondateur du CPNT termina sa carrière sur un banc de correctionnel, les écologistes se gardèrent bien d'en tirer un quelconque profit politique et d'en faire une quelconque exploitation, car eux, à la différence de leurs ennemis, mènent le combat des idées, des valeurs, des convictions et non le combat contre des personnes.
Par ses agissements, le CPNT démasque son vrai visage qui est celui de la négation des droits de l'animal, bien évidemment, mais aussi l'injure faite à la liberté de pensée.
Que de tels hommes existent encore nous afflige.
Qu'ils soient nos ennemis nous en console un peu.
le bureau de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE