Traité de non-prolifération : remettre en cause les stratégies actuelles
Abolition des armes nucléaires / Stop
essais - Observatoire des armements/CDRPC
Communiqué du 30 avril
2008
Traité de non-prolifération : remettre en
cause les stratégies actuelles
Le Traité de
non-prolifération est soumis actuellement — du 28 avril au 9 mai —, à la
discussion des États signataires à l’ONU à Genève pour préparer la Conférence
d’examen de 2010 (1). Rappelons que la précédente réunion d’examen de 2005 s’est
soldée par un constat d’échec de la non-prolifération des armes nucléaires.
« La France et les États-Unis s’attribuent un prix d’excellence alors
que ces pays continuent la modernisation de leurs armes. La France, dans un
rapport jugé trop long par le président de la Conférence, ne parle évidemment
pas du missile M51 sensé donner une capacité de tir jusque sur la Chine ! »
s’étonne Dominique Lalanne.
Soixante-quatre ONG sont présentes aux
sessions à l’ONU et critiquent, avec la quasi-totalité des États non-dotés,
l’absence de volonté d’engager un processus d’élimination. Une quarantaine de
militants associatifs français appartenant à plus d’une dizaine d’associations
pacifistes et antinucléaires organisent un lobbying des diplomates, et animent
des ateliers de réflexions sur les processus possibles de désarmement
nucléaire.
Un atelier particulièrement remarqué s’est tenu dès le premier
jour sur le projet de Convention d’élimination proposé par le Costa-Rica et la
Malaisie et voté à l’Assemblée générale de l’ONU en décembre dernier . Les
autres armes de destruction massive, chimiques et biologiques, font l’objet d’un
processus d’élimination défini par des Conventions. Seule l’arme nucléaire
échappe à la règle. Au cours de cet atelier, le projet de Convention a été
présenté par Laura Thompson, ambassadrice du Costa Rica. Michel Rocard,
eurodéputé français, Bill Kidd, député écossais, Patrick Vankrunkelsven,
sénateur belge sont intervenus pour soutenir ce projet de Convention.
«
Je pense pouvoir affirmer que les armes nucléaires ont assuré notre sécurité
pendant la guerre froide, mais dans la période actuelle, alors qu’une
quarantaine de pays vont atteindre prochainement le “seuil nucléaire” il devient
impératif de modifier nos stratégies et d’éliminer l’arme nucléaire. De
nombreuses personnalités mondiales, comme Henri Kissinger par exemple, en sont
convaincus. J’espère qu’en France nous saurons remettre en cause les stratégies
actuelles » a conclu Michel Rocard.
CONTACT :
• Abolition des
armes nucléaires / Stop essais, Dominique Lalanne, 06 32 71 69 90
•
Observatoire des armements/CDRPC, Patrice Bouveret, 04 78 36 93
03
1) Entré en vigueur en 1970, le
TNP a été reconduit pour une durée indéterminée en 1995. Il fait l’objet de
Conférence d’examen tous les cinq ans. Ces Conférences sont précédées de
plusieurs sessions préparatoires. Il s’agit de e la deuxième des trois sessions
du Comité préparatoire de la Conférence d’examen de 2010.
2) Cf. la
présentation de la Convention jointe en pièce attachée au format pdf), extraite
du bulletin d’information d’Abolition des armes nucléaires / Stop essais, numéro
173 de janvier 2008.
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Article ajouté le 2008-05-02 , consulté 28 foisCommentaires
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